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Quand travail et famille s'affrontent dans une lutte sans merci...

Publié par Imparfaite-et-alors le mardi, décembre 08, 2009 8 bouteilles à la mer...
Maman IEA a un beau bébé de six mois dans les bras... D'ici 6 autres mois, son congé de maternité sera chose du passé. Réfléchissant à son avenir, elle assiste malgré elle à une singulière bataille entre l'ange qui voudrait rester au foyer et développer son identité de maman et le petit diable qui aspire à quitter le foyer pour aller travailler et retrouver son identité de femme. Maman IEA assiste impuissante à la joute intérieure que se livrent les deux personnages...

Ange au foyer, candide - Je souhaite rester à la maison avec les enfants. C’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Petit diable au travail, très sceptique - Et ta valorisation, dans tout cela ? Tu trouves ça valorisant de changer des couches pleine de merde à journée longue sans le moindre merci ? De de transformer en Cendrillon moderne pour répondre aux besoins de toute la maisonnée du matin au soir sans que ta fée marraine vienne pourtant te libérer à la fin de la soirée ?

Ange au foyer, imperturbable - Les enfants ont besoin de moi…

Petit diable au travail, avocat du grand diable à ses heures - Qui a dit que tu étais irremplaçable ? Une éducatrice compétente va faire un excellent boulot auprès de tes enfants, tu sais…Et tes aspirations ? Souviens-toi, lorsque tu étais jeune... Tu rêvais d’une carrière passionnante, d’un poste important… À quoi auront servi tes longues études ? Tu laisses tomber tes rêves pour devenir « Maman au foyer inc. » ?

Ange au foyer, perdant soudainement son calme légendaire - Je ne laisse pas tomber mes rêves, je les remets tout simplement à plus tard… Et je poursuis mon rêve d’une belle et heureuse famille.

Petit diable au travail, prenant plaisir à gratter le bobo - Tu penses que tes enfants ne peuvent pas être heureux si tu travailles ? Foutaises ! Les enfants seront heureux si TOI tu es heureuse, qu’importent tes choix de vie…. Tant que tu t’assumes!

Ange au foyer, affirmative - Oui, mais je peux choisir d’être maman à la maison. C’est un travail, tu sais… Et je le ferai avec brio…

Petit diable au travail, découragé - Bon, tu te mets encore de la pression. Tu penses devenir la meilleure mère possible parce que tu es chez toi ? Ça n’est pas garanti !

Ange au foyer, versant vers l'utopie - Peut-être, mais je vais faire de mon mieux, et c’est moins stressant d’être à la maison. Mes enfants vont bénéficier d’une maman plus calme et disponible.

Petit diable au travail, plus que sceptique - Parce que tu crois que gérer des conflits et des demandes incessantes d’un Terrible Two en crise, ce n’est pas stressant ??? Comment vas-tu passer tes journées ? C’est long, occuper un enfant à journée longue. Tu te reposerais davantage au travail, c’est certain.

Ange au foyer, sûre d'elle - Mais je vais pouvoir me reposer, tout de même. Cuisiner, faire le ménage, faire des activités intéressantes avec les enfants.

Petit diable au travail, riant jaune - Ha ! Ha ! Des années de féminisme pour en revenir à ça !!! Ta grand-mère doit se retourner dans sa tombe ! Elle t’avait dit, aussi, de ne pas avoir une grosse famille…

Ange au foyer, pognant un peu les nerfs - Mais je suis contente d’avoir des enfants ! Et si le féminisme, c’était plutôt de pouvoir faire plus de choix, qu’il s’agisse de rester à la maison ou de travailler ? Auparavant, les femmes n’avaient pas ce choix.

Petit diable au travail, soudainement à court d'arguments - Ah, et puis fais donc ce que tu veux… Mais j’y pense, et si tu travaillais à temps partiel ?

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Pour en savoir davantage au sujet du documentaire Bébé ou CV, inspiration de ce billet, visionnez ce topo sur Youtube.

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Comment filer "cheap"?

Publié par Julie le jeudi, novembre 12, 2009 10 bouteilles à la mer...
Après avoir couru en tous sens pour optimiser chaque minute de notre temps depuis mon retour au travail; après avoir organisé notre horaire familial avec des algorithmes compliqués qui arriveraient à émouvoir notre comptable, j'avais sincèrement l'impression que PapaZen et moi faisions de notre mieux.

Malgré tout cela, il y a ma culpabilité qui réussit à atteindre des sommets encore plus élevés que notre montage de lessive. Quand ça? Quand la gardienne pense bien faire en nous confiant "J'ai remarqué que Frérot est le premier arrivé à la garderie le matin et un des derniers partis en fin de journée. Vous savez, c'est une grosse journée pour un bébé..."

Pour dire vrai, ça m'a tracassé toute la fin de semaine. La SuperWoman en moi a beau avoir la ferme conviction que nous faisons notre possible avec les contraintes que nous avons, elle s'est dit qu'on pourrait peut-être faire encore un peu plus. Ça me déchire d'aller porter les enfants si tôt au service de garde de l'école ou à la garderie mais, en même temps, je ne vois pas comment nous pourrions faire autrement. Je vous fais grâce de toutes les équations mathématiques que j'ai griffonnées, mais voici les (deux) grandes lignes de l'argumentaire que je n'ai pas fait à l'éducatrice de Frérot.
  • PapaZen travaille dès 7h30 le matin. Il a besoin d'un minimum de 8 heures pour faire la "run de lait" avec les 3 enfants qui doivent être reconduits à 3 endroits différents et enseigner des règles de grammaire toute la journée à ses élèves.
  • De mon côté, je me lève déjà à 4h45 et j'ai besoin d'un minimum de 10 heures pour: me rendre au boulot, coordonner un site Internet et revenir du travail.(qu'est-ce que vous voulez? il semble que j'aime ça compliqué...)
Souvent, même, je vous dirais que je réalise à quel point je suis chanceuse de partager la vie de PapaZen car il m'arriverait plus souvent qu'à mon tour de payer la pénalité pour les minutes de retard, si j'étais maman monoparentale. (cela dit, mes hommages à celles qui réussissent cet exploit).

Bref, même si j'étais contrariée du constat bien intentionné de l'éducatrice de Frérot, le doute s'est immiscé dans mon esprit. Et j'en suis venue à coucher sur papier un arbre de décision fort complexe. Je me suis dit que, peut-être, on pourrait, avec plus de bonne volonté, tel jour améliorer ce truc-ci et, tel autre, améliorer ce truc-là. Ainsi, Frérot pourrait passer quelques minutes de plus par jour à nous regarder préparer les repas où à faire du ménage...

Forte de ma nouvelle résolution, la première journée où j'ai réorganisé notre routine (et désorganisé mon horaire) pour que le petit passe un peu plus de temps avec moi, il m'est arrivé deux choses curieuses:
  1. Même si Frérot était pratiquement (encore) le seul enfant quand il est entré dans la garderie et qu'il en est sorti, il ne semblait pas plus perturbé (ou heureux) pour autant.
  2. Par contre, j'ai eu droit à une grande déception de PetiteSoeur. Les yeux pleins d'eau et la moue boudeuse, elle m'a dit "Mais maman! Tu arrives trop vite. Je n'ai même pas eu le temps de jouer dehors avec mes amis!"
Non, mais quel dilemme, vraiment!
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Julie passe au bistouri, comme elle l'avait promis

Publié par Julie le mardi, novembre 10, 2009 11 bouteilles à la mer...
À l’hôpital, autour d'une grande table ronde, les chirurgiens discutent du cas de Julie imparfaite, la désormais célèbre héroïne de la série IEA's Anatomy.---


Dr Webber – Voici notre prochain cas. Il s’agit d’une femme de 34 ans, mère de trois enfants et professionnelle. Atteinte du syndrome de la Superwoman, elle est admise de son plein gré. Dr Sheperd, vos recommandations?

Dr Sheperd – Merci Monsieur. Ma spécialité étant la neurochirurgie, je vous fais part de mes observations cliniques. La patiente est visiblement une femme très intelligente. À prime abord, son cerveau fonctionne très bien. J’estime que les difficultés de madame pourraient être reliées à des fonctions cérébrales trop actives. Les électro-encéphalogrammes démontrent que son cerveau travaille trop, de jour comme de nuit. Il faudrait le mettre au repos un certain temps afin de diminuer la charge émotive et le niveau de stress.

Dr Webber – Merci. Dre Torres, quelles sont vos observations?

Dre Torres – Au niveau orthopédique, la patiente a des membres en parfait état de marche. Au niveau physiologique, ses mains sont en bonne santé et ne l’empêchent en rien de faire cliqueter son clavier pour son blogue ou le site qu’elle coordonne. Ses membres supérieurs sont aussi pleinement fonctionnels. Cela lui permet de prendre ses enfants dans ses bras et de passer la balayeuse. Toutefois, je remarque que ses membres inférieurs sont légèrement atrophiés. Cette patiente aurait tout avantage à faire un peu plus d’exercices. Mon diagnostic : reprendre sa vie en main, cesser une fois pour toute d’en avoir plein les bras et prendre son pied.

Dr Webber – Merci Dr Torres. Dr Sloan?

Dr Sloan – Je suis chirurgien plastique et je ne vois pas en quoi mes compétences seraient utiles pour le cas de cette patiente. Elle est jeune, en bonne santé et assez jolie malgré ses cheveux blancs. Par contre, puisqu’elle a porté trois enfants et que sa peau ne bénéficie pas d’une élasticité exemplaire, je suggère un léger redrapage au niveau du ventre afin de réduire l’apparence disgracieuse des vergetures qui la complexent. Cela lui permettra assurément d’être mieux dans sa peau.

Dr Webber – Parfait. Dr Hunt?

Dr Hunt – Cette patiente ne semble pas atteinte d’un traumatisme particulier. Et ce, même si elle vit sa vie intensément et que tout lui semble une urgence. Mes recommandations sont simples : puisque cette femme a toutes les prédispositions à prendre les défis au sérieux et a y donner tout ce qu’elle a, elle doit apprendre à en faire moins. Ne pas s’en mettre trop sur les épaules, cesser d’avoir autant de cœur au ventre pour les trucs inutiles, voilà ce qui est important pour elle. Elle réussira ainsi à donner à sa vie un nouveau souffle et un nouveau sens.

Dr Webber – Merci. Dre Robbins?

Dre Robbins – Après analyse de ce dossier, je confirme que cette patiente ressemble à plusieurs parents rencontrés dans mon service pédiatrique. En voulant tout faire, elle n’arrive qu’à faire les choses à moitié, ce qui la plonge dans un état semi-comateux où l'insatisfaction et la culpabilité prennent toute la place. C’est assez typique de la SuperWoman. Je suggère qu’on l’aide à voir clair dans ses priorités. Je suggère qu’on lui donne des trucs pour mieux gérer son temps. Je propose aussi qu’elle apprenne à se centrer sur tous les petits bonheurs qui lui tiennent à cœur. Bref, il lui faut arrêter de se faire de la bile et du mauvais sang.

Dr Webber – Merci, Dr Robbins. Dre Bailey, vous êtes bien silencieuse ce matin. Quelle est votre opinion sur cette patiente ?

Dre Bailey, relisant ses notes et les soulignant d'un grand trait – Voilà. Je suis d’accord avec toutes les opinions exprimées ici par mes confrères et consoeurs. Voici ce que je propose. Tout d’abord, nous ferons une incision ici pour couper dans toutes les fonctions superflues qui, bien qu’elles lui apparaissent vitales, ne lui apportent rien. Ensuite, nous désinfecterons entièrement cette région, ici, afin d’enlever les cellules mortes et celles infectées du germe Perfectius. Une fois ainsi aseptisés, ses organes fonctionneront sainement. Aussi, nous aspirerons toutes les mucosités situées de ce côté afin de débarrasser son système de tous ces parasites inutiles. Enfin, nous passerons le scalpel ici, afin de la dégager de ces masses nuisibles. Cela lui permettra de mieux respirer. Bref, une intervention majeure, maintenant, pour lui donner de nouvelles bases et alléger son futur.

Dr Webber – S’il n’y a pas d’objections, j’autorise l’intervention proposée par Dr Bailey, à la condition formelle que la patiente suive un programme de rééducation complet pour entretenir et entrainer ses nouveaux réflexes.

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Julie relèvera-t-elle ce défi de passer son horaire au bistouri? Quelles considérations médicales pouvez-vous apporter pour compléter son dossier? Lui enverrez-vous des fleurs et vos bons mots?
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Comment prendre une résolution?

Publié par Julie le lundi, novembre 09, 2009 7 bouteilles à la mer...
Il s'agit de dire à tout le monde que vous le ferez. Je m'explique...

Depuis quelques semaines, mon horaire professionnel a été complètement dingue. Anik, me disait à la blague que j'aurais besoin d'un bon deux-trois mois d'adaptation. Ça me paraissait énorme, voire insurmontable, pourtant j'y suis. Le compte est bon. Je suis de retour de congé de maternité depuis maintenant 9 semaines et je n'ai pas encore trouvé l'équilibre idéal entre ma famille, mes besoins personnels et le travail.

Toute la semaine dernière, je me disais: "Regardez-moi bien le Gratitude Friday de cette semaine! J'ai réglé tellement de trucs au boulot que je ne pourrai pas faire autrement que d'être satisfaite de tout ce que j'ai accompli...".

Buzzzzz. Mauvais raisonnement.

Oui. J'ai tellement réglé de trucs au boulot que:
  • j'ai travaillé un peu (ou beaucoup!) chaque jour de dimanche à vendredi dernier;
  • j'ai été absente 2 soirs laissant à PapaZen le soin de gérer les bains, le coucher et la préparation des repas pour les 3 enfants;
  • je n'ai pas donné un seul coup de fil à mes copines, j'ai "parlé" à ma soeur par messagerie instantanée (et même pas en simultané!) et j'ai écourté la seule rencontre improvisée avec une amie parce que j'étais à la course;
  • je n'ai pas fait une seule minute d'activité physique.
ET (honte à moi!), le comble:
  • j'ai raté le premier anniversaire de Frérot;
  • j'ai raté la première rencontre parent-enfant avec l'enseignante de maternelle de GrandeSoeur
parce je ne pouvais déplacer la grande réunion annuelle de la boîte où je travaille (avec des centaines d'invités et de partenaires).

Bref, même si je me suis défoncée pour atteindre mes objectifs professionnels, j'ai fait plein d'affaires toutes croches dans ma vie personnelle, sociale ou familiale. Et je reste avec un arrière-goût de culpabilité...

Alors, comment prendre une résolution? (Ne vous découragez pas, j'y viens!)

Après m'être fait dire plusieurs fois:
"Bravo, Julie! C'était une énorme semaine avec de grands événements que tu attendais depuis longtemps. Il y avait beaucoup de stress à gérer. Tu t'en es bien tirée. Il y a de quoi être fière!"

Je me suis aussi fait dire à quelques reprises:
"Oh la la, Julie! On dirait que tu n'as plus une goutte d'énergie. Tu sembles tellement fatiguée...".

Oui. C'est ça, il s'agit de se lancer un défi devant tout le monde. Il s'agit de s'ouvrir la trappe et de se compromettre. Il s'agit de dire quelque chose comme:
"Regardez-moi bien lundi. Je passe au bistouri!"

Devant leurs yeux ahuris, je n'ai d'autres choix que de passer en mode solution.

À suivre!
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Comment ne pas trop travailler?

Publié par Julie le samedi, septembre 19, 2009 6 bouteilles à la mer...
Si vous êtes comme moi, et que vous avez pris la dure décision de ne travailler que 3 jours par semaine, vous vous en rendrez peut-être compte assez vite: ce n'est pas l'idée du siècle. C'est triste, mais vous ne travaillerez pas assez!

Plusieurs bonnes raisons étaient à l'origine de ce choix que je qualifiais d'intelligent.
  1. j'allais pouvoir consacrer 2 journées entières à un projet stimulant (l'écriture de billets sur ce blogue ou finaliser le document "Manuscrit_ImparfaiteEtAlors_versionFinaleNo11".
  2. j'allais pouvoir faire rentrer en 3 jours les priorités essentielles reliées à mon travail.
  3. j'allais pouvoir passer du temps agréable en soirée avec les enfants et avec PapaZen.
Or, j'ai fait plusieurs trucs imparfaits cette semaine qui m'ont bien éloignée de ce glorieux objectif!!! Comment ne pas trop travailler, donc? Essayez l'une ou l'autre de ces tactiques éprouvées lors de mes deux premières semaines de travail, après mon congé de maternité.
  • Fixez-vous des objectifs réalistes au travail. Comme rédiger un bulletin, contacter ses partenaires et préparer un lancement de site... et n'en faites rien puisque votre ordinateur portable doit être reformaté, que votre téléphone est débranché et que vous n'arrivez pas à vous procurer le matériel promotionnel nécessaire.
  • Établissez un plan clair pour votre journée... et reportez-la au lendemain parce que vous devez rattraper beaucoup de "SO-cial". Répondez de manière enjouée (devant votre nouveau collègue qui n'en peut probablement déjà plus d'écouter une 20e fois votre discours, mais qui demeure heureusement poli). "Frérot va bien...il a 10 mois... non il ne dort pas bien car il doit prendre encore un petit biberon de 2 onces pour se rendormir à 3h33 du matin... oui, je sais, il est encore un bébé, ça va lui passer... ses soeurs sont toujours aussi gaga... ça leur fait 6 ans et 3 ans et demi... oui, je suis heureuse d'être au retour au travail... il y a beaucoup à faire...".
  • Attirez les confidences de vos collègues de travail... en étant dans le Secret des Dieux concernant une catastrophe imminente dont vous ne pourrez souffler vent à personne, votre motivation à poursuivre vos efforts sera à son paroxysme. Votre patron vous offrira peut-être même des essuie-tout pour contenir la petite marde* qui vous perle au coin de l'oeil (à défaut de mouchoirs, sa boîte étant vide).
  • Consacrez entièrement les deux jours prévus au projet qui vous tient à coeur... et, à la place, répondez dans le détails 2 ou 3 fois aux 10 000 courriels qui vous ont été envoyés durant la semaine à ce sujet. Vous vous assurerez ainsi de ne pas attaquer la tâche la plus importante: rédiger le texte qui figurera à l'endos du livre. Note: il est impératif de bien compartimenter le projet motivant et le travail, c'est uniquement de cette manière que vous aurez la broue dans le toupet* de manière permanente et que vous arriverez à tout faire... à moitié!
  • Enfin, passez la soirée avec votre homme pour décompresser... et essayez de lui glisser deux mots concernant le secret des Dieux qui vous ronge, sans vous faire interrompre par vos enfants... Endormez-vous aussi pendant les 15 premières minutes d'un trépidant épisode de 24 préenregistré, laissant ainsi votre homme en plan pour le reste de la soirée.
Ne me remerciez pas. Je suis généreuse de nature. Ces trucs sont gratuits. Essayez-les, votre vie personnelle et professionnelle n'en sera que plus épanouie.
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Comment donner à ses enfants l'impression que leur mère est une femme exceptionnelle?

Publié par Julie le vendredi, septembre 11, 2009 2 bouteilles à la mer...
Prenez tout simplement le soin de choisir vos mots. Bien qu'elle demande peu d'efforts, cette astuce demande quand même un minimum de réflexion. Par exemple, pour faire miroiter à votre rejeton que vous êtes une athlète de haut niveau, il suffit d'utiliser un vocabulaire varié.

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GrandeSoeur - Maman?

PetiteSoeur - Maman?

Frérot - OUINNNNN!

GrandeSoeur, organisée - Maman? Tu veux me dire s'il fera beau demain? Je veux choisir mes vêtements pour la maternelle.

PetiteSoeur, un tantinet guidoune - Maman? Tu veux me faire un câlin avant le dodo?

Frérot, la couche pleine - OUINNNNN!

Julie, épuisée de sa 2e journée de travail - Holà les filles! J'ai deux bras et trois enfants. Je ne peux pas tout faire en même temps! Essayez de vous débrouiller une petite minute. Je suis fatiguée. J'ai COURU toute la journée...

PetiteSoeur, plus concrète que ça, tu meurs - ... Ha.... je pensais que tu avais pris l'autobus "O-A-d'hui", maman.

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J'avoue qu'en plus d'avoir trouvé cela mignon, j'y ai vu tout un potentiel... Mais je n'y ai pas pensé sur le coup... Imaginez les vertus pédagogiques de faire croire à une forme physique à toute épreuve si j'avais renchéri:

Julie - Oui, PetiteSoeur, j'ai pris l'autobus. Mais imagine-toi que mon patron n'était pas là aujourd'hui. Quand ça arrive, ses professionnels DANSENT... J'ai aussi rencontré notre nouveau programmeur. Il a dû trouver EN FORME car je lui ai LANCÉ plein de nouveaux défis! Ce n'est pas tout, j'ai dû sortir les GANTS DE BOXE car il y a eu une discussion MUSCLÉE la responsable d'un autre service. Je me demandais où elle s'en allait avec ses SKIS. Je croyais même qu'elle me faisait MARCHER. Heureusement, je savais quoi répondre car je n'ai pas trop PATINÉ. J'ai marqué DES POINTS et atteint mon BUT... Tu comprends maintenant à quel point j'ai hâte de SAUTER dans mon lit?


© GrandeSoeur
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Correspondance : De nouveaux cheveux blancs? Pas cette année !

Publié par Imparfaite-et-alors le lundi, septembre 07, 2009 1 bouteilles à la mer...
Chez Anik et Julie, la conciliation travail-famille occasionne-t-elle un “fête-du-Travail-blues”? ---

De : Julie ---
Envoyé : 6 septembre 2009 ---
À : Anik ---
Objet : De nouveaux cheveux blancs ? Pas cette année ! ---

Allô Anik, ---

Deux jours. Deux dodos. C’est le temps qu’il me reste avant de retourner au boulot. Au risque d’être clichée, c’est fou ce que ça passe vite un congé de maternité. J’avais 11 mois devant moi. Trois cent trente-quatre jours. Pouf !! Partis.

Je soupire. Quelle personne raisonnée troquerait des journées à l’horaire souple pour d’autres où il est surchargé ? Je préfère nettement mon petit jogging confortable à la course effrénée qui nous attend tous les cinq.

Curieusement, mon cerveau organisé est sur le neutre. Tu me connais. D’habitude, j’aurais couché sur un tableau à double entrée tous les problèmes potentiels qui nous attendent de même que toutes les solutions qui pourraient venir à notre rescousse. J’aurais établi des matrices compliquées pour planifier les 10 années à venir. J’aurais fait des calculs scientifiques pour optimiser chaque minute. J’aurais songé à plusieurs méthodes pour organiser les activités les plus banales. Mais RIEN. Je suis paralysée.

Pourquoi ? Peut-être parce que j’ai pris deux décisions importantes. Après des mois de tergiversations, j’ai décidé de faire le grand saut. Je fais ce que je n’ai jamais osé faire. Je m’attaque à deux tabous de la communauté féminine :

1. J’ai choisi de travailler à 3 jours par semaine. Mes collègues n’ont qu’à bien se tenir : avec deux jours de moins en voyagement et en bouffe insipide de resto, je serai d’une efficacité désarmante !
2. J’ai choisi d’être plus propre de ma personne : nous avons trouvé une femme de ménage !

Par ricochet, imagines-tu tous mes cheveux blancs qui n’apparaîtront pas cette année ? Imagines-tu la quantité phénoménale de temps qui vient d’apparaître dans mon horaire ? Du temps pour écrire, pour faire un dîner surprise avec les filles, pour ne rien faire. Du temps pour prendre le temps, quoi !!! Au diable la paie ! On vit toujours avec ce que l’on a de toutes manières.

Ouf ! Je respire déjà mieux. La semaine prochaine, je ne serai pas prise dans un carcan qui ne se desserrera qu’au jour de ma retraite.

Toi, vieilliras-tu prématurément cette année?

Julie

Anik répond à Julie


De : Anik
Envoyé : 7 septembre 2009
À : Julie
Objet : RE : De nouveaux cheveux blancs ? Pas cette année !

Chère Julie,

Ici, les cheveux blancs n’ont élu domicile que sur la tête de mon mari (qui ose d’ailleurs me dire que j’en suis l’unique cause, mais moi je parierai davantage sur son travail de fou, mais ne me pars pas sur ce sujet… ).

Est-ce parce que, moi aussi, je travaille à temps partiel, à la maison de surcroît, que je peux afficher fièrement ma brune chevelure exempte de gris ? Je me plais à me visualiser ainsi pour encore des dizaines d’années. Ça existe, la soixantaine avec des cheveux de leur couleur initiale ?

Tu as bien raison, le travail à temps partiel est fantastique pour un horaire plus malléable et moins essoufflant, mais il est vrai que c’est un peu tabou. C’est pire encore quand on travaille à la maison. J’ai souvent quelques commentaires qui laissent penser que les gens croient que je ne travaille pas « vraiment ». Parce que je travaille chez moi, mon horaire devient soudainement « moins important » que celui de celles qui travaillent à l’extérieur, parce que je peux le gérer comme je veux. Mais, ce n’est pas pour autant que j’aime me faire déranger pendant la journée pour des peccadilles.

Malgré tout, tu constateras sûrement qu’avec trois enfants, trois jours de travail et tout le reste de la maisonnée à gérer, tes journées seront tout de même bien remplies. Si on réussit toujours à vivre avec les moyens que l’on a, on réussit toujours aussi à utiliser tout le temps dont on dispose et à frôler le trop-plein… Je dis « on », mais je parle de moi : plus j’ai de temps, plus je m’ajoute d’activités et de buts à réaliser.

Comment jongler avec le travail et les autres aspects de la vie ? Personnellement, j’y arrive en « construisant » ma petite routine hebdomadaire où des périodes interchangeables sont réservées au travail, aux loisirs, à la famille, au couple, à la relaxation, à prendre soin de moi, à notre projet d’écriture… Et le vendredi est consacré au ménage. Si jamais j’ai manqué de temps pour mes heures de travail ou pour autre chose à cause d’un imprévu, bien c’est le ménage qui saute et tant pis !

Sur ce, je vais aller travailler !

Anik

P.-S. Quand j’ai vu ta seconde résolution, être plus propre de ta personne, j’ai pensé pendant une seconde que maintenant, tu aurais enfin le temps de prendre ta douche puisque les trois enfants vont à l’école ou à la garderie. Je me trompais d’hypothèse. Félicitations pour ta femme de ménage ! Moi, je cherche encore la perle… Elle pourrait faire mon vendredi ;o)
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