Mon dernier billet

Publié par Evely le jeudi, août 23, 2012 9 bouteilles à la mer...
Devrais-je continuer à blogger ?

J’ai commence à blogger en 2009. J’étais dans une période noire et seule qui se nomme post-partum. Je me voyais comme étant une mauvaise mère. Je croyais que c’était plus facile, que j’allais être à la hauteur, mais ce n’était pas le cas. J’étais imparfaite. Avec du temps sur les mains pendant les siestes de P’tit clown, j’ai découvert les mamans bloggeuses. Mais encore plus, j’ai découvert que je n’étais pas seule. Que l’on était toutes un peu brouillon. Que l’on se remettait toutes en question et que l’on doute toutes de nos capacités. J’ai pu m’exprimer, dire qui je suis et ce que je ressens. J’ai pu sortir de ma solitude et de mon post-partum.

J’ai continué accompagnée d’Anik et Julie. Carte blanche les jeudis, je me laissais aller au gré de mes inspirations maternelles. Toujours plein de remises en question, mais aussi mes moments cocasses et mes moments douillets. Tout ce qui me trottait dans la tête, y passait.

Alors, nous y voilà. Aujourd’hui, le manque d’inspiration me vient. Est-ce que j’ai tout dit ? Bien sûr que non. J’ai plein d’idées qui cogitent et mes coqs font des siennes alors j’en aurais à raconter, mais est-ce que j’ai encore le goût de me raconter ? La vérité, c’est que ce n’est pas facile de délaisser le monde des mamans bloggeuses. Elles sont intéressantes, elles sont comiques, elles ont des opinions et des visions qui valent leur pesant d’or. Je lis souvent sans commenter. Je lis en ayant l’impression que je vous connais toujours un peu plus et que vous me connaissez encore un peu plus aussi.

Mais toute bonne chose à une fin. Est-ce que je devrais arrêter ? Pour l’instant, je crois que oui. J’ai l’impression depuis un certain temps que je me répète plus souvent qu’autrement. Signe que le chemin qu’il me reste à faire est peut-être plus personnel ou simplement que j’ai passé par-dessus une bonne part de mes angoisses.

Julie me demandait ce qui me poussait à continuer. Bien que je ne crois pas être une bloggeuse hors-paire qui trouve toujours les bons mots et qui permet de faire de grandes réflexions, je lui ai répondu que j’espère à chaque fois au moins avoir donné un rayon de soleil à au moins un de mes lecteurs. J’imagine une nouvelle maman un peu perdue, comme je l’étais il y a trois ans et demi, qui me lit et qui se dit « Tiens, elle aussi vit ça. Je ne suis pas seule ».

Cela dit, aujourd’hui je tire ma révérence.  Aussi bizarre que cela puisse paraître, j’ai presque peur de le faire. Je vais m’ennuyer de vous écrire et de lire vos commentaires. Mais toute bonne chose à une fin. De plus je me dis, que c’est peut-être aussi le signe que quelque chose de nouveau va commencer pour moi. Je ne sais pas quoi pour l’instant, mais j’ai confiance.

Dernièrement je disais à Superpapa que j’espère que l’on vit notre vie au maximum et que nous ne sommes pas juste là à la regarder passer. J’ai toujours voulu ma petite famille, ma petite carrière et ma petite maison. J’ai tout ce que j’ai voulu. J’en profite et j’adore ma vie. Je reste la même fille anxieuse et tout légèrement névrosée, mais aussi pleine d’humour et d’autodérision.  Alors que je fête mes trente cinq ans, je réalise que je suis la même petite fille rêveuse, mais que mes rêves ont évolué. Maintenant, je rêve de voir mes fils grandir et devenir de beaux jeunes hommes en santé et sains. Je rêve de devenir une professionnelle accomplie. Et je rêve d’être toujours à la hauteur du merveilleux Superpapa qui m’accompagne.

Merci pour tout, merci pour vos commentaires et pour votre support.

Evelyne
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Comment bien rater ses vacances ?

Publié par Anik le mercredi, août 22, 2012 0 bouteilles à la mer...
Vous êtes sur le point de terminer vos vacances et vous avez l'impression de ne pas en avoir assez profité ? Jetez un coup d'oeil à ce sketch de Florence Foresti et vous serez vite convaincue qu'il y a pire que vous ? Rires garantis... Six minutes bien investies, je vous jure !

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Comment vivre de vraies vacances ?

Publié par Anik le lundi, août 20, 2012 3 bouteilles à la mer...
Cet été, j'ai développé un nouvel art : potentiellement aussi compliqué que l'origami, mais plus simple que l'art de se mettre les pieds dans les plats. Je ne croyais pas y arriver. En fait, on m'avait même confirmé que je n'avais pas le pré-requis absolu, parce que je travaille à l'année (comme rédactrice et comme prof au cégep, aux adultes (donc pas de congé de grève)).

Je pensais donc que je n'y arriverais jamais. L'art de prendre de vraies vacances, c'était hors de ma portée. Chose impossible, mirage absolu... Un peu comme quand on imagine un homme qui ferait ferait l'épicerie sans rien oublier sur la liste et qui connaîtrait par coeur le prix des meilleurs spéciaux en alimentation. On en a entendu parler, mais on n'en a jamais vu... Dans mon cas, prendre de vraies vacances frôlait la légende urbaine, car depuis que j'ai 16 ans, j'ai toujours travaillé l'été.

Cependant, cette année, c'en était assez. J'étais plus mure qu'une banae qu'on aurait laissé traîner sur le comptoir et que les enfants ne veulent pas manger parce que la peau est noire (même si on sait très bien que l'intérieur est encore correct, mais ça, nos petits choux n'en ont rien à cirer). Mure pour des vraies vacances.

Je me suis donc mise au défi de me développer l'art du pognange de derrière. Drastique, j'ai élaboré mon plan de match infaillible :
- prendre deux semaines de vacances en Europe sans connection Internet.
- reporter mes cours du collégial pour ces deux semaines.
- prendre un congé total de rédaction pour l'été.

Et voilà ! Ça a fait du bien (à l'âme, du moins, mais moins au portefeuille). Le seul problème... c'est qu'on s'habitue à en faire moins, à dormir le matin et à paresser.... En fait, j'ai si bien réussi que maintenant, il me faut développer une autre forme d'art : retourner à la vraie routine du boulot sans déprimer...

Ou plutôt, trouver une réponse à cette épineuse question : « Comment se botter le derrière à nouveau sans que ça fasse mal ? :-) »

Vous avez une réponse ?
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Les vacances... finalement

Publié par Evely le jeudi, août 09, 2012 0 bouteilles à la mer...
Nous sommes officiellement en vacances. Bon, vous allez me dire que je suis en congé de maternité, alors je suis en vacances depuis trios mois déjà. Sauf que, comme vous le savez, un congé de maternité, ce n’est pas des vacances. C’est une période où l’on s’oublie un peu pour donner son maximum à un boss exigeant et impatient qui se nomme bébé. Loin de moi l’idée de m’en plaindre, j’apprécie le fait de ne pas avoir de stress professionnel. Ça fait du bien d’être à la maison, ne pas porter de maquillage, de ne pas courir d’une réunion à l’autre et surtout ne pas rendre de comptes à personne. Cela dit, c’est les vacances pour six semaines. Et oui, six semaines! Superpapa prendra son congé parental plus ses semaines de vacances. De longues vacances cette année!

J’ai préparé une liste d’activités que l’on peut faire. Nous allons voir l’exposition de Star Wars à Montréal et celle de Samourai à Québec ainsi que l’exposition navale pour P’tit Clown qui aime les bateaux. Nous allons visiter un vignoble à St-Bruno et un sur l’île d’Orléans. Nous allons faire un pique-nique au parc de l’escarpement, où il y a des jeux d’eaux. Nous allons visiter une ferme avec des petits animaux à nourrir et à flatter. Puis nous allons nous promener dans les rues enchanteresses du Vieux-Québec. J’ai proposé à Superpapa que nous fassions, autant que possible, nos sorties le matin. De toute manière, nous nous levons tôt pour donner le premier boire. Comme ça nous pourrons revenir à la maison en début d’après-midi, coucher les enfants pour la sieste et profiter d’un moment de couple tranquille sous le soleil. Après tout, depuis trois mois, les moments de couple se font plus rares.

Il y a quelques semaines, mes beaux-parents et Superpapa m’ont fait toute une surprise. Ils m’ont dit qu’ils prendraient les enfants, le temps d’une fin de semaine pendant que Superpapa et moi partirons à Tadoussac en escapade amoureuse. Je ne suis jamais allée à Tadoussac et depuis que je connais Superpapa, on se dit qu’on devrait y aller. Je me suis empressée de nous trouver une petite auberge et une croisière en zodiac pour voir les baleines. Cette petite surprise m’a vraiment fait plaisir. Ce sont mes vacances dans nos vacances dans mon congé de maternité. Bref, un moment juste pour moi et Superpapa.

Je lisais un reportage sur les vacances. Selon ce que le journaliste disait, nous n’avons pas assez de vacances. Nous devrions avoir un mois pendant l’été et deux semaines pendant l’hiver (une à Noël et une pour la relâche). Toujours selon ce qu’il disait, des études démontraient que notre productivité s’en porterait mieux et que le taux d’absentéisme diminuerait tout comme le taux de burn out et de dépression. Le reportage soulignait que la créativité des travailleurs, leur implication au travail et même l’estime de soi seraient en hausse si les vacances étaient plus longues. Enfin, je ne sais pas le bien fondé de ces études, mais je trouve que ce ne serait pas bête. Une des choses qui me plaît particulièrement dans nos six semaines de vacances est que je sais que Superpapa décrochera vraiment de son travail. Il pourra vraiment profiter de ce moment et de ses garçons et ça c’est le mieux que l’on peut demander.

Crédit photo:  © Evely
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Quand ça tourne mal

Publié par Evely le jeudi, août 02, 2012 1 bouteilles à la mer...
Je suis allée présenter Bébé Singe à mes collègues de travail. Évidemment, ils n’en revenaient pas à quel point il est beau. Pendant les deux heures où nous étions là, Bébé Singe est resté sage et souriant. Il faisait son fier coq devant tous ces nouveaux visages. Il se laissait prendre et riait quand on lui faisait des «  gagaga ». J’avoue que moi-même je faisais la fière.

Une de mes collègues a un fils de vingt ans. Elle prenait Bébé Singe avec plaisir, mais aussi avec nostalgie. « Profites-en » qu’elle me dit avec un trémolo dans la voix. « Ça change en vieillissant et tu les perds ». Elle avait les larmes aux yeux. J’avais le goût de lui dire qu’elle aurait l’occasion de catiner ses petits enfants dans quelques années, mais j’ai vu dans son regard que ça n’allait pas.

Elle m'a raconté que son garçon prenait de la drogue. Pas le petit joint de fin de soirée, la grosse drogue dure. Elle m’a dit qu’il a changé et qu’il est violent et vraiment méchant. Elle et son mari ont été obligés de le mettre à la porte, car ce n’était plus viable et qu’il avait épuisé tous ses chances. Elle m’a dit qu’elle ne savait plus quoi faire, quoi penser et qu’elle vivait dans la peur. Peur qu’il ne retrouve jamais son chemin, peur qu’il leur fasse du mal pour quelques dollars pour la drogue, peur qu’elle soit responsable de tout ça.

Elle m’avait déjà un peu parlé de son fils, mais en l’espace de quelques mois les choses ont vraiment dégénéré. À l’époque, je lui disais que les jeunes ont parfois besoin d’expérimenter. Qu’ils ne finissent pas tous en tant que drogué sans issue. Que, la plupart du temps, c’est une phase. Un rite de passage avant l’âge adulte. Mais là, je voyais bien qu’il ne s’agissait plus d’un rite de passage pour son fils. Je comprenais qu’elle me disait qu’il s’était perdu. Je lui ai demandé allait sa fill. Elle m’a dit qu’elle empruntait les mêmes chemins que son frère et qu’elle ne savait pas comment l’en empêcher.

Cette collègue est une madame pétillante et douce avec une petite tendance à potiner. Elle a une petite vie rangée avec son mari et ils ne font pas de vagues. Alors comment s’est-elle retrouvée avec deux adolescents sur le bord du gouffre ? En en parlant avec Superpapa, on se demandait jusqu’à quel point c’est l’éducation et jusqu’à quel point c’est le caractère des enfants qui fait qu’ils se révoltent aussi fortement. Dieu sait que Superpapa et moi avons tous les deux fait des crises d’adolescence assez salées. Mais jamais nous n’aurions manqué de respect à nos parents. Nous avons effleuré nos limites, mais nous n’avons jamais outrepassé celles-ci. Alors qu’est-ce qui fait que certains le font ?

En bordant P’tit Clown et berçant Bébé Singe, je me suis dit que ma collègue avait raison. Un jour, je vais perdre mes enfants. Ils seront des hommes qui feront leur propre choix et, même si je fais tout en mon pouvoir pour leur donner les outils pour être heureux et se faire une bonne vie, il n’y a aucune garantie que c’est ce qu’ils choisiront. Je ne peux que l’espérer et être là pour eux.

Je souffre pour ma collègue qui a perdu espoir et qui ne peut plus être là pour ses enfants. Ce doit être une chose déchirante pour un parent. Je ne pense pas qu’elle a été une mauvaise mère. J’espère qu’elle ne pense pas ça d’elle-même non plus.

Crédit photo : Licence CC ajfisher.td
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La rechute

Publié par Julie le mardi, juillet 17, 2012 0 bouteilles à la mer...
Je croyais que c'était derrière. Pourtant, nous avons encore les deux pieds dedans. Les mots de toilettes et les insultes à la grosse patate mettent toujours du piquant dans notre quotidien.

C'est la routine du dodo. Frérot et moi farnientons dans son lit.

Frérot, racoleur - Maman, je peux te faire "menton fourchu"?

Julie, intéressée par le grand classique - Bien sûr, mon petit loup.

Frérot, entonnant, touchant mon visage - Menton fourchu, bouche d'argent, nez CACA, joue bouille, joue rôtie, petit oeil, gros oeil, sourcillon, sourcillette... cogne, cogne la caboche!

Devant son sourire pleine dents, fier et sincère, je n'ai pas jugé à propos de le reprendre.

Crédits photo: Licence CC AP photographie
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Comment bien dormir ?

Publié par Anik le lundi, juillet 16, 2012 0 bouteilles à la mer...
Je suis de retour de vacances depuis 3 jours. J'ai visité l'Europe... avec le décallage horaire de six heures qui vient avec. Ce n'est pas dans mes habitudes de me coucher à 21h, mais ça s'imposait pour deux jours... Le réveil à 3h AM n'était pas trop agréable, par contre... Hier soir, je n'étais plus fatiguée, mais comme mon chum était encore claqué du décallage, vers 22h30, nous étions au lit. Résultat, à 5h AM, j'étais réveillée. Or, se promener dans une maison calme, alors que quatre enfants dorment encore et mon amoureux aussi, ça commence bien la journée, je trouve.

Mon conjoint et moi avions discuté du concept de sommeil avant notre voyage. Je suis tombée sur un article de La Presse Mobile qui stipulait, entre autres, que de se coucher à heure régulière (et pas trop tard) pouvait aider à bien dormir (tout comme prendre la peine de bouger dans le jour ou avoir un rituel de sommeil). J'en suis presque à me demander si je ne devrais pas me coucher, justement, vers 22h30 pour mieux profiter des matinées...

Et vous, c'est quoi votre astuce pour vous réveiller en pleine forme ?
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