Comment visualiser 2011 ?

Publié par Anik le vendredi, décembre 31, 2010 3 bouteilles à la mer...
Hier, j'ai participé à une singulière activité avec Julie, mais aussi Mamanbooh et La Belle : la roue de vie créatrice. J'en avais parlé l'année dernière, car c'est ma seconde expérience. Une dizaine de filles réunies dans mon salon, et un bricolage intensif qui illustre ce qui nous inspire, ce que l'on souhaite pour 2011.

Alors que l'an dernier, j'étais dans le rouge passion, cette année, je suis dans le bleu. Aspiration au calme après la tempête ? Probablement... Car aujourd'hui, comme Evely hier, je me permets une rétrospective sur 2010, mon année la plus intense à vie. Une superbe année, quoiqu'elle fut teintée de certaines difficultés. C'est toutefois avec soulagement que j'ai brûlé, avec une copine, ma roue de l'an dernier, dans le feu de foyer... Je me suis sentie libérée et prête pour du renouveau...

2010 demeurera toujours une année qui m'a fait grandir, évoluer. Je n'ai pas la prétention d'être parfaite, loin de là, mais la femme assise aujourd'hui devant son écran n'est pas celle d'il y a un an. Elle est différente et je l'aime beaucoup plus (bien qu'elle me tape parfois sur les nerfs pour certains aspects)...

Alors, mes 7 événements marquants 2010 (et je me permettrai parfois de parler en parabole, parce qu'il y a certaines choses qui m'ont marquée, mais que je veux garder pour moi, simplement).

7 - Ma fracture du pied
Pour la sportive que je suis, passer deux mois sans pouvoir faire de sport fut atroce... Mais ce fut aussi l'occasion de commencer à écrire un roman et de ralentir un peu le rythme. J'espère le terminer en 2011...

6- Mon début de carrière au collégial
Une véritable révélation pour moi ! J'adore enseigner au collégial et j'aimerais m'y destiner à court ou moyen terme... Ça fait un bien fou de sentir qu'on est à sa place, qu'on a trouvé sa voie (quoi que l'écriture me passionne tout autant).

5- Ma monoparentalité
L'apprentissage de la garde partagée a été significative pour moi. Loin d'être si catastrophique que les gens peuvent le penser, ma semaine avec les enfants coule généralement très bien. Comme je n'ai d'attente envers personne, je ne peux pas chialer... ;-) Oui, il m'arrive parfois d'avoir envie d'être seule ou de vouloir un peu d'aide (comme dans le fameux épisode des poux !), mais en général, je trouve ça super. Et Dieu sait que je profite de ma semaine en solo. Cette saine solitude, une semaine sur deux, m'est bénéfique.

4- Ma séparation
Je sais, tout le monde le dit, PapaRelax et moi avons eu une séparation exemplaire. Et la garde partagée l'est tout autant. Il n'en demeure pas moins que prendre la décision de me séparer m'a demandé beaucoup de courage, car c'est tout mon confort et celui de ma famille que je balayais du revers de la main. Mais je ne regrette rien, et les filles, probablement parce que leurs parents s'entendent à merveille, vivent très bien la séparation et sont tout aussi souriantes et heureuses qu'avant...

3- Mon autonomie financière
Ça m'inquiétait beaucoup. Faire rouler la maisonnée avec un seul salaire, c'était tout un défi surtout que je voulais garder la maison. Mais j'y arrive plus facilement que je ne l'aurais cru, et j'ai des pensées d'abondance... Ma séparation m'a vraiment permis de me débarrasser (le mot est peut-être fort, j'en garde un petit fond, tout de même) de mes insécurités financières, et cela constitue une nette amélioration pour moi.

2- Mon histoire avec NouvelleFlammeBien que cette histoire fut soldée par un échec, il n'en demeure pas moins que j'ai appris beaucoup au contact de NouvelleFlamme. Ce fut quelques mois intenses et riches qui m'ont énormément apporté.

1- Une bataille perdue, mais non la guerre...
Un autre dossier que je ne suis pas parvenu à régler encore m'a pris beaucoup d'énergie cette année. Mais à travers cela, j'ai appris la persévérance, la confiance. J'ai appris à ne jamais baisser les bras, même quand tout paraît perdu d'avance... Ma force de caractère et mon optimisme en sont grandis...

Mon défi 2010, qui ressort de la plupart ces moments, fut d'affronter l'attente. Cela en a fait baver la grande impatiente que je suis, mais vous ne mesurez pas à quel point. Attendre que mon pied guérisse et que je puisse refaire du sport, attendre que PapaRelax parte de la maison après 4 mois de cohabitation, attendre qu'un salaire régulier rentre à mon retour en enseignement, et attendre bien d'autres choses que je tais ici... Enfin, je me considère plus patiente aujourd'hui, quoi que je n'attendrai pas sans raison. J'ai simplement compris que parfois, l'attente ou les pauses sont nécessaires et qu'il faut savoir en retirer des bénéfices. Mais parfois, c'est aussi le temps d'agir...

Alors, en 2011, je vais agir (ce n'est pas un changement, vous direz!)... Non, mais j'ai aussi appris en 2010 que sortir de sa zone de confort est la meilleure façon d'acquérir de la confiance. Alors, je vais continuer dans cette veine !

Sur ce, je vous souhaite une année 2011 remplie de bonheur. Et je dis merci à 2010 pour tous ces événements, tous ces apprentissages que j'ai réalisés et qui façonneront le reste de ma vie de façon positive !

Merci 2010 ! Bienvenue 2011 !
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Top 10-2010

Publié par Evely le jeudi, décembre 30, 2010 5 bouteilles à la mer...
2010 tire tranquillement à sa fin. Cette année je me suis amusée à faire un top 10 pour souligner les bonnes choses que 2010 m’a offertes.

10. Le vélo et le karaté
Chaque année, je me dis que je devrais me mettre en forme et chaque année je prends un cours de step ou d’aérobie auquel je vais qu’à moitié et qui fini en queue de poisson. Cette année j’ai décidé de vraiment me prendre en main (encore une fois) et de faire du vélo de 3 à 5 fois par semaine, et ce, de mai à septembre. Non seulement je l’ai fait, mais en plus j’ai commencé en septembre des cours de karaté que je fais à raison de deux fois semaines (bien qu’à cause d’un vilain rhume et de réunions au travail qui ont finies tardivement, j’ai du manqué quelques cours). Je ne cherche pas à être la prochaine Karaté K ou d’avoir un dossard jaune, mais juste à garder la forme. Grâce à ces deux activités, je me suis rendu compte que quand je m’y mets, je persiste. Tiens j’en apprends sur moi-même, moi qui croyais que j’étais du genre à ne pas finir ce que j’entreprends la plupart du temps.

9. Les conversations avec les copines
Cette année, je ne sais pas pourquoi plus cette année que les autres, mais cette année j’ai eu de belles conversations avec mes copines. Souvent seule en tête à tête nous avons parlé de nos doutes, de nos rêves, de nos espoirs et de nos peines. J’ai vu des facettes de Vieille Copine, de Frisette, de Nini, de Padou et de Ge qui ont fait que je les apprécie encore plus. Je me suis retrouvée dans ce qu’elles m’ont confié et je me rends de plus en plus compte de la qualité des amitiés qui m’entoure et de la chance que j’ai. Elles ne font pas juste parties de ma vie, elles font parties de moi. Je suis contente qu’elles sentent qu’elles peuvent me raconter leur intimité et j’en fais de même avec elles. J’ai de beau souvenir de leur visage qui parle avec passion et émotion de qui elles sont.

8. Le party de Nouvel An avec les chums
Dans le même ordre d’idée. Meilleur ami fait chaque année de manière informelle la fête du Nouvel An. C’est un moment que j’attends toujours avec impatience. J’adore retrouver ces bons amis qui se souhaitent sincèrement une bonne année et qui sont heureux de passer ce moment ensemble. Avec nos vies de jeunes familles et de professionnels, les occasions de se voir se font plus rares, mais le party du Nouvel An de Meilleur ami est pour moi le signe indéniable qu’on est encore tous là prêt à faire la fête et qu’on est là les uns pour les autres. Dernièrement, Superpapa et moi disions à Meilleur ami que nous avons hâte à l’invitation officielle et aux jeux loufoques qu’il va inventer pour le party du Nouvel An 2011. Il était surpris de voir l’importance que l’on donne à cette fête, mais oui, pour nous elle est importante et elle nous est chère parce que c’est avec eux.

7. Le surprise-party de Superpapa
J’ai passé quelques mois à organiser une fête digne de l’homme que j’aime. Je voulais que tous ceux qui ont fait un passage dans sa vie y soient. Une manière de dire tu es cette personne merveilleuse et ce sont les gens qui t’aiment. Ce fut un franc succès. Non pas sans, un risque que tout tombe à l’eau à la dernière minute quand Superpapa se mit à douter de mes mensonges blancs, mais en sortant un as de ma manche, je lui ai brouillé ses cartes assez longtemps pour que la surprise soit complète. Ce soir-là, j’ai à peine mangé tellement j’étais contente de voir la joie qui se dessinait sur le visage de Superpapa chaque fois qu’il se retournait et voyait une autre personne qu’il n’avait pas encore vue. Il est resté ému de tant d’amis, de familles, de collègues et même d’anciens compagnons de classe. Je crois qu’il se souviendra longtemps de cet anniversaire.

6. La proposition d’Anik et Julie
C’est un moment important dans mon année. J’ai un besoin de raconter, d’écrire et de me remettre en question, de créer et de vous entendre. Quand Anik et Julie m’ont proposé de faire un petit billet hebdomadaire, j’ai vraiment vécu un moment de bonheur. Non seulement on me prêtait la sellette pour mon plaisir d’écrire, mais en plus on me disait que j’étais appréciée. Ce n’est pas rien pour moi qui me demande toujours si je suis aimée. Depuis, non seulement je prends un grand plaisir à écrire mes billets, mais je tente de les rendre plus intéressants, plus profonds, plus accessibles et disons que je cherche à les faire toujours meilleurs autant pour faire honneur à Anik et Julie qu’à tous ceux qui me lisent. Vraiment c’est un plaisir pour moi.

5. Changement d’emploi
Mon ancien employeur n’était pas un mauvais patron, mais il n’était certainement pas un bon patron non plus. L’atmosphère au travail se détériorait depuis un bon bout et à mon retour de mon congé de maternité j’ai vu une grande différence entre le avant et le après. Au début, je me suis dit que tout se replacerait et que je retrouverais le même entrain qu’avant, mais les mandats que mon employeur me proposait n’étaient pas à la hauteur de ce que je pouvais faire. J’ai donc changé d’employeur. Hélas, ce ne fut pas chose facile, car mon ancien employeur à très mal réagit à mon départ. Cela dit, ça fait maintenant plus de 7 mois que j’ai changé et je vois que j’ai fait le bon choix pour moi, pour ma carrière, mais aussi pour ma famille. J’aspire encore à plus haut, mais c’est un bon début et je l’apprécie.

4. La rose blanche
Pour mon anniversaire, je ne voulais rien. Rien de plus qu’un souper aux moules. Superpapa a lancé l’invitation aux copains, mais non pas pour mon anniversaire, simplement pour une occasion de se voir, comme je le lui avais demandé. Ce souper a eu lieu quelques jours après mon anniversaire. Alors la journée de mon anniversaire Superpapa m’a offert un bouquet de fleurs magnifique et gigantesque. Au beau milieu du bouquet il y avait une rose blanche.
« La rose blanche porte la signification de l’amour pur, de l’authenticité des sentiments. Elle se distingue des autres roses par ce caractère pur : votre amour est limpide et élégant. Les roses blanches sont généralement associées à la pureté du premier amour, à une personne qui est un compagnon idéal dans une relation amoureuse. »(Source: Langage des fleurs)

3. Frérot grano en vacances chez nous
Comme beaucoup de frère et sœur, Frérot grano et moi, nous nous adorons, mais nous nous appelons et écrivons rarement. Il me manque beaucoup. À l’autre bout de l’Atlantique, sa petite famille grandit et je n’en vois que des photos à l’occasion. Alors quand il nous a dit qu’il venait cet été. Ça été la fête. Mon filleul, ma nièce, Sandy et Frérot grano. J’en ai profité jusqu’au bout des doigts, car on ne sait pas quand on aura l’occasion de les revoir de ce bord-ci de l’océan ou de l’autre. Frérot grano est pour moi plus qu’un frère, il est un père et un homme qui vous rend fier d’être en sa présence.

2. Projet bb2
Nous avons reporté le projet à la suite à mon changement d’emploi. Puis tranquillement, nous avons commencé à avoir hâte. On regarde les petits bébés et on a juste envie de les dorloter. Alors Superpapa et moi, nous nous sommes dit que 7 mois à un nouvel emploi c’est amplement assez et qu’on peut remettre le projet bb2 sur la table. Comme la dernière fois, nous laissons la nature faire, mais si justement je me fie à la dernière fois, la cigogne doit déjà nicher dans notre cour arrière. Enfin que ça prenne un mois ou un an, nous avons des étoiles dans les yeux et c’est un grand plaisir de vivre cet enivrement.

1. La découverte de P’tit Clown
On pourra dire ce qu’on veut. Autant que la première année de vie de notre bébé est merveilleuse par la seule présence de ce petit être tant désiré, autant que la deuxième année de vie de notre bébé est incroyable par la rencontre que l’on fait avec lui, son caractère, ses manies, ses goûts, ses peurs et tout cet amour qu’il donne. Je l’ai baptisé mon fils P’tit Clown alors qu’il n’avait que quelques mois parce qu’il faisait des sourires plus grands que sa bouche. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il porte merveilleusement bien ce nom par son caractère blagueur, ses sourires qui ne finissent plus d’illuminer son visage et ses petites manigances pour toujours trouver une excuse pour rire. Je suis fière de l’appeler mon fils.

Voilà c’est mon top 10 de l’an 2010, en ordre et en désordre, parce que ce fut tous des moments que j’aime. Quel est votre top 10 de l’an 2010 ?

Crédits photo: Licence CC Caro's Lines
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D'un coup...

Publié par Julie le mardi, décembre 28, 2010 3 bouteilles à la mer...
Elle est tombée d'un coup. D'abord tout doucement en guise d'avertissement. Puis de manière plus soutenue sous l'effet de grandes bourrasques. S'en est suivi un désir de rester à la maison sans rien faire et et de regarder ça aller de l'intérieur. ---

Impossible de poursuivre le cours des activités. Il semble que ça paralyse toute la ville... bien que le vent semble souffler plus fort sur notre rue, voire même sur notre maison. Pourtant, ça n'affecte pas les enfants pour qui la vie continue. Sous l'excitation du moment, ils prennent un malin plaisir à festoyer.

Je vous le dis. La fatigue est tombée d'un coup. Me laissant avec le seul désir de dormir jusqu'à ce que ça passe.

Crédits photo: Licence CC Paul-W
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Quand dimanche rime avec potinage - Le père Noël existe-t-il pour vrai?

Publié par Julie le dimanche, décembre 26, 2010 4 bouteilles à la mer...
Je ne sais pas si vous serez nombreuses à potiner aujourd'hui, mais je ne manquerais notre rendez-vous du dimanche pour rien au monde. ---

Avant de potiner, laissez-moi vous partager ce triste fait: c'est probablement la dernière année que GrandeSoeur croira au père Noël. Elle accumule les indices contradictoires et je vois bien que son cerveau n'arrive plus à gober tout cela naïvement. ---

Le verdict est tombé cette semaine: le père Noël a des assistants qui l'aident dans son travail. Pour les démasquer, il faut regarder les sourcils. S'ils ne sont pas blancs, c'est qu'il s'agit d'un imposteur. De toute manière, c'est tout naturel que le père Noël se fasse aider, conclue-t-elle. Il ne peut pas être à la fois au centre d'achats, à l'école et à la garderie.

Ce à quoi PetiteSoeur a malheureusement renchéri qu'elle tenait une preuve solide elle aussi. C'est qu'au CPE cette semaine, il s'agissait bien d'un "remplaçant". Elle a remarqué que le barbu n'était pas très gros et qu'il ne portait pas de bottes mais bien de vieilles chaussures. La bourde suprême, c'est qu'en plus, on voyait les élastiques qui "tiennaient" sa barbe.

Misère ! :-S

PapaZen et moi avons joué quitte ou double pour sauver le mythe. Avant de partir de la maison, GrandeSoeur a fait un ménage impeccable de sa chambre et a laissé une lettre au père Noël disant clairement qu'elle souhaiterait avoir une peluche à son retour (encore une chance que, j'aie passé devant sa chambre avant d'installer le trio fiesta dans la voiture!) Résultat? Ça nous a coûté 3 peluches de plus pour nourrir son imaginaire. Elles s'ajouteront aux 200 autres qui s'amoncellent dans tous les coins de la maison...

Aussi, avant le dépouillement de l'arbre, les enfants ont été "invités" à prendre une marche. Le temps de donner l'occasion à un voisin qui n'a pas peur du ridicule d'enfiler un costume rouge vraiment bon marché et de... sortir de chez lui en simulant un départ vers une autre maison! Il fallait voir PetiteSoeur galoper joyeusement à ses côtés arborant un large sourire.

Ouf! Dans la pénombre de la nuit, personne n'a pensé à vérifier la couleur de ses sourcils!

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Tout le monde en parle..


Mamamiiia remporte un match de la WWF... chaque matin!
Coucher bébé pour la nuit dans son habit de neige?

Joseph rend hommage aux enseignants
Les profs

Chez Prune, les journées rallongent mais les nuits sont toujours aussi courtes (Number five est arrivée!)
21 décembre

Maman 3.0 se fait espionner
Ma lettre au père Noël

La marâtre s'en sort! (en plus de célébrer Noël simplement avec Bébé fille)
Parfois, il faudrait 3 coeurs et 8 bras

Maryse recharge ses batteries... le temps d'épuiser celles de son baladeur numérique
Un village magique

Belle-maman cache les culottes du père Noël dans sa garde robe
Quand l'identité du père Noël est menacée

Isabelle a de la visite
Une histoire de lutins

Ed pense à son petit papa Noël
Nostalgie, quand tu nous tiens

Chez Sophilosophik, qui ne dit mot, consent
Dialogue de sourds (5)

Entendu chez Isabelle
Avent livresque, jour 24

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N'oubliez pas de partager ici votre billet préféré (le vôtre ou celui d'une autre!)

Joyeuses fêtes!

Crédits photo: Licence CC Alykat
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Noël selon Evely

Publié par Evely le samedi, décembre 25, 2010 2 bouteilles à la mer...
Je demandais dernièrement à Superpapa quelle est la relation que l’on va offrir à P’tit Clown face à la religion. Il faut que j’avoue, Superpapa ne s’attendait pas à cette question alors qu’on s’en allait par un beau samedi matin à Montréal. Je l’ai rassuré en disant qu’on n’est pas obligé à s’attaquer à cette question tout de suite, surtout que P’tit Clown est encore jeune, mais qu’éventuellement, il faudrait qu’on se mette d’accord sur certaines bases.

Superpapa, après réflexion sur la 20 à la hauteur de Victoriaville, me dit qu’il n’est pas du genre à aller à l’église tous les dimanches, et que définitivement moi non plus, sauf que nous sommes croyants et que nous voulons partager certaines bases à nos enfants de notre religion. D’un autre côté, nous sommes ouverts à toutes les croyances, donc nous ne voulons pas imposer nos dogmes, mais selon nous, il est important pour le développement de l’enfant d’avoir des points d’attache et la religion s’est toujours révélée comme en étant toute une.

Bref, rien d’évident et de gros questionnements. Nous nous sommes dit que vers quatre ou cinq ans, nous irions en famille à l’église pour les occasions spéciales comme Noël et peut-être une fois de temps en temps juste pour que P’tit Clown voit un peu c’est quoi la religion, mais surtout notre religion. Quand j’étais petite, maman nous amenait à l’église tous les dimanches. Nous étions sur notre 36, il fallait qu’on se tienne droit et qu’on ne s’endorme pas. Vers treize ans, j’en ai eu assez et j’y suis retournée que pour les occasions et surtout pour faire plaisir à ma maman. Depuis plusieurs années, je n’y suis plus du tout retournée sauf pour le mariage d’une amie et le baptême de P’tit Clown.

Chez moi, Noël à toujours été avant tout une fête religieuse. En fait, maman n’aimait pas le Père-Noël. En Suisse, il n’existe pas, mais ils ont Saint-Nicolas qui porte aussi du rouge et qui donne des cadeaux aux enfants. Des oranges pour les gentils et des patates pour les malins. Maman nous laissait aller dans toute la magie et la fantaisie que le Père-Noël offre, mais le soir du 25 décembre, nous devions absolument délaisser la chaleur du foyer et aller sur les bancs durs de l’église, car le petit Jésus allait naître et que c’est lui que l’on fête. À notre retour à la maison, nous recevions qu’en même une montagne de cadeaux, mais nous savions que ça venait de nos parents. Je n’ai nullement « souffert » de ne pas avoir cru au Père-Noël et j’ai même fait d’innombrables dessins du joufflu barbu que ma maman mettait avec soin et amour sur le frigidaire, bien qu’elle préférait mes bonshommes de neige que je lui faisais tout spécialement.

En reflétant sur la signification de cette fête, je me suis dit que Noël c’est un peu tout ça. On critique souvent Noël comme étant une fête commerciale et mercantile à en faire peur. Sauf que ce n’est pas vrai. Oui, on dépense pour pleins de cadeaux , on dépense pour faire des festins incroyables et on dépense pour décorer chaque centimètre carré de notre terrain, mais en fait ce que l’on fait c’est dépenser sans compter pour ceux que l’on aime, partager notre table avec des amis et de la famille et répandre l’espoir et la joie partout autour de nous par notre lumière qui brille de ses milles feux.

Cette année, Superpapa et moi n’avons acheté qu’un seul cadeau à P’tit Clown (mais un beau cadeau tout de même, il en recevra pleins d’autres de la famille) et dans la famille on fait une pige afin que nous offrions que deux cadeaux en tout et depuis deux ans, c’est une formule qui amuse et qui réussit très bien. En plus, cette année le cadeau que Superpapa me fait et celui que je lui fais et d’ordre vraiment pratique. Ce sont nos luminaires de cuisine et salle à manger. Croyez-moi, ce n’est pas facile pour moi, car j’adore offrir des cadeaux et voir les réactions de ceux que j’aime. Cependant, je me suis dit, suite à ce questionnement sur la religion et Noël que ce que j’aimerais que P’tit Clown retienne au fils des ans de la signification de cette fête, c’est que bien au-delàs de la religion et des mythes du Père-Noël, c’est une fête qui célèbre la vie sous tous ses angles, sous toutes ses coutures et sous toutes ses croyances. C’est l’espoir dans les yeux de ceux qui offrent et partagent par pur amour. Noël, c’est lui et nous réunit parce qu’on aime être ensemble.
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L'échec a-t-il sa raison d'être ?

Publié par Anik le vendredi, décembre 24, 2010 7 bouteilles à la mer...
Je ne comprends pas toujours les desseins de la vie... Hier, je me suis affirmée... Et j'ai perdu... Du moins, je crois avoir perdu... Est-ce une défaite qui me mènera vers une plus grande victoire ? Est-ce que les choses sont mieux ainsi ? Est-ce que ce qui est arrivé va me permettre à moi et l'autre personne concernée de mieux rebondir, dans un meilleur contexte, pour qu'enfin tout aille pour le mieux ? Est-ce que ce n'était tout simplement pas dû ?

Lorsque des revers arrivent, dans la vie, on ne comprend jamais, sur le coup, ce qu'ils nous apporteront de positif... Surtout quand on a travaillé fort pour arriver à notre but, et que c'est l'échec qu'on récolte... On cherche à comprendre, on veut croire, au plus profond de soi, que rien n'arrive pour rien... On veut que la douleur cesse...

Et on a chacun notre façon de lutter contre l'adversité, contre cette douleur... Pour ma part, j'ai choisi l'action. Oui, je pourrais prendre un temps d'arrêt et m'apitoyer sur moi-même... Mais je préfère agir et ne pas regarder cette douleur en face (quoi que je la ressente fortement au creux de mon ventre, bien malgré moi)... Je ne suis pas prête...

Certains mangent leurs émotions, moi je les combats par l'action, en m'occupant l'esprit ailleurs... Ce n'est peut-être pas la meilleure solution, c'est prématuré et sincèrement, je me demande pourquoi j'agis, mais c'est trop difficile, sinon... Je dois avoir l'impression de contrôler quelque chose, en l'occurrence poser une action pour me sortir de cette situation qui me cause trop de peine... beaucoup trop de peine...

2010... My God ! « Bon jusqu'à la dernière goutte », comme dirait l'annonce Maxwell House... (sentez l'ironie ici, je vous en prie...)  2011 ne peut qu'être meilleure... Définitivement... J'ai tellement hâte de faire ma roue de vie, la semaine prochaine. J'en ai infiniment besoin...

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AJOUT - 9:35, 24 décembre

J'ajoute cette partie de texte, après une nuit de sommeil (car j'avais rédigé le texte hier soir)... Alors que je croyais que l'action était la solution, aujourd'hui, je vois les choses d'un autre oeil... En fait, mon instinct me dit de me calmer les nerfs, de prendre du recul. De ne pas agir prématurément, justement... Alors, je vais prendre le temps de digérer mes émotions, puis je verrai où tout cela me mène... Et je vais prendre le temps de voir le positif dans tout cela, comme le disent Caro et Seb, puis agir quand mon instinct me dictera de le faire...
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S'affirmer : une tâche difficile...

Publié par Anik le jeudi, décembre 23, 2010 7 bouteilles à la mer...
Hier soir, je me suis fait traiter de lavette par deux de mes copines... De guénille... De crème glacée molle... (mes amies ont la métaphore facile, on dirait...)

Et elles ont raison... Alors que pourtant, j'ai tant de caractère dans certaines situations, dans un autre « dossier », j'ai fait montre de trop de compréhension, j'ai été trop gentille... Or, les gentils ne gagnent pas toujours. Il semblerait qu'un peu de « grrrrrrr » puisse mener à de meilleurs résultats, plus souvent qu'autrement...

Je me suis affirmée, oui, mais sans conviction, sans ce « grrrrr »... Ce que je voulais, je l'ai énoncé calmement, mais j'ai accepté des délais, des compromis. L'espoir, toujours l'espoir, que les choses se placent, que tout finisse par arriver comme je le voulais, voilà ce qui m'a empêchée de m'affirmer convenablement et de réclamer mon dû à hauts cris...

Mais vient un jour où ça fera... Vient un jour où on réalise qu'en s'affirmant haut et fort, on risque d'être mieux respectée par les autres, et par la bande, d'obtenir justement ce que l'on veut... Oui, il y a le risque aussi de perdre ce que l'on veut en étant moins conciliant, mais d'un autre côté, gagner le respect de soi-même ne vaut-il pas ce risque ?

Au moment où vous lirez ce billet, quelque part en matinée, je serai en train de m'affirmer... SVP, envoyez-moi des ondes positives ! J'en ai besoin !
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Comment survivre aux longs trajets en voiture? Les trucs de Newton!

Publié par Julie le mercredi, décembre 22, 2010 3 bouteilles à la mer...
Newton, du blogue La chute de la pomme, nous livre ses conseils éprouvés pour les longues balades en voiture. Cette maman active s'y connait bien en la matière puisqu'elle a vécu plusieurs heures de plaisirs routiers et a survécu à un voyage sac à dos avec sa tribu. Hier, elle nous renseignait sur les items à apporter, le moment idéal pour packter la voiture et la meilleure heure pour partir. Aujourd'hui, elle nous donne son avis pour occuper la marmaille pendant le trajet, les jouets, les livres, les pauses et... le manque de patience!

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Julie
- Comment occupes-tu ta marmaille tout au long du trajet?

Newton, sage - En fait, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire! Si un trajet de cinq ou six heures vous semble pénible, imaginez ce que ce peut être pour votre progéniture! L'outil par excellence, selon moi, est le lecteur DVD. Croyez-moi, c'est une dépense que jamais vous ne regretterez.

Julie, trouvant que le branchement de fils et le fait de retrouver la manette relèvent toujours de l'exploit - C'est vrai que ça calme les ardeurs... quand ils s'entendent sur le choix du film!

Newton - Prévois une série de films parmi lesquels ils pourront choisir. Aussi, paie-toi le complément... Des écouteurs! Vous pouvez ainsi écouter de la musique ou discuter librement.

Julie, anticipant - Que penses-tu des livres?

Newton, affirmative - Les livres sont de bons alliés. Tu peux en emporter 2 ou 3 parmi les préférés. Tu peux faire la lecture aux plus jeunes, ils sont à l'habitude calmes et attentifs.

Julie, du genre à avoir le tournis lorsqu'elle lit en voiture - C'est aussi fort pratique pour le rituel du dodo une fois arrivés à destination! Il existe aussi des livres dont l'histoire est narrée sur cd...

Newton, confirmant - Effectivement, ça aide à garder un climat calme dans la voiture. N'oublie pas que les bibliothèques municipales sont souvent dotées de ce type d'enregistrement. On dit que la musique adoucit les mœurs. Amène avec toi les disques que toute la famille aime chanter.

Julie - Les jouets?

Newton - Prévois une boîte de petits jouets, de cahiers et de crayons. Puisque ce sont les vacances de Noël, n'en amène pas trop: ils reviendront avec une tonne de choses qu'ils te supplieront de ne pas mettre dans le coffre. Une foule de jeux à faire alors que la famille est confinée dans la voiture sont disponibles sur le Web (en voici un exemple). Prends le temps d'en noter quelques-uns et tâche de t'impliquer dans ceux-ci.

Julie, résumant - On a dormi, on a lu, chanté et joué. Est-ce qu'on prend une petite collation?

Newton, laissant transparaître l'infirmière en elle - Quand les enfants mangent, ils sont généralement calmes. Prévois plusieurs trucs non salissants et pas trop sucrés. Ça évitera les dégâts (matériels et gastriques!) dans la voiture. À boire: des jus et de l'eau. Le lait peut parfois donner mal au coeur en voiture. N'oubliez pas les antiémétiques tels que le Gravol et les antidouleurs pour les assujettis aux maux de tête.

Julie, imitant la phrase fétiche - Maman, quand est-ce qu'on s'arrête?

Newton - Les pauses sont essentielles!! Les enfants se sentent pris au piège par la ceinture de sécurité. Ils finissent par ressembler à des claustrophobes en plein délire après deux à trois heures de route.

Julie, se rappelant avoir eu des pensées imparfaites alors que Frérot hurlait à pleins poumons - C'est immanquable...

Newton - Pour leur bien, mais surtout celui des parents, arrêtez-vous fréquemment pour une période de 15 à 20 minutes. Pique-niquer en voiture est une économie de temps, mais ne permets pas de se dégourdir. Il existe un tas de restaurants rapides qui sont relativement santé. C'est le temps des bonshommes de neige, des batailles de boules de neige, de la tag ou de la visite d'un endroit touristique qui est sur votre route. Pause-pipi, changement de couche, ravitaillement et le plein de patience sont aussi à l'horaire. Payez vous une gâterie, c'est vous le capitaine non?

Julie - Et si la patience nous a graduellement quittés?

Newton - Ne criez pas et détendez-vous! Comme au départ vous avez établi que les cris en voitures étaient inadmissibles, les parents se doivent d'être cohérents. Il est temps de changer de conducteur. Sinon, prévoyez un code entre adultes pour que le conjoint prenne la relève quelques instants. La voix de papa a souvent, à mon grand désespoir, plus d'impact que celle de maman...

Julie - Autre chose?

Newton - N'oubliez pas de calculer que la route ne prend pas le même temps avec des enfants. Il faut ajouter au moins quinze minutes à l'heure et additionner à cela les temps de repas. Pas de stress, vous êtes en vacances après tout!

Julie - Merci d'avoir partagé tes trucs! Le mot de la fin?

Newton - Réjouissez-vous, profitez-en! C'est le temps des fêtes et vous avez toute la chance du monde de pouvoir les passer en famille.


Crédits photo: Licence CC macattck
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Organiser les loonnngs trajets en voiture pendant le temps des fêtes...

Publié par Julie le mardi, décembre 21, 2010 5 bouteilles à la mer...
Nous l'avons fait plusieurs fois. Chaque fois, c'est toute une aventure. Il y a de l'excitation dans l'air. On a hâte. Même qu'on arrive difficilement à fermer l'oeil tellement on ne se peut plus. ---

Mais non! Ce n'est pas ce que vous croyez! Je parle de plier bagage et de rouler autant pour passer quelques jours dans notre famille. Voyons!

Connaissez-vous Newton du blogue La chute de la pomme? Cette maman de 2 enfants est une petite vite sur le clavier. Elle a autant de facilité à écrire un billet humoristique qu'un billet d'opinion ou informatif. Avec ses enfants de 7 et 11 ans, elle a vécu des heures et des heures de "plaisirs" routiers en parcourant le Québec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et certains coins des États-Unis. Elle a même peaufiné ses techniques lors d'un voyage sac à dos de 3 semaines en famille au Mexique!

Je vous partage ici ses quelques trucs qui ne pourraient pas nous faire de tort...
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Julie - Nous ne nous sommes jamais rencontrées, mais on s'est envoyé des mots à quelques reprises. Bienvenue sur notre île, Newton!

Newton, sympathique - Je te remercie de l'invitation!

Julie, se rendant à l'évidence - Tes trucs tombent à point, amie virtuelle. C'est toujours avec une certaine appréhension que j'imagine la longue balade de 6 heures en voiture qui nous mènera au Réveillon!

Newton, pratique - J'ai un lot de petites astuces pour que ça se passe bien. Tu les glisseras dans ta valise!

Julie, corrigeant mentalement le nombre de valises à corder méthodiquement dans la voiture - Jasons justement bagages... Pour PapaZen et moi, c'est ce soir que ça se passe! Nous allons passer à travers la feuille de papier! Et oui: notre ma liste de bagages trône sur le comptoir...

Newton - Bien voilà! Tu sais, si on est organisé, c'est déjà la moitié des désagréments épargnés.

Julie, se rappelant que PapaZen ne l'entend pas de cette façon - Fais-tu une liste, toi?

Newton - Assurément!

Julie, curieuse - Et ton chum en fait-il une?

Newton, d'une grande franchise - Je fais la mienne et celle des enfants. Il fait la sienne. Ensuite, on les regarde ensemble pour savoir si personne n'a rien oublié ou faire des suggestions. La règle, c'est de bien cibler ses besoins réels pour éviter les surcharges inutiles. On ne fait pas de liste perpétuelle pour les bagages parce que les besoins diffèrent dépendamment si on va à l'hôtel ou dans la famille, et en fonction des lieux et des saisons. Bref, je suggère de faire une liste des besoins de base de chacun. Ensuite, de repasser chaque article et de se demander s'il est essentiel...

Julie, levant le sourcil parce qu'elle n'a jamais fait attention à cette étape - Ah oui?

Newton, catégorique - Bien oui, si tu hésites, c'est qu'il faut biffer. À moins de séjourner à l'hôtel, tu pourras très bien demander de faire une petite brassée. On apporte toujours trop de vêtements de toute façon.

Julie, se disant que les enfants risquent de recevoir de nouveaux vêtements comme cadeaux - Hum... c'est vrai.

Newton, révélant son côté douillet - N'oublie toutefois pas tes oreillers. Ils sont essentiels pour bien dormir autre part que dans son lit. Pour les enfants, doudous et toutous préférés suffisent bien souvent, permettant une économie d'espace en voiture.

Julie, pensant que les oreillers sont aussi trrrèèès utiles pour le coup de barre qui survient inévitablement pendant le trajet - As-tu un conseil pour charger la voiture?

Newton, évoquant sans doute mentalement un mauvais souvenir - Vous la chargez la veille. Faire un casse-tête pour rentrer poussette, parc, vêtements et cadeaux en compagnie des enfants qui hurlent dans la porte d'entrée fait commencer un voyage du mauvais pied...

Julie, se rappelant l'incident du DVD impossible à brancher deux minutes avant le départ - Dix points pour Newton! As-tu essayé différents scénarios pour l'heure du départ? Que conseilles-tu?

Newton - Si tes enfants font toujours des siestes, je te conseille de partir juste avant. Vous aurez droit à deux heures de silence et le trajet paraîtra moins lourd à tous. Partir la nuit est aussi une bonne option si vous en êtes capables. La pire heure est, selon moi, vers quatre ou cinq heures du matin. On se retrouve avec une famille complète qui n'a pas assez dormi et qui se tire les cheveux à la moindre occasion. Un enfant ne se rendort pas à cette heure, croyez-moi!

Julie, résumant - Les bagages sont prêts. La voiture est chargée. Et après?

Newton - Il faut aussi établir des règles claires avant le départ pour éviter les tracas. Le capitaine est assis côté passager. C'est lui qui décide et qui a le contrôle du navire. Il gère les conflits, distribue les collations et les récompenses.

Julie, appréciant la métaphore maritime - Bien! Je n'ai jamais pensé à afficher mes couleurs aussi clairement!

Newton - Et pourtant, ça marche! Il est aussi bon de changer de conducteur lorsque la patience décline. Donc, pas de cris, pas de chicanes, pas de demandes aux deux minutes, les pauses-pipi sont planifiées, les collations aussi. Vous avez le contrôle, pas eux!

Julie - C'est l'hiver, que fais-tu avec les vêtements de tout ton petit monde?

Newton - Hop! Les bottes, les manteaux, tuques et foulards. La voiture a été préchauffée, on les place dans le coffre.

Julie, voyant que le temps file - J'aimerais avoir ton avis pour occuper la marmaille pendant le trajet, les jouets, les livres, les pauses et... le manque de patience...

Newton - Alors, on continue d'en jaser demain, même heure, même blogue!


Crédits photo: Licence CC bara-koukoug
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Vivre le présent...

Publié par Anik le lundi, décembre 20, 2010 4 bouteilles à la mer...
Je lisais dernièrement que « seulement 0,6% des gens se disent heureux à la fin de leur vie ! Le premier dénominateur commun est le retrait psychologique, soit d'être capable de compartimenter mentalement chaque moment de notre vie. Ne pas penser à une conversation de la veille pendant qu'on écoute quelqu'un d'autre et ne pas penser au travail quand on voit sa fille jouer au soccer ! »...

Autrement dit, le bonheur (et je sais que je me répète, ça vient avec l'âge, que voulez-vous!) passerait par le fait de vivre le moment présent. Et quand on y pense, c'est tout à fait pertinent... Parce que, soyons honnêtes, il me semble qu'il est rare que le moment présent soit si désagréable, en Occident... Même en faisant la vaisselle, dans le traffc, en essuyant un dégât de merde sur le plancher de la salle de bain (fait vécu, évidemment) ou en sacrant parce que le nouveau jeu de danse acheté sur la Wii a visiblement un bug (que j'ai finalement réglé en me calmant), il y a moyen de rendre le moment agréable. En écoutant de la musique, en chantant, en discutant avec quelqu'un, en apprenant une langue seconde avec son lecteur MP3 ou en imaginant des scènes cocasses dans sa tête, pourquoi pas ?

En fin de semaine, j'ai fait le focus là-dessus... Assise dans le noir, devant mon sapin illuminé, une tasse de café aromatisé à la main, Gaby puis Sabrina à mes côtés pour jaser un peu, un peu de Francis Cabrel en guise d'ambiance sonore... j'ai profité du moment présent. En fin de semaine, rien de particulier au programme... Relaxer, s'amuser, faire une sieste d'après-midi... On dirait que plus je vieillis, moins j'ai besoin de me «réaliser» et plus les petits bonheurs prennent de l'importance... Samedi soir, jouer à Mario Kart avec les filles (et gagner mes parties, que voulez-vous, vous n'enlèverez jamais la compétition de moi...), puis danser à Dance Dance Revolution en famille furent de petits moments de bonheur... J'ai hâte que les filles soient un peu plus vieilles. J'ai comme l'impression que de pouvoir jouer à des jeux qui m'intéressent avec elles sera fort agréable...

Enfin, plus que quelques jours avant Noël... J'avoue que je ne suis pas excessivement dans le « mood »... Peut-être suis-je justement trop dans le présent ? En attendant, ma semaine dernière m'a apporté une excellente nouvelle. Je vais enseigner à nouveau au collégial... Un cours de rédaction destiné aux éducatrices en services de garde. J'en suis fort heureuse, car je visais ce cours depuis un bon moment... 2011 sera une excellente année ! Je vais régulariser ma vie amoureuse, avancer dans ma carrière, continuer à me rapprocher de mes filles... Bref, après une année 2010 des plus mouvementées, 2011 sera l'année de la concrétisation. Un nouveau départ après avoir tout « sacré par terre » en 2010...

Malgré tout, cette année, sans nul doute « I had the time of my life...» Je vous laisse sur cette nouvelle version de Black Eyed Peas de cette chanson (et pour les nostalgiques, voyez ici la version du film Dirty Dancing, avec la danse finale)... Chose certaine, le titre de cette chanson me donne envie de profiter du présent, car Dieu seul sait quand sonnera le glas de notre aventure ici-bas... But, the best is yet to come...

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Quand dimanche rime avec potinage

Publié par Julie le dimanche, décembre 19, 2010 11 bouteilles à la mer...
Youpi! Plus que trois jours avant le congé de Noël tant attendu! Je suis plutôt fière d'y être arrivée en même temps que tout le monde! ---

Choses promises, choses dues. Avant de potiner, voici la distribution des cadeaux aux lectrices de La mère est calme.

Qui aura la chance de bénéficier de 50 trucs d'experts pour savoir comment choisir son vin, prendre les meilleures photos ou tenir ses résolutions du Nouvel An? Le livre "Comment faire?" de Linda Sauvé lui expliquera tout cela simplement! (Pour relire les trucs de Linda pour s'organiser pour Noël, c'est ici et )

Qui aura la chance d'ajouter au bas de Noël de son enfant le plaisir de lire? C'est ce que Karine Gottot et Maxym Cyr proposent dans leur original concept de bandes dessinées mettant en vedette les Dragouilles (Pour relire le petit bonheur de GrandeSoeur qui les dévore avec grand intérêt, c'est ici)

Fleuvero gagne Comment faire?

Maman à bord gagne les Dragouilles!

Les filles, écrivez-moi un courriel en y mentionnant votre adresse postale.

N'oubliez pas de partager ici votre billet de blogue préféré cette semaine
(le vôtre ou celui d'une autre blogueuse).


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Tout le monde en parle...

Nancy propose deux valeurs sures pour recevoir pendant le temps des fêtes
Mes débuts en cuisine
Je sens le complot!!

Bizz fait toutes ces choses bizarres... comme les autres mamans
Être maman, c'est aussi ça

Demi-jour a honte de sa surconsommation... mais elle y travaille!
La simplicité volontaire

Chez Florence-Élyse, tous les 5 vivent pleinement les matins pluvieux et les autres plus heureux
Quand tout était différent

Mme Cornue ne sait plus si elle avance ou si elle recule
20+12

Lime Citron tient une idée originale
On jazz des choux...

Ed tente rêve... puis inspire et expire!
Ovulation, où es-tu?

Maman coach est bien franche avec nous
Famille recomposée à saveur de pain d'épice

Annie est reine du foyer... et le comptoir est le royaume de sa fille!
Le comptoir

Mélissa n'a pas le syndrome de la page blanche. Et vous?
Suggestions de voeux pour vos cartes de Noël

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Bon dimanche!

Crédits photo: Licence CC Leadenhall
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Gros câlin

Publié par Julie le samedi, décembre 18, 2010 5 bouteilles à la mer...
J'ai une confession à vous faire: hier soir, j'ai écouté les Teletubbies. Au long. L'épisode au complet. Collée contre Frérot qui ne demandait pas mieux. ---

En fait, c'était tout ce que j'avais la force de faire. Il y a de ces journées où on se demande pourquoi on loupe certains trucs. Et plutôt que de tourner ça dans tous les sens, mieux vaut regarder Tinky Winky faire une danse endiablée sur le toit de sa maison. Plutôt que de se faire du mauvais sang, mieux vaut regarder Laa-Laa attendre sa tubbirôtie.

PapaZen m’a dit qu’il était désolé avant de partir voler le show sur la piste de danse à son party de Noël. Mon meilleur ami m’a écrit le même encouragement, sauf qu’il a ajouté « vraiment » devant son épithète. Mon collègue m’a encouragé d'un enthousiaste « Cheer up! ». Dans son coup de fil éclair, Anik m’a confirmé que, malgré tout, j’avais bien fait. Maman 3.0 m’a dit « Zut » et a conclu son mot par un bisou virtuel.

Les filles ont dit « Oh » puis ont vite changé de sujet en me demandant si on pouvait faire une soirée cinéma-pyjama. Après l’au revoir habituel de nos quatre comparses colorés à la fermeture éclair apparente, j’ai couché Frérot et je ne me suis pas fait prier pour m’adonner à ce rituel apaisant.

Oui, tout compte fait, mieux vaut regarder les Teletubbies et ne pas trop penser. Je rebondirai plus vite.

Crédits photo: Licence CC swoodie
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Il était une fois le bonheur...

Publié par Anik le vendredi, décembre 17, 2010 7 bouteilles à la mer...
Il était une fois une jeune femme qui voulait... Qui voulait... Qui voulait quoi ? Un amoureux, une famille, une maison, un travail sécuritaire et stable, des vacances dans le Sud... Elle voulait être heureuse, en somme... Et comme on lui avait dit qu'un amoureux, une famille, une maison, un travail sécuritaire et stable et des vacances dans le Sud étaient essentiels au bonheur, elle avait fait un homme d'elle même (c'est-à-dire qu'elle ne s'était pas trop posé de questions), et elle avait entrepris d'acquérir tout cela...

Elle avait étudié. Obtenu un baccalauréat... et trouvé un travail sécuritaire et stable. Certes, les défis la motivaient. Cependant, le bonheur n'était toujours pas suffisant, parce qu'elle avait fini par trouver son boulot un peu monotone (et certains collègues de bureau, euh... sans commentaire!). Elle allait être tellement plus heureuse quand elle aurait aussi un amoureux...

L'amoureux était apparu dans sa vie par un beau jour de décembre. Certes, les papillons de début de relation l'avaient fait planer. Cependant, le bonheur n'était toujours pas suffisant, parce qu'après un moment, la passion avait fini par s'éteindre (en même temps que le « retient-bien » de monsieur pour éviter de péter ou de roter devant madame) pour laisser place à un confort certes intéressant, mais beaucoup moins palpitant. Elle serait tellement plus heureuse quand elle aurait une maison bien à elle.

Le jeune couple avait déniché un charmant logis. Certes, l'aménagement de leur petit nid avait occupé agréablement leurs journées. Cependant, le bonheur n'était toujours pas suffisant, parce que le nid avait fini par paraître trop vide (malgré les cinq voisins entourant le minuscule 3000 pieds carrés de terrain qui remplissaient sans difficulté le vide de leur cour arrière sans aucune intimité). Elle serait tellement plus heureuse quand elle aurait un enfant bien à elle.

Le plus tout aussi jeune couple avait donc décidé de fonder une famille... Certes, les exercices pratiques pour y arriver avaient été agréables, et la grossesse avait été l'occasion de se faire gâter (et de manger de la tarte à sucre à 3h du matin). Cependant, le bonheur n'était toujours pas suffisant, parce qu'à la naissance du bébé, les yeux complètement cernés dus au manque de sommeil (sans compter les seins complètement gercés) lui avait quelque peu gâché l'aptitude à savourer son nouveau bonheur (seul savourer son sommeil lui était devenu essentiel). Elle serait tellement plus heureuse quand elle irait se reposer en vacances dans le Sud.

Et le couple (du moins, ce qui en subsistait après un an de nuits entrecoupées) était allé une semaine à Cuba. Certes, les cocktails et les grasses matinées avaient été agréables. Cependant, le bonheur n'était toujours pas suffisant, parce qu'il avait plu 5 jours sur 7 et qu'une pile de travail les attendait à leur retour (gâchant en un rien de temps tous les bénéfices du repos accumulé). Elle serait tellement plus heureuse quand...

Elle serait tellement plus heureuse quand... La jeune femme réalisait qu'elle avait tout ce qu'elle voulait en théorie, mais qu'elle n'en profitait pas... Pourtant, son précieux « plan de vie bonheur garanti » avait été suivi à la lettre... Cependant, le résultat escompté en guise de « capital-bonheur » tardait à venir... Et si elle s'était trompée ? Si la voie toute tracée par la société, par les suggestions de sa mère, de ses anciens enseignants ou d'autres «bons-pensants», n'était pas nécessairement source de bonheur ? Et si le processus, plutôt que le résultat, avait plus d'importance ? Et si le bonheur, c'était de tracer sa propre voie, même si celle-ci n'est pas conforme à celle que les autres vous ont proposée ?

Et s'il y avait plus d'une seule recette du bonheur ? À partir de ce jour, elle décida de trouver elle-même ses ingrédients, et de savourer chaque jour le mélange ainsi créé, en appréciant ce qu'elle avait et en profitant des petits bonheurs pavant la voie qui la menait vers la réalisation de ses nouveaux buts...
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Petite et grande à la fois

Publié par Evely le jeudi, décembre 16, 2010 2 bouteilles à la mer...
Quand j’étais petite fille je rêvais d’être une grande personne. Je voulais aller à l’université et mettre un chandail marqué Havard dessus, je fantasmais de déambuler les rues dans un tailleur avec une mallette à la main. Je m’imaginais avec du maquillage, un beau rouge à lèvres qui me rendrait irrésistible aux yeux des businessmans requins que je croiserais. Je souhaitais avoir des seins et des hanches. Je jouais à la maison en pensant qu’un jour je serais vraiment une maman et que j’aurais une maison, un mari, une voiture que je saurais conduire et un chaton qui se loverait sur moi pendant que je lirais un roman plate sur la révolution bolchéviste. Ce que j’aimais chez les adultes, c’est qu’ils savaient toujours ce qu’il faut faire et qu’ils le font avec assurance.

Du haut de mes trois pommes, j’étais une enfant terriblement timide et maladroite. Je me trouvais balourde et moche. Je ne savais pas bien dessiner, je n’écrivais pas bien et je ne savais pas ce que bolchéviste voulait dire. Enfin, c’est un mot tellement comique que c’était sur et certain qu’un jour j’allais lire un roman là-dessus, même si je n’aimais pas lire. J’étais une petite fille solitaire qui rêvait de savoir tout plein de choses et qui s’énervait de devoir tout apprendre. C’est que c’est long apprendre et on doit souvent se tromper pour comprendre, je n’aimais pas ça.

Souvent, je restais à table à écouter les grandes personnes parler. Ils devaient très certainement refaire le monde, car ils parlaient avec conviction et avaient des arguments pour tout. Bon, c’est vrai que ma famille est en partie française, donc les conversations ont toujours été très animées. Les conversations d’adultes n’en sont pas moins assommantes pour un enfant, mais c’est un beau spectacle à voir dans l’œil impressionnable d’une fillette.

L’autre jour, j’étais au volant de ma voiture à un feu rouge. La petite fille de la voiture à côté de moi me regardait. Ses grands yeux bruns scrutaient la femme que je suis devenue. Je lui ai souri et elle m’a envoyé la main. Cette courte interaction m’a rappelé toutes ces femmes qui croisaient mon chemin quand j’étais petite et que je rêve être. Leurs talons hauts qui frappaient le sol à chaque pas, leur chevelure qui volait au vent, mais surtout elles n’avaient jamais des nattes comme moi. Je suis donc maintenant devenue une de ces femmes. Une fois de temps en temps, je m’en rends compte. Quand je me mets du mascara, dans j’achète des talons, quand je me casse la tête devant mon budget et quand j’ai de grandes conversations avec des copains.

Évidemment, je ne suis pas exactement comme les femmes qui hantaient les rêves d’Evely fillette, mais je ne suis pas loin de cette vision. J’aime être cette image (et je suis contente de ne pas avoir la permanente des années 80 que je voulais « quand je serais grande »). J’aime qu’en temps qu’adulte nous sommes ceux qui peuvent changer le monde, même si c’est juste notre petit monde. J’aime que l’on me prenne avec sérieux quand on me rencontre et qu’on écoute les points que je veux faire. J’aime qu’un P’tit Clown me voie comme étant la plus belle des grandes personnes. J’aime être responsable, même si des fois c’est un lourd fardeau. J’aime être une madame et non plus une demoiselle, même si je garde mon cœur de gamine.

Quand je regarde P’tit Clown qui veut monter sur la chaise tout seul ou qui veut utiliser le petit pot comme les grands, bien qu’il n’ait que 21 mois, je me vois en lui. Il a hérité de ce désir d’être comme les grands. Je le vois quand il prend un livre pour faire comme maman qui lit son magazine, quand il joue avec son cellulaire, quand il s’assoit à côté de son papa avec son jouet ordinateur portable et quand il essaie de faire la même chose que les plus grands à la garderie. Je le vois aussi dans ses frustrations quand il n’arrive pas à faire ce qu’il veut parce que sa dextérité n’est pas encore fine, quand son langage le limite dans son expression et quand il ne comprend tout simplement pas encore comme font les grands pour y arriver.

Voyant ce trait de caractère chez mon fils, je me dis qu’il est important de lui faire profiter pleinement de son enfance et qu’il n’a pas à s’inquiéter, il sera bien assez vite plus grand que ce que sa maman voudrait.
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Les traditions

Publié par Evely le mercredi, décembre 15, 2010 7 bouteilles à la mer...
Ce qui est bien quand on devient une famille, c’est qu’on peut partir des nouvelles coutumes ou améliorer celles qu’on a déjà.

Par exemple, dans la famille de Superpapa le bas de Noël est une tradition. Dès ma première dans la famille, belle-maman Froot loops m’avait fait un bas de Noël avec plein de petits trucs. Nous avons repris cette tradition pour notre trio depuis que nous avons la maison. Le matin de Noël, nous déballons le bas qui est rempli de cadeaux pour faire rire. Habituellement, Superpapa me met une petite boîte de chocolats. Normalement, moi je lui mets un sac de croustilles et, bien sûr, P’tit Clown reçoit une petite voiture. L’an passé, j’ai surpris Superpapa avec une revue sur les voitures qui vient de l’Angleterre (il en est maniaque). Lui m’a fait sourire avec des magazines de potins. De son côté, P’tit Clown était très content de recevoir des jouets pour le bain. J’ai décidé, quand on a fêté notre première fête de Noël dans notre maison de Schtroumpfs, que les bas de Noël s’ouvraient le 25 au matin. C’est notre tradition.

Une tradition qui vient de moi est la décoration du sapin et de la maison. Depuis que je suis en appartement, je fais exactement la même routine. L’an passé, j’ai même inclus ma copine Padou dans cette tradition. D'ailleurs, j’espère que sa présence deviendra une coutume en elle-même. Le premier dimanche du mois de décembre, on fait un petit déjeuner de crêpes et cafés. Nous restons en pyjama et sortons les boîtes de décorations. Pendant toute la matinée, nous décorons et buvons du café. Habituellement, vers le milieu de l’après-midi les boîtes sont rangées et les lumières brillent dans la maison. C’est une journée que j’aime beaucoup. C’est ma manière de commencer officiellement le temps des Fêtes.

J’ai pris l’habitude ces dernières années de me faire une journée beauté pendant le temps de Noël. En fait, la première fois que j’ai fait ça, c’était avec Frisette quand nous étions colocs. Nous nous étions payé un facial dans un centre de beauté en prévision du party de Noël que nous avions organisé le soir même. Depuis, pour mes partys de bureau, je me paye la coiffeuse. Francesca aime me jouer dans les cheveux, alors elle prend son temps. Elle fait des massages de tête et me fait une coiffure qui va bien avec mon visage rond. Après je m’applique comme rarement sur mon maquillage et j’enfile ma plus belle robe pour une soirée de fête avec les collègues.

J’aimerais aussi m’approprier un rituel, mais j’ai beaucoup de misère à l’appliquer. J’aimerais faire des biscuits de Noël. Ma maman en fait depuis toujours et ils sont divins. J’aimerais en faire moi aussi, mais je n’ai pas de patience en cuisine (et de plaisir). Je finis toujours par en faire une douzaine et je laisse tomber la serviette en me disant que maman va m’en donner des siens. Encore cette année, je vais tenter ma chance et faire des recettes que je trouve à droite et à gauche qui ont l’air délicieuses et faciles à faire. L’an passé, j’avais fait des meringues au café et des biscuits au beurre d’arachides. Des amis à moi avaient adoré, alors ça me donne espoir que je vais m’approprier cette tradition qui se perpétue dans plusieurs foyers.

Depuis plusieurs années, je donne des sacs de vêtements en espérant que ça plaira à des gens moins fortunés. L’an passé, j’ai donné deux boîtes de jouets aussi. J’en avais beaucoup trop et je trouvais ça triste que P’tit Clown en ait autant quand d’autres ont si peu. J’aimerais bien que ça devienne une habitude pour partager un peu notre chance. Je fais des sacs de linge environ deux fois par an, mais le sac de Noël a un peu plus de signification, car on le sait bien c’est la saison du partage et de l’entraide.

J’ai presque toujours fait des cartes de Noël pour la famille et les amis, mais c’est seulement depuis que je suis en appartement avec Superpapa que j’y inclus une photo de nous. L’an passé, j’ai envoyé mes souhaits par la poste à la famille et aux amis proches et par courriel à tous ceux qui sont aussi dans nos cœurs. Cette année j’ai une idée particulière pour la photo. Quand je l’ai dit à Superpapa, il m’a dit que j’étais complètement timbrée et que c’est une des raisons pour lesquelles il m’aime. C’est drôle, parce que bien que c’est un peu rigolo, ce n’est pas si excentrique que ça comme idée. Enfin, je me dis que c’est l’occasion de faire un petit mot personnalisé à tous ces gens qui nous entourent et que nous aimons.

J’ai hâte que P’tit Clown demande de faire sa lettre au père Noël. Je nous vois déjà assis à table à écrire ce que l’on veut et qu’on a été trrrrrrrrrès gentil cette année avec notre chocolat chaud et nos crayons couleur éparpillés sur la table. J’adore faire des dessins de Noël. Les bonshommes de neige, les papas Noël, les sapins, les cadeaux sous l’arbre et les sourires dans tous les visages.

Il y a aussi les traditions universelles comme Ciné-cadeau, les chants de Noël et les foules dans les centres d’achats (je sais, je suis seule au monde à aimer ça). Il y a les festins, les surprises et la famille. Il y a les copains qui téléphonent pour aller glisser et le restaurant quand on a plus de force pour cuisiner. Et il y a les soirées sous la grosse couverture bleue quand je m’endors sur un film dans les bras de Superpapa.


Crédits photo: © Evely
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Pour Noël : trop de jouets et magasinage impulsif? Les trucs de Linda Sauvé

Publié par Julie le mardi, décembre 14, 2010 15 bouteilles à la mer...
Mardi passé, j'accueillais à bras ouverts, sur notre île déserte, la consultante en organisation Linda Sauvé. Elle nous partageait ses trucs pour arriver à Noël en même temps que tout le monde. Parle, parle. Jase, jase. Nous n'avions pas fini notre verre de sangria que mon billet était terminé.

Voici la suite de notre entretien. Commentez-le et courez la chance de gagner son livre intitulé Comment faire?


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Julie, satisfaite – Linda, je t'ai écoutée. J'ai "slaqué" la barrette cette semaine. Notre premier arbre de Noël naturel cante plus ou moins fièrement au milieu du salon. Il a même passé toute la semaine avec pour seules décorations, des lumières.... Et pourtant, il ne s'en porte pas plus mal!

Linda - Bravo!

Julie - Mais sur les aiguilles qui se répandent au sol, il nous faut bien mettre quelques cadeaux en dessous! (puis lui tendant la précieuse missive) Tu sais, mes filles ont fait leur liste pour le père Noël...


Linda, analysant la situation - Hum...

Julie, préoccupée - Même si nous n’achetons pas les 2000 jouets qu’ils demandent au cours de l’année, la salle de jeux est déjà plus qu'embourbée. Le ménage hebdomadaire est pénible et source de chicane…

Linda, complétant - Et les nombreuses tablettes installées ne pourront pas supporter le poids de tous les joujoux que leur offriront mamie et papi gâteaux...

Julie, hochant la tête - Ouais, madame. As-tu des suggestions ?

Linda, visiblement jamais prise au dépourvu
– J’adore la question. J’aborde ce sujet dans ma conférence S’organiser une fois pour toutes à la maison. Premièrement, il faut limiter les provenances de tous ces beaux jouets. S'agit-il d'une marraine, des grands parents, des amis ou même des parents?

Julie, se dégageant de tout soupçon - Jamais je n'oserais... commettre ce crime!

Linda - Il est toujours sage de dire clairement: pas 4 jouets s.v.p., un seul par personne suffira! N'hésite pas non plus à demander qu'on offre à tes enfants un autre genre de cadeau. Je suggère un régime enregistré d'épargne études, une sortie avec l’enfant ou des vacances avec les grands-parents...

Julie, énervée - Ce qui donnera des vacances aux parents! Deux cadeaux pour le prix d’un!

Linda, complétant son idée - J'imagine que tu vois le topo. Des cadeaux qui ne prennent pas de place sur les tablettes, mais qui en prennent beaucoup dans le cœur de nos touts petits.

Julie, trouvant le tout vachement bien dit - Je vois!

Linda - Il faut limiter la grosseur des jouets: interdiction de jouets mastodontes. Vous seul savez combien d’espace vous avez à dédier aux jouets. Informez-en vos amis...

Julie - Avec tact!

Linda, approuvant - Assurément! Enfin, il est toujours de bon ton d'apprendre aux enfants à donner. Mets tes enfants devant 10 jouets avec lesquels ils jouent moins.Dis-leur : de ces 10 jouets 4, 5 ou 6 (dépendant de ta situation d’encombrement!) vont aller dans les mains d’enfants qui sont moins fortunés ou gâtés que nous. Si tu ne fais pas de choix, je vais le faire à ta place. Tu as 10 secondes pour faire ton choix. Go !

Julie - Oh, je pressens déjà le drame chez PetiteSoeur...

Linda - Attention : ne donner jamais ses jouets sans son approbation.Tu lui enverrais un message de non-confiance.Elle pourrait se demander : quoi d’autre me prend-elle à mon insu?

Julie, hypocrite
- Bien rien, tu le sais bien!

Linda - Je le sais... vraiment...

Julie – Abordons maintenant le magasinage... Il m’arrive, les jours où j'ai une grande volonté, de braver les foules présentes lors des ventes après Noël. Pourtant, il m’arrive de revenir avec des achats qui ne me sont pas vraiment utiles et de remplir mes tablettes inutilement ? Comment résister ?

Linda
– Wow ! Ca me branche comme question. Réponds à la question suivante: si je n’y vais pas, comment vais-je me sentir ? Relaxe? Sereine? Auras-tu le sentiment de manquer une occasion? Comment t'es-tu sentie la dernière fois ?

Julie - À vrai dire, plutôt envahie...

Linda - Alors voilà! Rappelle-toi aussi : tout achat fait impulsivement sera payé ( en argent, en temps, en stress, etc.) chèrement.

Julie - Hon...

Linda - Si tu as cette irrésistible envie d’acheter pour remplir un vide intérieur, demande-toi en attendant en ligne pour payer : est-ce que cet achat me rend heureuse, répond à un réel besoin ou à un désir passager pour faire comme tout le monde? Est-ce que j’ai l’espace pour le ranger et l’argent papier pour le payer ?

Julie, pensant à son nouveau et énorme grille-pain 4 tranches qui ne rentre même pas sur le comptoir - J'avoue que c'est mon genre... pas de compenser pour le vide intérieur, mais de m'acheter le gadget de cuisine qui m'empêchera de fermer la porte des armoires!

Linda -
Alors, tu vois!

Julie
– Linda, concluons avec une série de questions en vrac à réponse courte.

Linda, respirant profondément
– Ok, je suis prête !

Julie
– Le ciel est bleu, la femme est calme quand…

Linda, sans hésitation – elle écoute sa voix intérieure.

Julie
– Le cadeau « à moi, de moi » que tu t’offriras cette année…

Linda – Comme j’ai choisi de passer en premier dans ma vie, je m’offre plusieurs cadeaux. Le plus marquant est une reprogrammation de mes pensées pour accomplir mon plein potentiel. (puis solennellement) Vous n’avez encore rien vu de Linda Sauvé!

Julie – Ta résolution « organisationnelle » de cette année sera…

Linda, sage – Mettre mon focus sur une ou deux choses et y aller à fond. J’ai compris que lorsqu’on veut plaire à tout un chacun, on ne plaît à personne en particulier...

Julie – Un détail d’une de mes plus belles fêtes de Noël…

Linda, nostalgique– Être au chalet de mon ami, ensevelis sous 8 pieds de neige, avec un feu qui crépite dans le poêle à bois. Rire comme des fous et manger comme des rois.

Julie – Un cadeau d’hôtesse que j’ai déjà reçu et qui m’a vraiment fait plaisir…

Linda – Un candélabre en argent. Je l’utilise encore après plus de 10 ans. Ambiance instantanée. C'est une bonne idée-cadeau autant pour un homme qu’une femme...

Julie – Un truc que j’ai déjà mis en pratique pour décorer simplement…

Linda – J’ai trouvé un grand tissu en fausse fourrure blanche que j’ai utilisé comme nappe pour la table à manger. Mes invités n’arrêtaient pas de la flatter, on a passé un très bon moment.

Julie – Un raccourci que j’ai déjà pris pour cuisiner simplement…

Linda– Être la sous-chef au lieu d’être le grand chef cuisinier. Ça enlève tout le stress et on partage des moments et des trucs agréables.

Julie - Le mot de la fin...

Linda, chaleureuse - Chers lecteurs, offrez à ceux qui vous entourent le plus beau des cadeaux, soit d’être vous-même en toutes occasions. Vous méritez tout ce que vous imaginez. Visez grand, visez haut, visez le meilleur de vous-même. Gros câlins (bien senti) !

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Pour courir la chance de gagner le livre Comment faire? de Linda Sauvé, dites-nous comment vous arrivez à conserver un nombre raisonnable de jouets dans votre salle de jeux.
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Hula-hoop et fierté...

Publié par Anik le lundi, décembre 13, 2010 0 bouteilles à la mer...
En fin de semaine, j'ai vécu une émotion de parent toute nouvelle... Nous avions une fête de Noël, et l'animateur a organisé quelques concours. Entres autres, une compétition de hula-hoop à laquelle ma grande fille de 7 ans a participé...

Elle s'est rendue en finale... Quatre enfants, dont elle était la plus jeune, y participaient... Le but : continuer de faire tourner le cerceau jusqu'à ce que celui des autres soit tombé...

Un premier cerceau tombe...
30 secondes plus tard, un autre cerceau tombe...
Il ne reste que ma grande et une adolescente de 13 ou 14 ans...

Ma fille se concentre, son cerceau manque de tomber, mais elle reprend le contrôle... Et les filles continuent pendant une ou deux minutes... La foule applaudit... Je suis envahie, pour la première fois de ma vie, d'une fierté sportive... Je me sens comme les parents qui surveillent les bons coups de leur enfant dans les estrades de notre sport national... Je suis littéralement remplie de fierté... C'est MA fille qui est en train de réaliser cet exploit (oui, je sais, ce n'est que du hula-hoop, mais tout de même, elle est excellente) !

Puis le cerceau de ma fille vacille, elle tente de le replacer, mais c'est en vain, il s'écroule par terre...

Qu'à cela ne tienne, ma fierté demeure intacte! Je la félicite chaudement ! Pour la sportive en moi qui a pratiqué plusieurs sports de compétition (et qui joue encore au badminton avec l'envie de gagner, quoi que je sois bonne perdante), c'est une révélation... J'aimerais faire connaître à ma grande les joies de la compétition... si elle le veut bien. Le sport, c'est une source de plaisir, et compétitionner, à mon humble avis, peut être tout aussi plaisant. Tout dépend de la façon dont la compétition est vécue... Pour ma part, j'ai toujours aimé l'adrénaline qu'elle procure et ce sentiment de dépassement qu'elle génère en moi...

Et vous, besoin de compétition dans votre vie ? Comment la vivez-vous ? Vos enfants y font-ils face dans un sport quelconque ?
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Quand dimanche rime avec potinage

Publié par Julie le dimanche, décembre 12, 2010 8 bouteilles à la mer...
Avant de potiner, laissez-moi vous partager une autre perle de PetiteSoeur.

PapaZen, attablé et discutant précocement choix de carrière avec GrandeSoeur - As-tu une idée, ma puce du travail que tu aimerais faire plus tard?

GrandeSoeur, croquant son sandwich et haussant les épaules - Mouais... Non... Bien je ne sais pas...

PapaZen, pédagogue - Peux-tu me nommer les métiers que tu connais?

GrandeSoeur, élève modèle, s'élance dans une longue énumération. Enseignant, médecin, artiste, boulanger, concierge, coiffeuse... Ma foi, tout y passe! PapaZen, enseignant de métier, commente, complète et fait le show.

PetiteSoeur, revenue à table parce que son repas était "vraiment trop chaud" et qu'elle avait le temps de faire "autre chose" en attendant (!!!) - Moi, je connais un autre métier!

Julie, quand même surprise car elle n'a plus d'idées elle-même - Ah oui?

PetiteSoeur, sure d'elle - Ouais... moi j'aimerais être éducatrice dans une garderie... mais j'aimerais aussi devenir parent!

J'avoue que c'est bien dit!

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Tout le monde en parle...

Peccadilles fait une looonngue balade imprévue!
Partir tôt pour arriver tôt, ouais bon; c’est selon

Maman 3.0 a eu la chance de bénéficier de ce scoop
Communiqué important de la Fée des dents

Ça sent Bébé5 chez Prune
La fin...

Une pause qui ressource pour M (Bonne idée d'identifier maintenant ce qu'on veut célébrer en 2011)
Billet de Noël
Avez-vous participé à ses défis inspirants chez M comme muses?

Enquête policière chez Bizz
Alimentaire, mon cher Watson

Le dernier épisode de l'homme qui cherchait une femme désespérément
Ce n'est qu'un aurevoir

Maman coach: quand la fatigue empêche de voir clair
Pause de vie

Mamanbooh construit un très inspirant calendrier de l'Avent
L'esprit de Noël :: Jr 10 :: Se faire passer un sapin!
(parcourez les montages photo des jours précédents!)

J'envoie des ondes à Evyzamora
oufffffffffffffffffffffffffffffffffffr... soupir

Mélissa propose de ranger son dossier "À faire un jour!", mais de se promettre d'y revenir!
Que faire de mes projets « un jour, peut-être » ? 6 étapes à suivre

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Bon dimanche!

Crédits photo: Licence CC clevercupcakes
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Petits gâteaux pour gros appétits

Publié par Julie le vendredi, décembre 10, 2010 5 bouteilles à la mer...
Bon. Bon. Bon. Je n'ai pas su résister. Après avoir tenté ma chance pour les baguettes de pain, je m'essaie cette fois-ci pour les cupcakes.

Vous savez, ce n'est pas tant pour moi que je le fais. Mais non! Je le fais surtout pour mes filles qui étaient déçues de ne pas gagner le dernier concours. Vous savez, elles avaient mis la main à la pâte avec tant d'enthousiasme.

Vous savez, ce n'est pas vraiment de ma faute, non plus... C'est à cause d'Isabelle qui me corrompt avec tous ces beaux livres gourmands à gagner. Et c'est aussi à cause de Parentzie, à qui j'ai confié que je ne lésinais jamais sur les gâteaux de fête originaux...

Voici donc un roman-photo, très inspiré d'un fait vécu. Il sera suivi de la recette de glaçage de mon enfance. Miam!


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Pour le 2e anniversaire de Frérot, il fut décidé au conseil familial féminin d'opter pour le cupcake. Il s'agissait (eh oui!) de notre première fois.


Première étape, les gros "petits gâteaux" qui deviendront le corps.
(Crémer les gâteaux en faisant un monticule et les tremper à demi dans des garnitures en chocolat.)
Deuxième étape, les mini "petits gâteaux" qui deviendront la tête.
(Utiliser des pépites de chocolat pour les yeux et les oreilles, mettre du chocolat fondu dans un sac hermétique, en couper un coin et dessiner les traits... sincèrement, ici, on fait ce qu'on peut!)

Troisième étape (et non la moins difficile!), l'assemblage.
(Faire tenir les têtes sur les corps et "scier" des biscuits de type OREO en deux pour les bras. Mesdames, bonne chance!)


Truc expert: il est toujours sage d'élire un cupcake souffre-douleur pour faire les essais. Voyez, celui-ci est tellement laid, que même la mise au point de l'appareil n'a su faire en sorte de lui renipper le portrait.

Quatrième étape (et la plus attendue): la dégustation!
(Ici, des précisions seraient superflues.)



Voterez-vous pour moi chez Isa? Vous comprenez, l'équilibre familial en dépend... et notre tour de taille aussi!
Il me reste des OREO. J'en offrirai à mes supporters :-D

Enfin, voici la recette de glaçage de mon enfance:

(Vous savez, chez nous, tous les gâteaux de fête goûtent la même chose!)

2 tasses de lait froid
1 boîte de 4 portions de pouding instantané (de type Jell-O)
(chocolat est très bon, mais vanille a l'avantage d'être coloré)
2 enveloppes de garniture pour dessert (de type dream whip)

Battre le tout lentement au malaxeur jusqu'à la formation de pics légers (4 à 6 minutes).
Donne environ 1 litre de glaçage qui, ma foi, est sucré juste comme il le faut!

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Le livre à gagner chez Isa est celui-ci:


Crédits photo: ©Tous droits réservés, Julie

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Générosité, brownies : faire les choses différemment !

Publié par Anik le vendredi, décembre 10, 2010 2 bouteilles à la mer...
Cette semaine, j'ai troqué mes chips de soirée pour des brownies arrosés de chocolat...
Cette semaine, j'ai posé un geste plus généreux que tous ceux que j'ai posés dans ma vie...
Cette semaine, j'ai eu la confirmation que j'avais bien fait de suivre mon instinct la semaine dernière (même si ma raison me disait autre chose) dans une décision que j'ai prise...
Cette semaine, j'ai été me louer des skis alpins alors que je n'en ai pas fait depuis des années...

Morale de cette histoire : cette semaine, j'ai fait les choses différemment et je me suis laissée surprendre par la vie... Mais que de surprises agréables !

Une pensée d'Einstein se lit comme suit : « La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent. »

Si j'ai agis différemment cette semaine, je me demande bien ce que j'obtiendrai en guise de résultats... Mon petit doigt me dit que ce sera bon... Et je pense que je vais continuer sur cette lancée la semaine prochaine...

Et vous, que pourriez-vous faire différemment cette semaine ?
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Les papillons de Noël

Publié par Evely le jeudi, décembre 09, 2010 14 bouteilles à la mer...
J’avais treize ans. Il neigeait à gros flocons. Une copine avait organisé un party de Noël dans son sous-sol. Ses parents étaient en haut et empêchaient le petit frère de descendre. Il criait et pleurait et disait que les New kids on the block étaient nuls. Nous on s’en fichait, on faisait la fête. Les filles riaient. Ma copine avait invité son cousin qui lui avait invité son ami, question qu’il y ait des garçons aussi. Moi, j’avais des papillons dans le ventre.

Un immense sapin décorait presque à lui seul le sous-sol. Nous avions fait des décorations dans la journée et elles étaient toutes accrochées dans le salon. Chaque invité avait amené un cadeau pour l’échange. On avait commencé à faire la fête vers 16 h et les parents de ma copine nous avaient prévenus qu’à 22 h 30, ils reprendraient possession du salon.

Je sursautais chaque fois que la sonnerie retentissait. Ma copine riait bien de moi. Chaque fois je regardais subtilement qui arrivait, mine de rien, je continuais de danser sur le tapis au son du dernier hit de Paula Abdul. Finalement, mon ventre se serra encore plus quand je l’ai vu arriver. Il était plus beau qu’à mon souvenir. Il était plus grand qu’à mon souvenir et il était mon chum.

Nous nous étions rencontrés quelques mois auparavant par une amie commune. C’était le coup de foudre. Le seul problème c’est qu’il habitait à Ville Lasalle et moi à Léry. Un océan sous forme de fleuve nous séparait. Nous nous parlions au téléphone tous les soirs depuis presque trois mois complets, au grand désespoir de nos parents. Il était anglophone et parlait un drôle de français. J’étais francophone et je parlais un drôle d’anglais. Ma maman ne voulait pas que j’aille en ville toute seule et sa mère à lui ne voulait pas qu’il vienne sur la Rive-Sud seul. On passait tous nos moments libres au téléphone à se dire mille et une choses qui nous semblaient tellement importantes.

Quand je lui avais dit que ma copine faisait un party de Noël, il avait supplié sa mère pour pouvoir y venir. Après deux semaines de lamentations, elle avait accepté. Des papillons venaient d’éclore dans mon ventre. Quand j’ai su qu’il allait être là, je suis partie magasiner la plus belle robe possible pour qu’il me trouve encore plus belle que la première fois.

Et là, nous étions en tête à tête sous les décorations de Noël, comme deux amoureux qui ne se sont pas vus depuis des années. Il m’a offert un cadeau. Un nounours que j’allais garder sur mon oreiller et que j’ai appelé Chocolat parce que c’est bilingue comme mot et qu’il était brun. Nous avons dansé, mangé et rigolé. Assez vite les filles se sont mises à comploter. Je me doutais de quelque chose, mais c’est seulement quand elles nous ont poussé dans une chambre que j'ai compris. Elles avaient mis une chaise devant la porte pour ne pas qu’on sorte.

Les papillons tournaient tellement vite dans mon ventre que j’en avais moi-même le tournis. Il s’est à côté de moi. Je ne bougeais pas. Il s'est levé et a dit quelque chose tellement vite que je n'ai rien compris. Il s'est rassis et m'a pris les mains maladroitement. Mon visage était en feu et le sien rouge. Ses mains étaient moites. Il s’est approché de moi et m'a embrassée. C’était mon premier baiser.

C’était dégueulasse. Mouillé et tout plein de langues partout. Je sentais ses dents cogner contre les miennes. On ne savait définitivement pas comment faire. En plus, il avait des broches, j’avais peur de m’écorcher la langue. C’était dégueulasse, mais j’aimais ça. J’avais du mal à respirer, mais j’aimais ça quand même. Les papillons me chatouillaient jusque dans le fond de mon ventre. Tout en moi volait de joie comme un tourbillon de bonheur.

Les filles ont finalement rouvert la porte. Rose de plaisir, je suis sortie de la pièce avec mon nounours qui avait tout vu. Je regardais le sapin qui semblait encore plus briller qu’auparavant. Je me souviens de la neige qui tombait dehors à gros flocons comme pour rendre la soirée plus féerique juste pour moi.

Sur le coup, je n'ai pas compris pourquoi il était resté assis pendant quelques minutes sur le lit plutôt que de nous rejoindre dans le salon. Je me suis dit que peut-être il était encore gêné. Finalement, quand il est venu me rejoindre, nous avons passé le reste de la soirée main dans la main à se donner des petits becs bien moins mouillés et plus agréables.

Le soir, quand ma maman est venue me chercher, elle m'a demandé si j’avais eu des cadeaux. Je lui ai montré le nounours et la fleur qui danse dans son pot au son d'une musique que j’avais reçus à l’échange. Je ne lui ai pas dit cependant, que le plus beau des cadeaux que j’avais reçu était mon premier baiser. Ce cadeau là je l’ai toujours gardé pour moi.

Crédits photo: Licence CC Andy Welsher
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