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La complexité des boires

Publié par Evely le jeudi, juillet 05, 2012 6 bouteilles à la mer...
Une de mes grandes craintes quand j’étais enceinte de Bébé Singe était de revivre une dépression post-partum. Celle que j’avais vécue, à la suite à la naissance de P’tit Clown, avait duré environ six mois. Je suis donc très heureuse de pouvoir dire que ce coup-ci, je n’en fais pas.

Cela dit, je me rends compte de la pression que je me mets sur les épaules et du stress que ça engendre. P'tit Clown était un bon buveur. Il était un appétit sans fin. Il aurait mangé la table s’il avait pu. Superpapa et moi suivions son appétit du mieux que l’on pouvait. Il se rendait toujours à la limite recommandée pour un bébé de son âge. Très inquiète, à l’époque, j’avais presque le numéro d’info-santé sur le speed dial.

Mon médecin m’a finalement donné un exemple qui m’a fait comprendre comment gérer l’appétit de P’tit Clown. Il m’avait dit que dans un buffet, la plupart du monde sait quand s’arrêter, mais que certains continuent jusqu’à être malade. C’était P’tit Clown. Il fallait donc, que l’on décide pour lui quand arrêter et quand l’augmenter. J’étais la spécialiste des biberons pour bébé insatiable.

En ce moment, Bébé Singe a diminué la quantité de ses boires. Jusqu’à tout récemment, il buvait beaucoup, mais rejetait le biberon quand il en avait assez. Sa courbe de quantité montait toujours un peu, mais restait dans l’acceptable. Puis il y a un peu plus qu’une semaine, il s’est mis à refuser le biberon. Après trois ou quatre petites tétées, il faisait une crise de dégoût. Au début, c’était correct, mais après chaque biberon, je me suis mise à m’inquiéter. Ses quantités ont drastiquement diminué, mais restaient toujours dans les normes recommandées. Il ne fait pas de fièvre, il sourit et joue. Il fait des beaux dodos et des pipis et des cacas. Alors on me dit de ne pas m’inquiéter. Je comprends que je ne devrais pas, mais je suis toute crispée et j’ai toujours peur le soir de compiler la quantité de la journée.

En bons parents, nous avons essayé deux, trois petites choses pour voir si ce n’était pas le lait qu’il n’aimait plus ou s’il a mal au ventre ou si, ou si… Rien n’y fait, il diminue ses quantités et moi ça me fait paniquer. J’ai peur qu’il y ait quelque chose là-dessous que je ne vois pas. J’ai peur qu’il soit malade et que l’on ne fasse rien pour l’aider. J’aurais besoin qu’il suive une diète définie et stricte, mais les bébés ne sont pas comme ça. Alors la plupart du temps, je fais comme si de rien était. Seul Superpapa sait à quel point ça me tourmente.

Ce coup-ci, je ne fais pas de dépression, mais je réalise combien j’angoisse pour tout et pour rien. Je suis une personne qui aime avoir le contrôle sur ce qui m’entoure et là je ne l’ai pas. J’aime l’ordre et la routine et là elle n’existe pas. Je suis donc mal à l’aise. Je vois combien il serait facile de retomber dans un cercle vicieux et de me sentir responsable de tout. Je vois que je pourrais facilement dire que je ne suis pas à la hauteur. Je me redis souvent une phrase que je disais pendant ma dépression après P’tit Clown. "Ce bébé est tellement parfait, et moi non. Je n’arriverais jamais à lui offrir tout ce qu’il mérite, à satisfaire tous ses besoins".

J’ai appris avec P’tit Clown qu’une maman est tout ce que les enfants ont réellement besoin (et un papa, bien sûr). Cela dit, en ce moment, devant le manque d’appétit de Bébé Singe, je me sens désarmée et affolée. J’ai juste hâte que ça passe. Bien que selon toutes les normes établies, il est correct. Ah la la, c’est pas facile de se laisser aller et de faire confiance que tout est normal, même si ça ne se passe pas exactement comme dans le Mieux vivre avec son enfant.

Crédit photo: Licence CC Dodger666
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Au beau milieu de la nuit

Publié par Evely le jeudi, mai 31, 2012 2 bouteilles à la mer...
Il y a deux moments dans la journée (en fait, plutôt dans la nuit) que j’aime particulièrement. Ce sont des moments où le fait d’être en manque continuel de sommeil depuis un mois me semble moins lourd. On dirait que ces deux moments me disent que la vie a cette qualité d’être douce, même quand elle nous met à l’épreuve.


Le premier moment se passe pendant la semaine. L’entente que j’ai avec Superpapa, c’est que je fais le dernier boire et la nuit et lui fait le matin à partir de 5 heures. Vers onze heure / onze heure trente, je prépare le biberon. Je change la couche de Bébé Singe. Je lui mets sa dormeuse et ensemble, on disparait dans le sous-sol sur le grand canapé pour boire le biberon. Il s’endort tout doucement sur sa bouteille. De peine et de misère, il le finit dans un grand coulis de bave laiteux. Tout doucement, je remonte les marches jusqu’à sa chambre. Je le dépose dans son lit. Il grogne deux trois coups, tel un Mogwai, et se rendort. Je vais porter le biberon à l’évier, je ferme les lumières de la maison et juste avant de me coucher, je vis ce moment que j’aime tant. J’ouvre les portes de trois chambres et je regarde mes hommes dormir. Bébé Singe les mains en poings, P’tit Clown de tout son long en diagonale dans son lit de grand et Superpapa qui y va a coup de ronflements. Je referme la porte de P’tit Clown et je me faufile dans mes draps en me disant que sous mon toit il y a trois rois.

L’autre moment se passe entre quatre heures et cinq heures du matin. Bébé Singe nous appelle à coup de cris stridents et continus. Je saute du lit, tel un zombie qui sent une proie fraiche. Je descends les marches et mets un biberon dans l’eau chaude. Je remonte dans les marches en m’enfargeant dans mes propres pieds. J’arrive de peine et de misère à la chambre de Bébé Singe avant que celui-ci ne réveille son grand frère. Je le prends, lui change la couche et l’amène avec moi à la cuisine. Après son biberon, il se rendort dans mes bras. Je le dépose précieusement dans son lit.

Et là, alors que je suis finalement pleinement réveillée, j’entends une symphonie de chants d’oiseaux. On se croirait dans le bois quelque part à Charlevoix tellement il y en a. Bien sûr, ça veut dire que la nuit est finie et que je n’aurais presque plus de sommeil, mais ces chants d’oisillons sont un plaisir à entendre. Je me glisse sous les draps et sans que je m’en rende compte, les chants s’estompent et je dors encore un peu.

Après, vers six heures, P’tit Clown vient me rejoindre dans le lit pour une séance de câlinage et vers sept heures, Bébé Singe me redemande du lait. Ma journée recommence alors que Superpapa me souffle un baiser avant de partir pour le travail. Comme je l’ai dit, j’ai hâte qu’une routine plus clémente envers mon sommeil se rétablisse, mais en attendant, j’apprécie ces petits moments bien à moi.

Crédit photo : © Alx_Photos
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Confession d'une maman

Publié par Evely le jeudi, mai 24, 2012 4 bouteilles à la mer...
J’ai une confession à faire. Ça me gêne. Cependant, je sais que je ne suis pas toute seule. C’est le genre de sentiment qu’on s’avoue entre copines, quand personne n’écoute et qu’on ne se sent pas jugée. C’est vrai parce qu’une fois que c’est dit, on cherche toujours à justifier et à expliquer le fond de sa pensée. Parce que ce n’est ni noir, ni blanc, mais c’est ce qu’on ressent.

Cette confession, je peux aujourd’hui la faire. Depuis la naissance de mes deux fils, j’ai su que je les aimais plus que tout au monde. Du moment où on les a déposés sur mon ventre, j’ai su que je donnerais le meilleur de moi-même. Dès l’instant où je suis tombée enceinte, j’ai que ma vie avait un sens et que ce sens, ce sont mes deux petits gars. Mais...

Je ne raffole pas des bébés.

Je suis à la maison avec Bébé Singe. Je prends grand soin de lui. Je profite de chaque moment, car je sais que c’est la dernière fois que je les vivrai. Mais... j’ai hâte qu’il grandisse. Il est mignon, vous n’avez pas idée. Il est un bébé assez facile (enfin, plus que son frère l’a été!) et je ferais des pieds et des mains pour lui. Mais... j’ai hâte qu’il se promène à quatre pattes, qu’il fasse des mimiques, qu’il ait des préférences et, surtout, qu'il ait une routine bien à lui.

J’adore jouer avec les enfants. Inventer des histoires, chanter des chansons, écouter leur raisonnement, répondre à leurs questions, dessiner avec eux, faire des bonshommes en pâte à modeler, m’émerveiller devant mille et une chose et passer du coq à l’âne dans le temps de le dire. J’ai des copines qui sont tout le contraire. Elles aiment les bébés. De la naissance à un an. Elles trouvent qu’ils sont si faciles à vivre. Moi, je trouve que c’est le contraire.

En fait, je pense que ça vient du fait que j’aime avoir le contrôle, que j’aime la routine établie et l’ordre. Je ne comprends pas toujours les pleurs des bébés. Je stresse tellement de ne pas faire la bonne affaire que j’en ai des points dans le dos. J’expliquais ça à Valérie quand elle est venue me visiter. Elle m’a répondu que Bébé Singe avait l’air heureux et en pleine santé. C’est vrai, mais je n’aime pas qu’il fasse des coliques et que je ne puisse rien faire d’autre que le bercer. Si P’tit Clown a mal au ventre, je peux lui dire que ça passera, que je suis là. Surtout, lui peut me dire exactement où il a mal. Pour moi les bébés sont mystérieux. Ce sont des petites créatures fragiles, qui n’arrivent à s’exprimer que par des pleurs. Si seulement je pouvais comprendre ce qu’ils veulent. Si seulement ils pouvaient interagir et jouer avec moi!

J’aime quand Bébé Singe s’endort dans mes bras. Il devient tout chaud et pesant. J'aime qu'un coulis de bave mélangé au lait me coule sur l’épaule ou sur le bras. J’aime quand il a des périodes d’éveil et qu’il regarde partout avec ses yeux gris. J'aime quand il fait des gazouillis et qu'il bouge ses petites mains dans tous les sens. Mais... j’ai toujours peur qu’il se mette à pleurer. Que veut-il me dire? Il ne peut pas avoir faim, ça fait juste une heure qu’il a mangé. Sa couche ne sent pas. Je lui ai présenté hochet et suce et il pleure encore. Je le berce, mais rien n’y fait. Je voudrais tellement le rendre heureux, même si Valérie a raison et qu’il est heureux et en pleine santé.

J’ai peur de sortir et qu’il prenne froid. J’ai peur que dans sa coquille sa tête se penche trop et qu’il ait mal au cou. J’ai peur qu’un insecte le pique ou que son petit corps ait mal. C’est stressant.
Le jour où P’tit Clown a commencé à parler, j’étais aux oiseaux. Enfin, il allait pouvoir dire ce qu’il ressentait. Bien sûr, il allait pouvoir nous contredire, il allait pouvoir nous dire non autant de fois qu’il le voulait, mais au moins j’allais pouvoir savoir ce qu’il a!

Je me souviens quand P’tit Clown a commencé réellement à se tenir la tête. Enfin, il perdait de cette fragilité. Il s’endurcissait. Je le sentais fort et en contrôle de son corps et de ses mouvements. Je n’avais plus peur quand je le prenais.

Je me souviens la première fois que P’tit Clown m’a donné un jouet. Enfin, je pouvais participer à ses jeux et sentir une réponse de sa part positive comme négative.

J’adore mes fils. Chaque instant de leur vie m’est important. Mais... il reste que la première période de leur vie n’est pas ma préférée. Elle me cause beaucoup de stress. Dans les deux cas, j’ai eu hâte de découvrir qui ils sont, mais surtout qu’eux découvrent tout ce qui est au bout de leurs doigts.


Crédit photo © Evely
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Et même si on voulait dire que c'est pareil, ce ne l'est pas

Publié par Evely le jeudi, mai 17, 2012 2 bouteilles à la mer...


7h00
Dring, dring

- Nous vous attendons pour 8h00 ou enfin le plus tôt possible.

- C’était qui, chérie ?

- L’hôpital, dire qu’avec P’tit Clown c’est à minuit que nous nous sommes rendus à l’hôpital, au moins ce coup-ci on a une bonne nuit de sommeil avant le travail.


7h30

- Nous voici à la garderie mon P’tit Clown d’amour. Ce soir c’est grand-maman et grand-papa qui vont venir te chercher. Tu vas dormir chez eux et pendant ce temps maman et papa accueilleront ton petit frère à l’hôpital. Tu pourras venir nous voir demain avec les grands-parents.

- Reste avec moi, maman.

- Ne t’en fais pas, je ne serais pas très loin et je pense très fort à toi.


8h15

- Bonjour, je dois me faire provoquer aujourd’hui.

- Oui, nous vous attendions, la salle d’accouchement est juste-là. Le médecin viendra vous voir sous peu.


8h30

- Nous commencerons avec un petit gel qui va déclencher les contractions. Vous pouvez vous promener, prendre le bain, utiliser le ballon, mais soyez de retour dans votre chambre aux quinze minutes.

9h15

- Ça va, chérie ?

- Honnêtement ? Oui, ce n’est vraiment pas comme avec P’tit Clown. Si toutes mes contractions sont comme ça, ce sera vraiment bien. J’anticipe un peu la suite, mais pour l’instant allons nous promener.

- Ouin, c’est vraiment différent, la dernière fois, tu ne voulais pas bouger. Pendant 18 heures tu es restée dans le lit sans broncher pour apprivoiser les contractions.


16h00

- Bonjour Evely, nous allons vous ajouter la syntocinon afin que vos contractions prennent de l’ampleur et que vous dilatiez plus.

- Ça va, chérie ?

- Je n’aime pas ça. Tu te souviens avec P’tit Clown, c’est là que mon calvaire avait commencé. J’avais failli vomir tellement c’était intense.

- Oui, mais tu te souviens quand tu as pris la péridurale, tu riais alors que tu avais des contractions intenses. Puis, c’est différent ce coup-ci, la dernière fois tu avais perdu les eaux à la maison pendant la nuit. Ce coup-ci, tu es provoquée. Ce n’est pas pareil.

- Mpfff, ouin, bon.


17h30

- C’était quoi ça ?! C’est la chose la plus douloureuse que j’ai jamais ressentie.

- Une contraction, chérie ?

- Non, cent fois pire.

- Madame, vous venez de percer les eaux et ça coule à flot.

- Avec P’tit Clown je n’avais pas ressenti ça comme ça. C’est tellement différent.


17h50

-AAAAAARRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG !!!! Fnakartlagnapasqui !!!!

(traduction : l’épidurale et que ça presse, c’est trop intense, au secours)


18h00

-          Bonjour, je suis l’anesthésiste. Avant de vous donnez la péridurale, il faut que je vous explique. Nous avons besoin de votre consentement puisqu’il peut y avoir des effets secondaires. De plus, il faut savoir que la péridurale ne marche pas sur tout le monde et bla bla bla et ta ta ta et reblablabla et retatata…

-          J’ACCEPTE !!!!!


18h30

-          Chéri, je ne comprends pas, ça fait toujours mal, c’est un peu moins intense, mais ça fait toujours terriblement mal.

-          Tiens bon, mon amour


19h30

-          Madame l’infirmière, faut que je pousse

-          Non, madame, vous êtes juste à cinq.

-          FAUT QUE JE POUSSE!!!

-          Bon, je vais vérifier… J’appelle le médecin, vous êtes à dix.


19h50

-          Chéri, ne panique pas, je sais j’ai terriblement mal et que je crie, mais tout va bien.

-          …



20h05

-          Bonjour Madame, je suis le docteur résident, mon nom est…

-          Présentation après, là je veux POUSSER…


20h14

-          C’est votre troisième poussée, on y va… et voici un magnifique bébé garçon.


20h15

-          Il est tellement bleu/blanc, P’tit Clown était mauve/rose. Il est tellement petit. Chéri, tu pleurais, je sais que l’épidurale n’a pas marché, mais il ne fallait pas pleurer. Tu as vu, j’y suis arrivée qu’en même.

-          Ce n’est pas pour ça que je pleurais. Tu étais concentrée sur tes contractions, mais ici tout le monde paniquait parce que les médecins n’arrivaient pas. Tu as tellement vite passé de cinq à dix qu’ils n’ont pas eu le temps de se préparer.

-          Dire, qu’à P’tit Clown j’ai pris dix heures pour dilater et que j’ai poussé pendant une heure, c’est vraiment pas la même chose.

On me l’avait dit, mais faut le vivre pour le savoir. D’un accouchement à l’autre c’est complètement différent… Ceci dit, certaine chose reste pareille, comme le premier pipi qui urgeait de faire sur le ventre de maman épuisée de son accouchement alors qu’on fait du corps-à-corps.

Crédit photo © koadmukee

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La petite question tannante

Publié par Evely le jeudi, mai 10, 2012 6 bouteilles à la mer...
Une chose bizarre s’est produite à partir du moment qu’on a su qu’on aurait un deuxième garçon. Je ne m’y attendais pas. Une phrase s’est glissée sur toutes les lèvres de ceux à qui on annonçait la bonne nouvelle. Cela ne m’a pas dérangée... jusqu'à l'hôpital. En pleine contraction, quand l’infirmière a répété cette même question qu’on m’avait déjà posée cent fois, j'ai eu une envie subite et intense de la rentrer dans le mur.

Une petite question, bien inoffensive en parure, mais combien ingrate envers mon nouveau bébé. Une petite question qui est presque naturelle, mais tout simplement déplacée quand on y pense. Est-ce que vous allez réessayer pour un troisième, pour une fille ?

On peut-tu avoir celui-ci en premier ? On peut-tu s’émouvoir devant son petit visage d’ange, ses manies bien à lui et sa manière d’être notre fils avant de penser à répéter l’expérience ? Dans cette salle d’accouchement, alors que la sueur perlait sur mon front, j’avais juste le goût de dire à cette gentille infirmière d’aller au diable. Je vais commencer par accoucher et ensuite, je vais apprivoiser ce petit être, je vais l’éduquer, l’aimer et le faire grandir dans notre petit nid et si l’envie nous prend pour un troisième, alors on s’y mettra, mais si jamais c’est un autre garçon, ON EN SERA HEUREUX !!!!

Je l’ai déjà dit, je n’ai pas besoin d’une fille à ce point. En fait, quand je suis tombée enceinte de P’tit Clown, j’avais envie d’être maman. J’avais envie d’avoir un enfant, mais je n’avais ni envie d’un gars ou d’une fille. J’avais envie d’un enfant, point à la ligne. Quand on a décidé d’avoir un petit deuxième, c’est encore une fois d’un enfant qu’on avait envie indépendamment du sexe qu’il aurait. Je sais bien, il y a une espèce de sous-entendu que le couple gars/fille est un idéal, mais de là à demander si on va s’essayer à nouveau parce qu’on a un deuxième garçon me semble hostile envers lui. Comme s’il n’était pas ce que l’on voulait. Comme si c’est dommage qu’il ne soit pas une fille et qu’on va l’accepter vu qu’on n’a pas le choix.

Je sais bien que cette question n’est pas mesquine, mais je la trouve plate à entendre. Je ne veux pas que mon deuxième fils croit ou sente qu’il aurait dû être une fille pour qu’on soit l’image de la famille parfaite. La vérité c’est qu’il est le membre manquant de notre famille. Par sa présence, toute masculine soit-elle, il rend ma petite famille parfaite. Est-ce qu’on va se réessayer pour une fille ? La réponse à toujours été la même. Non, nous, on voulait deux enfants. Deux filles ou deux garçons ou un de chaque tant que ce sont nos enfants et qu’on soit heureux tous ensemble. Pas de trois pour nous et surtout pas pour avoir une fille vu qu’on a eu des gars. On est trop occupés à être bien tous ensemble.
Crédits photo: Licence CC bube09
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1 an pour Bébé premier… eh oui déjà!

Publié par Audrey le samedi, mars 24, 2012 1 bouteilles à la mer...
Ça y est, on a franchi le cap de la première année avec Bébé 1er. Tout le monde a survécu, fiston a l’air de trouver que nous sommes de pas-si-mauvais-parents après tout… Bref, je pense qu’on s’en sort plutôt bien!

Nous n’avons finalement pas sacrifié tant de sommeil que ça. Nous avons un petit coquin qui se réveille souvent à 6h, parfois 5h30, mais il dort super bien tout le reste de la nuit. Il grandit à vue d’œil et c’est tellement merveilleux de le voir faire des progrès. Lui dire « bye bye » et voir sa petite menotte se lever et faire le geste en marmonnant « ta!! », c’est tout simplement extraordinaire. Je le regarderais bien une journée entière me faire des « ta!! ».

Côté vocabulaire, nous sommes limités à « ta!! ». Une journée, une seule, il a dit « meman… ». Il l’a pratiqué toute la journée, puis plus rien. Mais je sais que ça reviendra…

Il fut un moment où j’étais un peu exaspérée de voir qu’il ne pouvait vivre sans son papa alors que si je n’étais pas près de lui, ce n’était pas grave… Ça s’est replacé depuis, maintenant j’ai regagné de l’intérêt, à mon plus grand bonheur.

Sinon, nous avons vécu le grand questionnement familial : change-t-on de voiture pour accommoder nos besoins grandissants? Nous avions finalement statué que nous attendrions, mais finalement, entre Vieille Bagnole et Voiture Expérimentée, c’est Mme Expérimentée qui a flanché cette semaine. Nous avons donc dû précipiter un peu le projet, à notre plus grand contentement cela dit… Nous voilà endettés comme tout bon ménage québécois! Pour ceux que ça intéresse, nous avons choisi le VUS (il était hors de question pour moi d’aller vers la minivan avant d’avoir au moins 6 enfants. J’exagère un peu, mais à peine…).

Bébé 1er a eu deux boutons. Oui oui, un sur le ventre et un dans le dos. Bon d’accord, un peu plus, mais des tout petits de rien… je me demandais ce que c’était, jusqu’à ce que je demande à la gardienne de me dire ce qu’elle en pense. PANIQUE! C’est une varicelle! Alerte alerte! Les parents d’une petite fille qui se fait garder décident de ne plus l’envoyer! Pourtant, si c’est bien cela, le mal est fait mes amis… Bon, 7 jours plus tard, on voit toujours des boutons, mais vraiment pas de varicelle… de minuscules têtes d’épingle qui disparaissent et réapparaissent en grappes de jour en jour… Au CLSC, on suggère une roséole. Tiens tiens, justement ce que la petite-fille-qui-ne-doit-pas-attraper-la-varicelle a eu il y a deux semaines… Je commence tout juste à me sentir moins paria, moi qui ai OSÉ emmener mon enfant à la garderie avec 2 boutons… Ouf!

Les hauts et les bas d’être parent, jusqu’à maintenant, ça me va! On continue! Je t'aime mon Bébé 1er!

Crédit photo : Mommy Walking Baby
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Moi, j’aime mieux mon papa!

Publié par Audrey le samedi, mars 03, 2012 3 bouteilles à la mer...
J’avais lu que c’était possible. J’étais donc préparée. Mais quand on s’en rend compte, ça frappe… et ça fait un peu mal en fait! Heureusement, ça ne dure pas toujours, il paraît. Bébé 1er, je pense, achève une phase « J’aime mieux Papa que Maman ». ---

Il va avoir un an dans moins de 2 semaines et depuis quelques jours, j’ai remarqué qu’il voulait toujours jouer avec son papa. Avec moi, ça dure à peine 2 minutes, puis il s’en va voir ce que son papa fabrique.

Il le suit partout dans la maison.

Il hurle son désespoir dès que papa va aux toilettes ou dehors porter un sac à la poubelle.

Mais si c’est moi qui fais la même chose, alors c’est comme si de rien n’était, il n’en fait aucun cas. Je peux monter et descendre les étages de la maison sans avoir peur qu’il ne se jette dans l’escalier, comme il le fait quand son papa se déplace…

Je vais le chercher le soir à la garderie, et dès qu’on arrive à la maison, il n’en a plus que pour son papa.

Le matin quand je me lève, bébé me regarde à peine et continue de boire son lait dans les bras de son papa.

Puis, au déjeuner, s’il ne voit pas son papa, il le cherche des yeux et ne mange presque pas.

J’ai lu qu’il arrivait que les bébés « préfèrent » un parent à l’autre pendant quelque temps, puis changent. Visiblement, on est dans la période « je préfère Papa ».

Heureusement, je pense que ça va se terminer bientôt. Hier soir, il est resté avec moi tranquille, sa petite tête accotée sur mon épaule, à regarder ce que je fabriquais sur mon ordinateur pendant que Papa préparait le souper dans l’autre pièce. Cela aurait été impensable avant-hier. Ça fait du bien, disons!

Crédit photo : Licence CC Jeff Rhines
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« Meman » pour la vie

Publié par Audrey le samedi, janvier 21, 2012 2 bouteilles à la mer...
« Attends, tu vas comprendre plus tard c’est quoi! ». Combien de fois ma mère m’a dit ça quand j’étais jeune… Maintenant que je suis maman à mon tour, il ne se passe pas une journée sans que je me dise « ah, là je comprends… »! Comme je vous le disais la semaine dernière, Bébé 1er vit son premier gros rhume.

Visite chez le pédiatre mardi. Après 16 jours de morve et de toux, une maman s’inquiète. Est-ce que tout est normal? Après l’examen de la gorge, des oreilles, des poumons, des yeux croûtés, le verdict : tout est normal, ce n’est qu’un gros rhume qui va passer. Même que le docteur a cru bon (hmpf!) de me dire « ah ça fait juste 16 jours qu’il est malade? » grrrr. C’est qu’il est rude le rhume, cette année.

Bon donc toujours est-il qu’après tant de temps à partager des microbes, j’ai fini par l’attraper moi aussi. Par contre, il s’est manifesté sous la forme d’un tracteur qui m’a écrasée en moins de deux. Probablement plus une grippe. Donc nous voilà tous les deux cette semaine à se relancer sur qui tousse le plus et qui mouche le plus. Chic, hein?

Et c’est dans ce temps-là qu’on s’ennuie de sa meman. Je suis chanceuse, la mienne est en congé les vendredis et elle est venue nous « garder » tous les deux cette semaine. Ça fait plaisir à Ti-Lou et ça me permet de lâcher prise côté vigilance. Et comme je sais qu’elle lit toutes mes chroniques, j’en profite pour lui dire : « merci, meman! »

Crédit photo : Licence CC Ning J
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Ces parents qui me touchent

Publié par Evely le jeudi, janvier 19, 2012 7 bouteilles à la mer...
J'ai reçu le Châtelaine par la poste au début janvier. Je feuillette les pages quand je tombe sur cette photo d’un couple qui tient dans leurs mains un toutou girafe. Ils sourient à la caméra et semblent en paix et heureux. Je lis le début du reportage. Ça disait un truc dans le genre : "Ces parents qui reviennent de l’hôpital les mains vides". J’ai fermé la revue. Je n’ai pas le cœur de lire leurs histoires. Autant que ça me touche profondément quand un parent perd son enfant, autant que là, enceinte, je n’arrive pas à lire ce reportage.

Je ne veux pas savoir que l’on survit à la perte de son enfant. Je ne veux pas imaginer la bassinette vide au retour de l’hôpital. Je vois trop bien tous ces préparatifs qui ne servent plus. Tous ces petits morceaux de linge qu’on a tendrement lavés, pliés et que personne ne portera. Je ne veux pas savoir que le nom de l’enfant était choisi. Ça me fait trop mal.

Est-ce que cela vient du fait que je suis enceinte ? Que je sens mon P’tit Singe me donner des coups dans le ventre, que j’ai choisi la peinture pour sa chambre, qu’on parle de lui comme s’il était déjà là ? Probablement, mais aussi parce que je trouve ça trop cruel et trop injuste. On désire un enfant bien avant sa conception. L’idée monte en nous, nous charme et nous envahit tout doucement. Puis ce moment où les deux lignes se font sur le bâton. La joie démesurée que nous ressentons dans la salle de bain. Et l’annonce que nous faisons à la famille, aux amis, au monde entier comme si personne auparavant n’avait vécu un aussi grandiose moment. Et là, tout perdre. Perdre son enfant.

J’ai suivi et pleuré l’histoire d’Anne-Marie Lecomte. Il y a moins d’un an, son fils s’est enlevé la vie. J’ai pensé à mon P’tit Clown tout plein de vie du haut de ses deux ans. Je me suis dit que son fils devait être comme ça lui aussi à deux ans. Je me suis dit que la vie est fragile. Que si on a la santé physique, on n’est pas pour autant invincible. Je l’ai lu alors qu’elle criait son mal. Son enfant qui n’est plus et elle qui doit continuer. C’est trop cruel et trop injuste.

J’ai une copine qui a fait une fausse couche. Elle était à son premier trimestre, mais elle en a souffert. Elle a refusé de nous voir pendant son deuil. C’est qu’on est trois filles enceintes de notre deuxième. Nous avons toutes les bedons ronds. Toutes à ne parler que de ça. Quand elle a eu le courage de nous dire qu’elle n’avait pas la force de nous voir, j’ai fondu en larmes. Je la comprends. Peu importe à quel trimestre qu’elle était, elle avait son petit bébé et elle l’a perdu. J’aurais été comme elle, je le sais.

Je me souviens toutes les nuits où je suis allée voir si P’tit Clown respirait alors qu’il n’était qu’un poupon. Je détestais la marche entre ma chambre et la sienne. Au beau milieu de la nuit, j'imaginais le pire parce qu’il dormait depuis longtemps. Très longtemps, trop longtemps. Chaque fois que je voyais son torse se bomber sous sa respiration, je pensais à ces parents qui eux n’ont pas eu cette chance.

La vie est fragile. Je la sens dans mon ventre qui fait tout pour se créer et être forte. Je n’ai pas lu le reportage de ces parents sans bébé. Je n’ai pas besoin de le lire, car je souffre pour eux. Je sais qu’ils ont trouvé un moyen pour continuer et avancer. C’est ce qu’on ferait tous, mais je ne veux pas le vivre, je ne veux pas savoir qu’on survit à ça.

P.-S. Ne vous en faites pas. Je sais que ce que j’écris n’est pas de mon usuel jojo, mais je voulais vous partager cette réflexion. Elle est avec moi depuis la naissance de P’tit Clown, elle me garde en alerte et elle me rappelle la chance que j’ai. Elle me pousse à profiter de ma vie et des vies de tous ceux qui m’entourent.

Crédit photo: Licence CC bzhmatth
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Bébé 1er a sa première grippe d’homme!

Publié par Audrey le samedi, janvier 14, 2012 1 bouteilles à la mer...
Mon Bébé 1er a un gros, gros rhume. Il morve, il tousse, il chiale. Oui oui, une vraie grippe d’homme! Pour moi, ce sont les premières instances de la question : consulter ou ne pas consulter?

Pendant les fêtes, un virus peu sympathique, le VRS, a circulé à la garderie. Une petite fille a dû être hospitalisée. Deux fois plutôt qu’une! Évidemment, ça a déclenché une panique dans mon petit cœur à cette annonce, mais une petite recherche m’a appris que la grande majorité des enfants de moins de 3 ans l’auront eu, sans développer de symptômes graves. Donc, juste un vilain rhume.

Ça fait 2 semaines que mon pauvre chaton - ti-lou - lapin tousse et mouche. J’ai été confrontée ce matin à la question : je consulte ou je ne consulte pas? Mais mon expérience du système de santé ne me pousse pas vers la consultation. Mon médecin de famille ne voit pas les bébés, la clinique à côté de chez nous prend juste les inscrits, mais juste quelques demi-journées par semaine (et pas le vendredi!), la clinique pédiatrique qui est fermée le vendredi (il ne faut vraiment pas être malade les vendredis!) et les urgences qui sont engorgées… hmm! Ça fait se demander si c’est vraiment nécessaire de consulter!

Heureusement, j’ai une amie pharmacienne qui m’a suggéré quelques trucs qui semblent aller jusqu’à maintenant. Par exemple, sur la bouteille d’acétaminophène, c’est écrit de ne pas donner en prévention. Oui, mais je fais comment pour savoir si mon bébé a mal quelque part? Alors on va en donner pour voir si ça semble l’aider, même s’il ne fait pas de fièvre. Aussi, on va abuser de la solution saline pour le nez. J’en mettais de temps en temps, mais pas régulièrement. Et finalement, probablement le meilleur remède, une journée de congé de la garderie pour rester collé-collé avec maman. Le repos va lui faire le plus grand bien.

Et moi je me gâte, puisque, paraît-il et je le vis, c’est le seul moment où nos petites boules d’énergie se laissent bercer et câliner sans trop rouspéter…

Crédit photo : Licence CC Jeremy Austin
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Quand le caractère se pointe le bout du nez!

Publié par Audrey le samedi, janvier 07, 2012 0 bouteilles à la mer...
Un bébé, c’est génial! C’est rond, rose, doux, ça sent bon (la plupart du temps!), c’est adorable quand ça fait des risettes. Et puis ça grandit, ça découvre ses mains, ses pieds, ça commence à se déplacer. Et puis le caractère commence à ressortir…

Bébé 1er a commencé les épisodes de « danse du bacon » récemment. C’était principalement quand on lui enfilait de son habit de neige. Probablement que le fait d’être coincé comme un bonhomme de neige et de ne plus pouvoir bouger, en plus d’avoir toujours la tuque calée jusqu’au nez, y était pour quelque chose. Maintenant, on a souvent droit à cette crise caractéristique : quand on lui dit « non! » et qu’il est fatigué, quand il n’a pas envie d’aller dans sa chaise haute, qu’il ne veut pas rester dans nos bras, que sa marchette est coincée contre un meuble, etc. On n’a pas d’autre choix que de rester fermes sur nos positions ou bien d’en rire…

Récemment, il a beaucoup été question d’intimidation chez les jeunes dans les médias, et je me demande souvent comment ce sera plus tard, quand mon Bébé 1er sera en âge d’aller à l’école et d’entrer dans cette phase de lutte pour faire sa place parmi les autres. Sera-t-il intimidé? Sera-t-il intimidateur? Ça me préoccupe déjà! Quelle ne fut pas ma surprise l’autre jour, en allant chercher mon Héritier à la garderie, de me faire raconter par sa gardienne que la petite nouvelle a peur de lui! Elle a le même âge que Bébé 1er, mais est probablement deux fois plus menue (c’est qu’il est bien baraqué, mon poupon!). Alors quand il se dresse fièrement devant elle et lui pousse ses grognements primaux en sautillant, elle est terrorisée! Ça y est, mon bébé fait de l’intimidation! (Bon je sais, j’exagère!)

Heureusement, à travers tout cela, notre Bébé 1er est d’un naturel rigoleur et le simple mot « coucou! » le rend heureux comme tout! Un bébé, c’est génial! Même avec son petit caractère…

Crédit photo : Licence CC sean dreilinger
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Un délicieux Père Noël

Publié par Audrey le samedi, décembre 24, 2011 0 bouteilles à la mer...
Bébé 1er a vécu cette semaine sa première rencontre avec le Père Noël. J’avais vraiment hâte de voir quelle serait sa réaction, si ce serait la traditionnelle crise de larmes comme beaucoup de jeunes enfants… Hé bien non, la réaction fut (vraiment!) toute autre.

Nous avons vécu, dans les derniers jours, quelques rassemblements de parents et enfants qui m’en ont dit long sur mon rampeur de 9 mois. « Pire période pour l’angoisse de la séparation », lit-on dans les articles sur le développement des enfants de cet âge. Ah ah! Je n’y crois pas!

Non, Bébé 1er, lui, a beaucoup mieux à faire que de rester collé à sa maman. Il y a tant à explorer, tant de gens à rencontrer. Son premier cadeau de Noël a été déballé en début de semaine à la garderie. Tous les parents étaient assis en cercle, avec leurs enfants trop heureux de les retrouver en cette fin de journée. Où était Bébé 1er? En train de faire connaissance avec un papa qu’il n’a jamais vu de sa vie, lui offrant ses plus beaux sourires et dansant allègrement en se tenant après lui. Pas moyen de l’intéresser à son cadeau!

Quelques jours plus tard, nous sommes allés au dîner de Noël des enfants de mon ancien travail. Il y avait de la vie là-bas! Les plus vieux se pourchassaient en courant, alors j’ai essayé tant bien que mal de retenir Bébé 1er près de moi pour éviter qu’il ne se fasse piétiner par accident. Mais, dès que j’ai eu le dos tourné, il a foncé à tous genoux vers l’un de mes collègues qu’il n’avait jamais vu, tendant les bras pour qu’il le prenne. Et il est resté tranquillement dans ses bras près d’un quart d’heure sans rien dire, alors qu’il ne reste pas deux minutes dans les miens! C’est sans mentionner que, pendant le repas, mon glouton se ruait sur les assiettes des autres enfants sagement installés par terre!

Et puis le Père Noël est arrivé au bureau avec son grand sac rempli de cadeaux. Mon Héritier l’a regardé brièvement, et dès que tout est devenu plus calme, il s’est mis à ramper à toute vitesse en sa direction. Je l’ai retenu, non sans protestation, et lui ai offert son biberon pendant que les autres enfants recevaient leurs cadeaux. Quand son tour est venu, essayez de deviner ce qu’il a fait! Allez! Non, vous n’y êtes pas du tout! D’abord un peu consterné par autant d’attention, il s’est finalement tourné vers le vieil homme barbu pour l’observer et a ouvert tout grand la bouche, la langue sortie bien sûr, comme s’il voulait le manger! Disons qu’il en a fait rigoler plus d’un! Ça fera vraiment un beau souvenir car je l’ai sur photo en plus!

Alors sur cette belle anecdote, je vous souhaite une merveilleuse fin de semaine de Noël remplie d’amour, de tendresse et de bonheur avec toux ceux que vous aimez!

Crédit photo : Licence CC PepOmint
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Bilan de 9 mois

Publié par Audrey le samedi, décembre 17, 2011 0 bouteilles à la mer...
Peut-être parce que c’est Noël et la fin de l’année qui approche, j’ai le goût de faire le bilan de mes 9 premiers mois en tant que maman. Je suis allée relire mes chroniques passées afin de voir comment la vie avait évolué avec Bébé 1er… Venez donc avec moi, mais je vous avertis, je passe du coq à l’âne (ça fera une pratique pour le temps des Fêtes)!

Dans mon tout premier billet sur ce blogue, je m’émerveillais devant la précision de Bébé 1er dans ses temps de sieste, ses quantités de lait absorbées et autres mathématiques de poupon. Je constate que son horloge interne est toujours aussi efficace : il tombe de fatigue à exactement 19h et se réveille généralement vers 6h15, qu’il fasse clair (fin de l’été) ou noir (plein hiver!).

Quelques mois plus tard, j’abordais l’éternel problème du dodo la nuit. Comment aider Bébé 1er à s’endormir seul et à se rendormir s’il se réveille la nuit. J’avais lu un article sur Internet à ce sujet (même si j’essaie, je dis bien j’essaie, de continuer à fuir les forums de discussion!) qui proposait de faire dormir le bébé avec un toutou dont la taille est à peu près celle d’un poing d’adulte. Peut-être pour lui faire croire que c’est la main de sa maman? Bien ici, ça a fonctionné à merveille! Depuis ce temps, c’est un charme de coucher mon Héritier, que ce soit pour la sieste ou pour le dodo. Dès qu’il se frotte les yeux, hop dans la couverture puis dans le lit, et rapidement on lui donne son toutou qu’il s’empresse de mâchouiller. Bon, c’est sûr qu’il faut le laver très souvent, mais Bébé 1er est si heureux ainsi! Je conseille ce truc à tous! Même la nuit, s’il « chigne », il suffit de replacer ses couvertures et de lui redonner son toutou égaré pour qu’il se rendorme comme par magie.

Peu après, je rigolais du fait que la cousine de Bébé 1er commençait à répéter les mots qu’elle entendait et qu’elle avait répété le mot « têteux » à l’intention de mon Héritier. Bien parlant de mots, j’ai eu droit cette semaine aux premières syllabes qui, mises ensemble, sonnent comme « maman ». Ouah! Comme c’est doux à mes oreilles!

Ensuite, j’ai remarqué que plus jamais ma vision du monde ne serait pareille. Dès qu’il est question d’enfants dans les médias, dans un film ou dans ma vie, je suis une bombe d’émotions prête à exploser en sanglots! Au moins, l’hiver, on peut mettre les reniflements sur le compte du rhume…

Côté mode, je n’en reviens toujours par à quel point les tailles de vêtements pour enfants ne sont pas constantes! Bébé 1er porte des pantalons 6 mois, un chandail 12 mois et un pyjama 18 mois! Mais même dans ses pyjamas 18 mois, certains sont « justes », et l'un d'eux est vraiment trop grand. Et c’est sans parler des autres morceaux. Hmpf!

Et moi qui pensais que je n’arriverais jamais à « connecter » avec l’enfant de quelqu’un d’autre, voilà que les trois enfants de la gardienne de Bébé 1er semblent m’avoir adoptée. Les deux plus vieux me font des câlins matin et soir et la plus jeune, de l’âge de mon fils, me tend les bras lorsque je m’en vais. Comme ils sont mignons!

À part cela, nous n’avons toujours pas de nouvelle voiture et Bébé 1er tire toujours la langue lorsqu’il veut faire le clown. Il marche maintenant très bien soit à quatre pattes ou debout en poussant des objets (par exemple, les chaises de la salle à manger que je retrouve dans le salon, la poubelle de la cuisine que je retrouve dans l’entrée, etc.). Ah, et le fameux parc a été rangé après 2 semaines d’utilisation seulement… Finalement, le truc de Julie pour l’heure des repas (les trois cuillères) a sauvé nos vies!

Après deux semaines d’introduction à la garderie, je me rends compte que mon petit poulet n’est maintenant plus un nourrisson. Il a ses préférences, son petit caractère qui pointe, il arrive à s’occuper seul et entre bien en relation avec les autres enfants. Quelle belle évolution en si peu de temps!

Voilà ma rétrospective des neuf premiers mois de Bébé 1er, l’Héritier. Bonne dernière semaine avant les Fêtes!

Crédit photo : Licence CC Matthew Kirkland
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Ça y est, c’est fait : première semaine de garderie

Publié par Audrey le samedi, décembre 10, 2011 0 bouteilles à la mer...
J’ai trouvé la garderie de Bébé 1er très facilement. Après avoir laissé mon nom dans des grandes garderies, des CPE et toutes sortes d’endroits qui m’ont dit qu’ils me rappelleraient s’ils avaient de la place ou qui m’ont carrément dit que la liste d’attente était de 3 ans (!!), j’ai décidé de me tourner vers le milieu familial. Ça a été beaucoup plus facile.

J’aime cette formule, car c’est très personnalisé. C’est donc avec confiance que je suis allée le reconduire lundi pour son premier avant-midi de gardiennage. L’introduction s’est plutôt bien faite, il a beaucoup observé les autres. Le lendemain, je l’ai laissé un peu plus longtemps et suis venue le chercher après le lunch. Là, par contre, ça avait été plus difficile. Il a été d’humeur maussade tout le temps. Ouille… Inquiétude pour maman. Et s’il ne s’habituait pas?

Mercredi, je l’ai gardé avec moi. On a joué ensemble et notre routine habituelle s’est déroulée sans anicroche. J’étais un peu nerveuse jeudi, car je devais le laisser toute la journée, et vendredi aussi, pour remplir un engagement à l’extérieur. Vu la difficile journée de mardi, je me suis libérée aussitôt que possible en après-midi pour venir retrouver un petit chou très heureux en train de s’amuser avec ses nouveaux amis. Quel soulagement! Et même chose vendredi! La gardienne me confirme que c’est plus facile aussi maintenant qu’elle commence à mieux décoder ses signes.

On a donc survécu à cette première semaine! Je suis si fière de mon Bébé 1er! Et quel moment précieux que celui des retrouvailles quand je vais le chercher. Ça vaut tout l’or du monde! C’est comme une avalanche d’amour qui m’envahit!

La semaine prochaine, je n’ai pas vraiment d’engagement alors je ne sais pas trop quand j’enverrai Bébé 1er se faire garder. Un petit côté coupable me fait remarquer que je pourrais profiter quelques journées à moi toute seule pour faire des trucs que je remets à plus tard depuis si longtemps… hmmmm… En plus, je sais maintenant qu’il est bien et qu’il s’y habitue de plus en plus! À suivre!

Crédit photo : Licence CC Marie C. Cudraz
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Des changements et des vies…

Publié par Audrey le samedi, décembre 03, 2011 4 bouteilles à la mer...
C’est lundi que Bébé 1er commence son introduction graduelle à la garderie. Ouf. Une nouvelle étape pour lui, qui pave la voie vers une nouvelle étape pour moi aussi.

Parlons d’abord de Bébé 1er! Eh oui, c’est à mon tour de vivre cette étape de la vie de nouvelle maman! Je devrai confier mon bébé à une personne qui me semble très sympathique, mais que je ne connais pas beaucoup. J’ai choisi pour débuter un milieu familial. Je ne voyais pas mon poupon dans une grosse garderie… Je suis sûre qu’il aurait fini par s’y adapter, mais je crois que le choc sera moins grand dans une petite installation! En même temps, j’imagine qu’un choc, c’est un choc! Qui peut vraiment lire dans la tête de nos petits amours pour connaître leur préférence?

La chose qui m’inquiète un peu, c’est que même s’il a l’air de déjà aimer sa gardienne, il a pleuré chaque fois que nous sommes allés visiter et que les trois petits monstres sont arrivés en courant et en hurlant. Quelle différence par rapport à notre maison emplie de calme! Comme quoi la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille… J’ai hâte de voir comment se passera cette première semaine!

Parlant de fleuve et de vie, avez-vous eu le syndrome du congé parental qui vous donne le goût de changer de vie? Moi si. Je suis convaincue que ce congé fait mal à beaucoup d’entreprises! J’ai pris les premiers mois de ce temps d’arrêt à réfléchir à ce que je voulais vraiment faire dans ma vie professionnelle, à me projeter dans le futur et à chasser mes nuages gris. Et j’aurai le bonheur et l’immense privilège de passer les derniers mois à organiser ma nouvelle carrière. Eh oui, je fais le saut et me lance à mon compte. Après plus de 10 ans au même endroit, c’est un énorme pas à franchir, mais je l’entrevois avec énormément d’enthousiasme. En plus, j’ai la naïveté de croire que cela me permettra peut-être de pouvoir concilier travail et famille encore plus facilement! L’avenir me le dira!

Crédit photo : Licence CC Ricky Brigante
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Panique à l'heure du repas!

Publié par Audrey le samedi, novembre 26, 2011 6 bouteilles à la mer...
Il y a trois moments que je crains plus que tout dans une journée : le matin, le midi et le soir. Pourquoi? Parce qu’il faut donner à manger à Bébé 1er! J’ai toujours peur de voir si ce sera un repas catastrophe ou si ça ira relativement bien.

Bébé 1er mange depuis environ l’âge de 5 mois. Au début, c’était plus pour jouer. On découvrait des saveurs et des textures sans trop calculer les quantités. Puis on est devenus plus assidus à 6 mois. Je dirais que le premier mois et demi, c’était un charme. Il mangeait très bien, vidait ses bols à tel point que je me demandais si je ne devrais pas augmenter encore plus les quantités! Il semblait tout aimer puisqu’après une grimace ou deux, il avalait avec appétit et rouvrait la bouche pour la prochaine bouchée.

Puis, ça s’est gâté. Le moment si agréable du repas est devenu synonyme de crise dès le moment de toucher la chaise haute. Puis quand s’approche la cuillère, les hurlements dignes d’une séance de torture débutent… Chic hein? Je sais que je ne suis pas la seule, alors j’ai vraiment besoin de vos trucs pour survivre à ce moment.

J’ai, je crois, tout essayé. Varié les aliments, la texture des purées, donné des petits morceaux, vérifié la température, la quantité, les mélanges, etc. J’essaie en chantant, en dansant, en faisant des coucous. La seule chose qui semble fonctionner est d’installer le portable sur la table et de taper « Passe-Partout chanson des légumes » sur YouTube. Ah ça, il aime ça. Mais je ne veux pas en faire une habitude…

Si un soir il dévore ses morceaux de patates, le lendemain ces mêmes patates semblent goûter l’acide pur à le regarder se tordre pour les éviter. J’ai remarqué par contre que ça passe mieux si ça vient directement de mon assiette et que je lui donne avec les doigts. Le hic, c’est que je ne peux pas encore tout lui donner. Ni le nourrir exclusivement de fromage et de clémentines!

Avez-vous des trucs qui ont fait des miracles chez vous? Je promets de tous les essayer :-)

Crédit photo : Licence CC Ben McLeod
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Les potins du dimanche - Je suis "ma tante" !

Publié par Julie le dimanche, novembre 20, 2011 7 bouteilles à la mer...
Vendredi dernier, j'ai pris mes courriels aux dix minutes. Une vraie folle. J'ai aussi parlé à ma mère trois fois pour être au fait. Même à 600 km de distance, je ne voulais rien manquer. Si bien que lorsque j'ai reçu cette belle photo pendant la formation à laquelle j'assistais, j'avais les yeux plein d'eau.

"Voici notre belle E qui s'est jointe à la famille. Ta soeur est géniale dans tout cela."

Je craque pour le premier bébé de ma petite soeur. Avez-vous vu si elle est belle? Lorsque ma soeurette habitait Montréal, elle était aux petits soins pour moi les trois fois que j'ai accouché. Ça me semble si difficile d'être au bout du monde. J'aurais tant voulu lui rendre la pareille. À moins d'un retournement du destin, je serai "ma tante" virtuelle.

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« Envoye dans l’parc! »

Publié par Audrey le samedi, novembre 19, 2011 4 bouteilles à la mer...
Bébé 1er a 8 mois. La période d’apprentissage de la position debout bat son plein. Déjà, il est capable de rester en équilibre quelques secondes, puis une poussière le distrait et boum!, il retombe sur les fesses. Ça, c’est quand on est chanceux.

La moitié du sol du salon a beau être recouverte de tapis en mousse, il faut inévitablement que Ti-Poulet tombe sur le coco en dehors de cette zone chaque jour. Quelques larmes, un bisou de maman et tout est vite oublié, mais quand même.

Papa 1er a donc suggéré de sortir le parc. Hé oui, le fameux parc dans lequel on a passé tant de temps quand on était jeune. Et aujourd’hui? À part que de servir de couchette portable quand on va en visite, à quoi ça sert un parc? Je n’ai vu aucune de mes connaissances qui sont mères l’utiliser comme endroit de jeu sécuritaire pour bébé. « C’est comme une prison, ça ne favorise pas son développement. » Ah bon! J’avoue que ça me chicote aussi.

J’ai donc décidé de considérer le parc comme une station de jeu différente en y plaçant des jouets. Ainsi, on peut varier les lieux pendant la journée pour garder Bébé 1er heureux et stimulé. De plus, ça me permet de faire certaines tâches sans m’inquiéter de ce que Bébé va attraper et faire tomber… Je n’ai pas trop l’impression de le mettre en prison et il n’a pas l’air malheureux. Génial!

Et chez vous, dans l’parc ou pas d’parc? Ce sont des questionnements qui paraissent bien anodins, mais c’est fou ce que la vie de maman en est remplie!

Crédit photo : Licence CC Stephane Raymond
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Laisser ou ne pas laisser pleurer : là est la question!

Publié par Audrey le samedi, novembre 12, 2011 4 bouteilles à la mer...
Bébé 1er a atteint un âge où maman commence à être préoccupée par son sommeil pendant la nuit. Il lui faut songer au retour au travail qui se fera dans quelques mois, donc habituer Bébé 1er à ne pas se réveiller la nuit.

Cela dit, mon cher poupon fait habituellement de très belles nuits. Mais il arrive certaines semaines où il ne semble pas pouvoir se passer de moi pendant une nuit complète, ou que son ventre crie famine.

Je vais donc lancer un débat. Certains sont d’avis qu’il faut laisser pleurer bébé pour qu’il finisse par se rendormir tout seul. D’autres pensent plutôt que ça dépend vraiment des parents, puisque les bébés vont, de toute façon, un jour finir par faire leurs nuits.

J’ai essayé les deux méthodes. Mon conseil : essayez les différentes méthodes et prenez celle qui semble offrir le moins d’inconvénients! Voici mes résultats personnels pour chaque méthode

Premièrement, laisser pleurer. C’est presque insupportable pour maman, mais la raison me disait qu’il fallait que j’essaie puisque ça a fonctionné avec tant d’autres enfants. Aux premiers pleurs, je vais le voir, le replace confortablement dans son lit et lui donne son toutou qu’il aime tant mettre dans sa bouche. Cinq minutes plus tard, ça recommence. J’attends les 10 minutes de la méthode « 5-10-15 », puis je vais mettre son mobile en marche. Avec la petite veilleuse, ça lui fait quelque chose à observer. Mais les pleurs continuent de plus belle. J’attends le 15 minutes, puis je vais changer sa couche, le berce un peu, mais rien n’y fait. Là je me demande si je craque et lui offre le biberon. Une fois, j’ai essayé de voir s’il finirait vraiment par se rendormir tout seul. Mais après 1h30 de pleurs, je n’en pouvais plus, et lui non plus. Il a fallu au moins 15 minutes pour le calmer, puis il a bu un peu et s’est endormi dans mes bras. Ouf, deux heures de sommeil perdues pour toute la famille. Est-ce vraiment un bon moyen de lui apprendre?

Après cet épisode (qui n’était pas ma première tentative, mais certainement la plus longue), j’ai pris la décision que j’irais le voir et lui offrirais du lait après les 10 minutes de la méthode 5-10-15. L’avantage est énorme pour moi : 20 minutes seulement et tout le monde peut retourner dormir tranquillement jusqu’au lendemain.

Depuis que j’ai cessé de laisser pleurer Bébé 1er, les épisodes de réveil la nuit sont plus rares. Mais, pour en avoir discuté avec d’autres parents de jeunes enfants, la méthode du « laisser pleurer » semble fonctionner pour certains bébés. Peut-être que le mien n’est pas prêt, ou qu’il n’en aura pas besoin.

De votre côté, comment avez-vous géré cet épisode de la vie de vos enfants?


Crédit photo : Licence CC aquella manera
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Moi j’veux marcher!

Publié par Audrey le samedi, novembre 05, 2011 1 bouteilles à la mer...
Bébé 1er a commencé à se traîner tout seul. Je dis « traîner » et non « ramper », car ce n’est pas tout à fait le cas encore. Non, Môssieur ne veut pas perdre de temps à apprendre à ramper, mais il travaille drôlement fort pour se mettre debout tout de suite!

Un peu passé les 6 mois, Bébé 1er a commencé à s’exercer. À quatre pattes par terre, il se dandinait dans tous les sens, semblant réfléchir à la prochaine étape. Puis, il a compris qu’en poussant sur ses mains, il pouvait reculer. Il a donc pu faire quelques fois le tour du salon, m’appelant à l’aide lorsqu’il se retrouvait appuyé à un mur ou en train de rentrer en dessous du fauteuil… Pas très pratique, le reculons!

Prochaine étape, il a réussi, à force de se dandiner, à s’asseoir tout seul par terre. Après une journée ou deux, il pratiquait assidûment. Couché sur le dos, hop une petite roulade pour atterrir sur le ventre. Puis, on se hisse à quatre pattes, on bascule sur le côté et voilà! On voit le monde d’un nouvel angle! Malgré cette nouvelle solidité, on a tout de même droit à l’occasion à un grand « boum! » suivi de pleurs… Pauvre petit pou, il faut tomber, se relever, et recommencer!

Logiquement, fiston devrait maintenant ramper. Vers l’avant, devrais-je préciser! C’est important pour son développement psychomoteur, m’a-t-on dit à quelques reprises. Le hic ici, c’est que ce n’est pas « cool », ramper. Ben non, c’est pour les bébés, ça! Mon héritier, lui, veut marcher comme Papa et Maman. Il faut le voir se lever les fesses bien haut et chercher des objets auxquels s’agripper pour se redresser le haut du corps… Il travaille vraiment fort. Il faut dire que, depuis presque toujours, son moment préféré est lorsqu’on le tient debout sur nos cuisses et qu’il peut sautiller.

Je le laisse donc aller un peu à ses tentatives, puis je le prends, le place en position, et essaie de lui montrer à ramper en avançant ses genoux en alternance. Mais dès que je le lâche, il tente à nouveau de se mettre debout. Ah le p’tit coquin!

Ne vieillis pas trop vite, Bébé 1er! Chaque chose en son temps!

Crédit photo : Licence CC Alec Couro
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