Au beau milieu de la nuit

Publié par Evely le jeudi, mai 31, 2012 2 bouteilles à la mer...
Il y a deux moments dans la journée (en fait, plutôt dans la nuit) que j’aime particulièrement. Ce sont des moments où le fait d’être en manque continuel de sommeil depuis un mois me semble moins lourd. On dirait que ces deux moments me disent que la vie a cette qualité d’être douce, même quand elle nous met à l’épreuve.


Le premier moment se passe pendant la semaine. L’entente que j’ai avec Superpapa, c’est que je fais le dernier boire et la nuit et lui fait le matin à partir de 5 heures. Vers onze heure / onze heure trente, je prépare le biberon. Je change la couche de Bébé Singe. Je lui mets sa dormeuse et ensemble, on disparait dans le sous-sol sur le grand canapé pour boire le biberon. Il s’endort tout doucement sur sa bouteille. De peine et de misère, il le finit dans un grand coulis de bave laiteux. Tout doucement, je remonte les marches jusqu’à sa chambre. Je le dépose dans son lit. Il grogne deux trois coups, tel un Mogwai, et se rendort. Je vais porter le biberon à l’évier, je ferme les lumières de la maison et juste avant de me coucher, je vis ce moment que j’aime tant. J’ouvre les portes de trois chambres et je regarde mes hommes dormir. Bébé Singe les mains en poings, P’tit Clown de tout son long en diagonale dans son lit de grand et Superpapa qui y va a coup de ronflements. Je referme la porte de P’tit Clown et je me faufile dans mes draps en me disant que sous mon toit il y a trois rois.

L’autre moment se passe entre quatre heures et cinq heures du matin. Bébé Singe nous appelle à coup de cris stridents et continus. Je saute du lit, tel un zombie qui sent une proie fraiche. Je descends les marches et mets un biberon dans l’eau chaude. Je remonte dans les marches en m’enfargeant dans mes propres pieds. J’arrive de peine et de misère à la chambre de Bébé Singe avant que celui-ci ne réveille son grand frère. Je le prends, lui change la couche et l’amène avec moi à la cuisine. Après son biberon, il se rendort dans mes bras. Je le dépose précieusement dans son lit.

Et là, alors que je suis finalement pleinement réveillée, j’entends une symphonie de chants d’oiseaux. On se croirait dans le bois quelque part à Charlevoix tellement il y en a. Bien sûr, ça veut dire que la nuit est finie et que je n’aurais presque plus de sommeil, mais ces chants d’oisillons sont un plaisir à entendre. Je me glisse sous les draps et sans que je m’en rende compte, les chants s’estompent et je dors encore un peu.

Après, vers six heures, P’tit Clown vient me rejoindre dans le lit pour une séance de câlinage et vers sept heures, Bébé Singe me redemande du lait. Ma journée recommence alors que Superpapa me souffle un baiser avant de partir pour le travail. Comme je l’ai dit, j’ai hâte qu’une routine plus clémente envers mon sommeil se rétablisse, mais en attendant, j’apprécie ces petits moments bien à moi.

Crédit photo : © Alx_Photos
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Parce que le temps est précieux...

Publié par Anik le mercredi, mai 30, 2012 3 bouteilles à la mer...
« Chercher des solutions exige du temps...
chercher des excuses nous en fait perdre... »
Source : Savourer la vie, de François Gervais, ed. Un monde différent.

Je pense que comme parents, nous avons un grand rôle à jouer dans cette optique, afin de ne pas faire de nos enfants des éternelles victimes qui ne sont jamais responsables de rien... Sans pour autant imputer une trop grande responsabilité à nos enfants, ils doivent demeurer conscients de la puissance de leurs actes... Et apprendre à faire une différence entre une excuse et la réalité, certes, mais surtout à ensuite avancer en trouvant des solutions. Après tout, à quoi bon les excuses ?

De toute manière, avez-vous déjà remarqué que quand quelqu'un s'excuse verbalement ou se confond en excuses, cela ne fait jamais autant de bien que lorsque la personne fautive agit pour réparer ses torts ? Et je crois que c'est valable autant pour la personne qui a fait une erreur que pour celle qui l'a subie.

Et vous, êtes-vous orienté solution ou excuse ?

Habituez-vous vos enfants à prendre cette même orientation ?

En commentant ce billet, vous courez la chance de remporter votre exemplaire de Savourer la vie, de François Gervais.

Bonne chance !



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Les potins du dimanche - Leçon météorologique

Publié par Julie le dimanche, mai 27, 2012 1 bouteilles à la mer...
Je suis allée chercher mon fils tôt à la garderie cette semaine. Il avait les cheveux encore tout bouclés après sa sieste d'après-midi. Beau temps, gros soleil. Chandail humide.

En l'attachant dans son siège, je lui ai donné un bisou sur ses joues roses et moites.

Frérot, philosophe - Maman. Il faut chaud comme la soupe!

J'ai hâte de lire les métaphores de ses premiers poèmes!

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Tout le monde en parle...

Suis-je assez mère? Pfffff

L'odeur des lilas 

C'était la blague du jour (voir la vidéo où Prune passe à l'émission Les Maternelles)

Le carnet de voyage des enfants


Notre potager en carrés

1er anniversaire

L'après lui...

Muffins aux fraises et à l'avoine


Le tableau des projets

Bon dimanche!

Crédits photo: Licence CC bloggyboulga
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Comment faire plaisir sans que ça paraisse ?

Publié par Anik le vendredi, mai 25, 2012 3 bouteilles à la mer...
Êtes-vous de celles qui ont reçu des pousses de plantes pour la fête des Mères, le tout ensemencé à l'école et ramené à la maison de peine et de misère ?

Depuis quelques années, je reçois ce genre de cadeau. Or, mes filles prennent le bus scolaire et la plante en question revient toujours à moitié morte ou brisée du voyage (car les enfants ont leur sac, leur sac à lunch et la fameuse plante à trimbaler)...

Cette année, j'ai eu une idée de génie... Après avoir vécu quelques pleurs de déception quand la plante mourait, j'ai décidé de faire un petit tour de passe-passe. Pendant que ma fille était à l'école, j'ai transplanté un petit plant de menthe assez vigoureux dans le pot, puis quand ma fille est rentrée, je lui ai dit :

« Regarde comme ta plante pousse bien.
- Wow, elle est même rendue avec 2 petites tiges!
- C'est super, ma belle! Tu m'as fait un beau cadeau! »

Et voilà, une enfant heureuse ... Et une mère satisfaite ! ;-)

Crédit photo : © Tim Patterson
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Confession d'une maman

Publié par Evely le jeudi, mai 24, 2012 4 bouteilles à la mer...
J’ai une confession à faire. Ça me gêne. Cependant, je sais que je ne suis pas toute seule. C’est le genre de sentiment qu’on s’avoue entre copines, quand personne n’écoute et qu’on ne se sent pas jugée. C’est vrai parce qu’une fois que c’est dit, on cherche toujours à justifier et à expliquer le fond de sa pensée. Parce que ce n’est ni noir, ni blanc, mais c’est ce qu’on ressent.

Cette confession, je peux aujourd’hui la faire. Depuis la naissance de mes deux fils, j’ai su que je les aimais plus que tout au monde. Du moment où on les a déposés sur mon ventre, j’ai su que je donnerais le meilleur de moi-même. Dès l’instant où je suis tombée enceinte, j’ai que ma vie avait un sens et que ce sens, ce sont mes deux petits gars. Mais...

Je ne raffole pas des bébés.

Je suis à la maison avec Bébé Singe. Je prends grand soin de lui. Je profite de chaque moment, car je sais que c’est la dernière fois que je les vivrai. Mais... j’ai hâte qu’il grandisse. Il est mignon, vous n’avez pas idée. Il est un bébé assez facile (enfin, plus que son frère l’a été!) et je ferais des pieds et des mains pour lui. Mais... j’ai hâte qu’il se promène à quatre pattes, qu’il fasse des mimiques, qu’il ait des préférences et, surtout, qu'il ait une routine bien à lui.

J’adore jouer avec les enfants. Inventer des histoires, chanter des chansons, écouter leur raisonnement, répondre à leurs questions, dessiner avec eux, faire des bonshommes en pâte à modeler, m’émerveiller devant mille et une chose et passer du coq à l’âne dans le temps de le dire. J’ai des copines qui sont tout le contraire. Elles aiment les bébés. De la naissance à un an. Elles trouvent qu’ils sont si faciles à vivre. Moi, je trouve que c’est le contraire.

En fait, je pense que ça vient du fait que j’aime avoir le contrôle, que j’aime la routine établie et l’ordre. Je ne comprends pas toujours les pleurs des bébés. Je stresse tellement de ne pas faire la bonne affaire que j’en ai des points dans le dos. J’expliquais ça à Valérie quand elle est venue me visiter. Elle m’a répondu que Bébé Singe avait l’air heureux et en pleine santé. C’est vrai, mais je n’aime pas qu’il fasse des coliques et que je ne puisse rien faire d’autre que le bercer. Si P’tit Clown a mal au ventre, je peux lui dire que ça passera, que je suis là. Surtout, lui peut me dire exactement où il a mal. Pour moi les bébés sont mystérieux. Ce sont des petites créatures fragiles, qui n’arrivent à s’exprimer que par des pleurs. Si seulement je pouvais comprendre ce qu’ils veulent. Si seulement ils pouvaient interagir et jouer avec moi!

J’aime quand Bébé Singe s’endort dans mes bras. Il devient tout chaud et pesant. J'aime qu'un coulis de bave mélangé au lait me coule sur l’épaule ou sur le bras. J’aime quand il a des périodes d’éveil et qu’il regarde partout avec ses yeux gris. J'aime quand il fait des gazouillis et qu'il bouge ses petites mains dans tous les sens. Mais... j’ai toujours peur qu’il se mette à pleurer. Que veut-il me dire? Il ne peut pas avoir faim, ça fait juste une heure qu’il a mangé. Sa couche ne sent pas. Je lui ai présenté hochet et suce et il pleure encore. Je le berce, mais rien n’y fait. Je voudrais tellement le rendre heureux, même si Valérie a raison et qu’il est heureux et en pleine santé.

J’ai peur de sortir et qu’il prenne froid. J’ai peur que dans sa coquille sa tête se penche trop et qu’il ait mal au cou. J’ai peur qu’un insecte le pique ou que son petit corps ait mal. C’est stressant.
Le jour où P’tit Clown a commencé à parler, j’étais aux oiseaux. Enfin, il allait pouvoir dire ce qu’il ressentait. Bien sûr, il allait pouvoir nous contredire, il allait pouvoir nous dire non autant de fois qu’il le voulait, mais au moins j’allais pouvoir savoir ce qu’il a!

Je me souviens quand P’tit Clown a commencé réellement à se tenir la tête. Enfin, il perdait de cette fragilité. Il s’endurcissait. Je le sentais fort et en contrôle de son corps et de ses mouvements. Je n’avais plus peur quand je le prenais.

Je me souviens la première fois que P’tit Clown m’a donné un jouet. Enfin, je pouvais participer à ses jeux et sentir une réponse de sa part positive comme négative.

J’adore mes fils. Chaque instant de leur vie m’est important. Mais... il reste que la première période de leur vie n’est pas ma préférée. Elle me cause beaucoup de stress. Dans les deux cas, j’ai eu hâte de découvrir qui ils sont, mais surtout qu’eux découvrent tout ce qui est au bout de leurs doigts.


Crédit photo © Evely
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Vos enfants ont-ils assez de plumes ?

Publié par Anik le mercredi, mai 23, 2012 5 bouteilles à la mer...
Pourquoi nos enfants ne volent-ils pas encore de leurs propres ailes ? Peut-être n'ont-ils pas eu assez de plumes ?

C'est en lisant le livre « Savourer la vie » que je suis tombée sur cette superbe métaphore. Il est vrai que l'on s'attend habituellement à beaucoup de nos enfants... Qu'ils soient bons à l'école, qu'ils soient polis et sociables en public, qu'ils partagent, qu'ils performent dans leurs activités... Enfin, la liste peut être très longue, voire intermiable.

Cependant, à chacune de ces exigences, il importe de se demander, comme parent, si nous avons fourni les plumes pour que l'enfant vole tel que l'on souhaiterait... Souvent, on donne certaines plumes et on en oublie d'autres...

Quelles sont les plumes que vous avez données ? Et celles que vous avez oubliées ? Ou encore, celles que vous avez données en les coupant ensuite, par surprotection ou insécurité...

Pour ma part, en fin de semaine, j'ai constaté à quel point j'ai donné des plumes d'adaptation à mes enfants. Leur vie est ainsi faite... À cause de la garde partagée, mais aussi des chambres mouvantes (pas de lit assigné, chez moi, sauf le mien!), de la quantité de gens qui viennent à la maison (pas moins d'une vingtaine de personnes sont passés par la maison en fin de semaine), de mon horaire de travail pas toujours constant... Cependant, j'ai oublié certaines autres plumes, comme la constance dans le suivi scolaire : je m'imagine que mes filles vont s'autodiscipliner à le faire comme moi quand j'étais petite, mais il semblerait que je doive leur donner plusieurs plumes pour y arriver... J'y travaille !

Enfin, en commentant ce billet, vous courez la chance de remporter votre exemplaire de Savourer la vie, de François Gervais, publié aux Éditions Un monde différent. Tirage dans 2 semaines.

Crédit photo :  © paparutzi
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La sale période, suite et fin

Publié par Julie le mardi, mai 22, 2012 0 bouteilles à la mer...
La sale période tire à sa fin. Mais ce jour-là, Frérot était très occupé au petit coin.

Julie, pédagogue - Frérot, ça y est. Maintenant tu as le droit. Après le signal, tu pourras dire tous les mots de toilette que tu veux! Un, deux, trois, partez!

Frérot, vraiment content - Pipi! Hahaha!!!

Julie, de marbre - ...

Frérot, riant franchement - Caca! Hihihi!

Julie, stoïque - ...

Frérot, cherchant en vain en balançant ses pieds - Pis après, euh...

Julie, pas trop impressionnée - C'est tout?

Frérot, réfléchissant avant de résumer l'étendue de son répertoire - Ouais. Pipi. Caca. C'est tout.

Voilà. Un, deux, trois, flushez!


Crédits photo: Licence CC Dalboz17


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