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Ah oui, c’est vrai…

Publié par Audrey le samedi, février 18, 2012 1 bouteilles à la mer...
Il y a de ces situations où on se sent incompétente comme maman.

Par exemple, je vais chercher mon Bébé 1er à la garderie. Je m’exclame « Oh, une petite blessure guerre! » en regardant la grafigne sur son nez. La gardienne me regarde et lance timidement « Ben c’est qu’il a les ongles un peu longs, hein… » Argh, c’est bien trop vrai…

Ou une autre fois, toujours à la garderie, la gardienne m’explique que Bébé 1er était le seul assis dans le traîneau dehors, car les autres marchaient dans la neige. Pourtant, mon Héritier marche lui aussi maintenant! « Oui mais c’est ce que ses bottes sont trop grosses! ». Oh! Est-ce que toutes les mamans achètent vraiment une paire de bottes de chaque taille de bébé? À 30 $ la paire, ça monte vite non? En bonne mère indigne, je me dis que mon bébé finira l’hiver avec celles-là même si elles sont un peu trop grandes!

Je ne sais pas pourquoi je me remets en question à chaque commentaire de son éducatrice! « ses pantalons sont un peu grands. » « Il enlève ses pantoufles, il faudrait penser à des souliers… » Ben oui, pourquoi n’y ai-je pas pensé!

Crédit photo : Licence CC BenSpark
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Ça y est, c’est fait : première semaine de garderie

Publié par Audrey le samedi, décembre 10, 2011 0 bouteilles à la mer...
J’ai trouvé la garderie de Bébé 1er très facilement. Après avoir laissé mon nom dans des grandes garderies, des CPE et toutes sortes d’endroits qui m’ont dit qu’ils me rappelleraient s’ils avaient de la place ou qui m’ont carrément dit que la liste d’attente était de 3 ans (!!), j’ai décidé de me tourner vers le milieu familial. Ça a été beaucoup plus facile.

J’aime cette formule, car c’est très personnalisé. C’est donc avec confiance que je suis allée le reconduire lundi pour son premier avant-midi de gardiennage. L’introduction s’est plutôt bien faite, il a beaucoup observé les autres. Le lendemain, je l’ai laissé un peu plus longtemps et suis venue le chercher après le lunch. Là, par contre, ça avait été plus difficile. Il a été d’humeur maussade tout le temps. Ouille… Inquiétude pour maman. Et s’il ne s’habituait pas?

Mercredi, je l’ai gardé avec moi. On a joué ensemble et notre routine habituelle s’est déroulée sans anicroche. J’étais un peu nerveuse jeudi, car je devais le laisser toute la journée, et vendredi aussi, pour remplir un engagement à l’extérieur. Vu la difficile journée de mardi, je me suis libérée aussitôt que possible en après-midi pour venir retrouver un petit chou très heureux en train de s’amuser avec ses nouveaux amis. Quel soulagement! Et même chose vendredi! La gardienne me confirme que c’est plus facile aussi maintenant qu’elle commence à mieux décoder ses signes.

On a donc survécu à cette première semaine! Je suis si fière de mon Bébé 1er! Et quel moment précieux que celui des retrouvailles quand je vais le chercher. Ça vaut tout l’or du monde! C’est comme une avalanche d’amour qui m’envahit!

La semaine prochaine, je n’ai pas vraiment d’engagement alors je ne sais pas trop quand j’enverrai Bébé 1er se faire garder. Un petit côté coupable me fait remarquer que je pourrais profiter quelques journées à moi toute seule pour faire des trucs que je remets à plus tard depuis si longtemps… hmmmm… En plus, je sais maintenant qu’il est bien et qu’il s’y habitue de plus en plus! À suivre!

Crédit photo : Licence CC Marie C. Cudraz
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Des changements et des vies…

Publié par Audrey le samedi, décembre 03, 2011 4 bouteilles à la mer...
C’est lundi que Bébé 1er commence son introduction graduelle à la garderie. Ouf. Une nouvelle étape pour lui, qui pave la voie vers une nouvelle étape pour moi aussi.

Parlons d’abord de Bébé 1er! Eh oui, c’est à mon tour de vivre cette étape de la vie de nouvelle maman! Je devrai confier mon bébé à une personne qui me semble très sympathique, mais que je ne connais pas beaucoup. J’ai choisi pour débuter un milieu familial. Je ne voyais pas mon poupon dans une grosse garderie… Je suis sûre qu’il aurait fini par s’y adapter, mais je crois que le choc sera moins grand dans une petite installation! En même temps, j’imagine qu’un choc, c’est un choc! Qui peut vraiment lire dans la tête de nos petits amours pour connaître leur préférence?

La chose qui m’inquiète un peu, c’est que même s’il a l’air de déjà aimer sa gardienne, il a pleuré chaque fois que nous sommes allés visiter et que les trois petits monstres sont arrivés en courant et en hurlant. Quelle différence par rapport à notre maison emplie de calme! Comme quoi la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille… J’ai hâte de voir comment se passera cette première semaine!

Parlant de fleuve et de vie, avez-vous eu le syndrome du congé parental qui vous donne le goût de changer de vie? Moi si. Je suis convaincue que ce congé fait mal à beaucoup d’entreprises! J’ai pris les premiers mois de ce temps d’arrêt à réfléchir à ce que je voulais vraiment faire dans ma vie professionnelle, à me projeter dans le futur et à chasser mes nuages gris. Et j’aurai le bonheur et l’immense privilège de passer les derniers mois à organiser ma nouvelle carrière. Eh oui, je fais le saut et me lance à mon compte. Après plus de 10 ans au même endroit, c’est un énorme pas à franchir, mais je l’entrevois avec énormément d’enthousiasme. En plus, j’ai la naïveté de croire que cela me permettra peut-être de pouvoir concilier travail et famille encore plus facilement! L’avenir me le dira!

Crédit photo : Licence CC Ricky Brigante
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Comment reprendre la routine?

Publié par Julie le mercredi, septembre 01, 2010 7 bouteilles à la mer...
Ouf, ça commence à ce replacer. Tranquillement. Pas vite. ---

Je touche du bois pour que ça continue. ---

Pour faire une histoire courte, les matins, en cette période de rentrée à l'école et à la garderie, ne sont pas ce qu'il y a de plus "jojos" à la maison.

D'abord, il y a GrandeSoeur qui commence la première année. Comme chaque fois qu'elle entre dans une situation inconnue, elle extériorise des "Maman, je ne veux pas aller à l'école demain..." en signe de détresse.

De son côté, il y a PetiteSoeur qui affirme haut et fort son total désaccord de retourner à la garderie après un congé de plusieurs semaines. Je vous fais gré ici des détails et des décibels associés à la puissante crise qu'elle a pétée lundi matin. Cela a fait ressurgir en moi de douloreux souvenirs de son époque pourtant révolue (mais combien célèbre!) du Terrible Two .

Quant à Frérot, il semblait plutôt inquiet de fréquenter une nouvelle communauté de petits amis. Malgré ses larmes en entrevoyant la silhouette de la garderie de son siège d'auto... malgré sa tentative désespérée de s'allonger sur Nunu, son toutou fétiche dans le stationnement de ladite garderie... malgré le fait qu'il ait tenté d'arracher le linge de son père pour ne pas y rester... Bien, il est devenu un tout autre petit garçon lundi matin en avançant bravement vers son éducatrice (à croire que de voir sa soeur faire la danse du bacon l'a saisi!).

À chaque famille ses trucs pour faciliter la transition. J'ai toutefois envie de vous en partager un qui a très bien fonctionné avec GrandeSoeur et qui semble faire des miracles pour PetiteSoeur. Connaissez-vous "le collant de bonne journée"?

C'est un tout petit rituel qui, je ne sais par procédé magique, aide les petits anxieux à aller de l'avant. Juste au moment où vous sentez que la cri-crise commence à gronder dans le coeur de votre enfant, invitez-le à choisir un collant dans une boîte qui en contient une bonne variété. En plus de lui changer subtilement les idées, ce petit manège permet également de réajuster une coiffure ou d'enfiler une paire de souliers en deux temps, trois mouvements. Après l'avoir chaleureusement félicité de son choix judicieux, collez ensuite le collant sur son chandail en lui souhaitant que "les pensées de Papa et Maman t'accompagnent toute la journée" ou toute formule que vous inspirent votre instinct maternel et votre profond sentiment de culpabilité.

Ce matin, PetiteSoeur est partie fièrement avec le sien. Je vous dis: elle a vieilli d'un bon 2 ans et demi en une journée!

Crédits photo: © Julie "C'est gagné! Yes, we did it!"
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Comment je me suis rendue compte que mon poupon est devenu un bébé...‏

Publié par Evely le mardi, août 24, 2010 9 bouteilles à la mer...
Hier nous avons reconduit P’tit Clown à sa nouvelle garderie. Nous avons subtilement quitté alors qu’il s’amusait. Nous sommes revenus 45 minutes plus tard: ce n'était qu’une introduction à son nouveau milieu.

Superpapa et moi étions dehors quand nous avons entendu les cris de désespoir de notre fils. Nous avons accouru. Je l’ai pris dans mes bras alors que tout son petit corps sanglotait encore. L’éducatrice nous a expliqué que tout allait bien jusqu'à ce que la maman d'un autre enfant arrive et que l’enfant en question a crié « Maaaaammmaaannnnnnn! ».

C'était suffisant pour que mon P’tit Clown se retourne vers sa droite, puis vers sa gauche pour finalement réaliser que je n’étais pas là et que Superpapa non plus. C’est là que le déluge se mit à tomber de ses jolis yeux.

Pendant que l’éducatrice nous racontait tout ça, P’tit Clown s’accrochait à moi comme si sa vie en dépendait. Son corps faisait des petits spasmes alors qu’il se calmait doucement dans mon parfum. J’avais le goût de me mettre à pleurer autant que lui. Je le cajolais et ce n’est que lorsqu’on est parti qu’il a vraiment commencé à se calmer. Dans la voiture, il s’est endormi tellement il était sous le coup de l’émotion.

Superpapa et moi étions tout ébranlés. Nous qui avions cru qu’il ferait des singeries à notre arrivée, comme il aime tant le faire lorsqu'il se retrouve devant un public. Nous pensions qu’il jouerait avec les autos en faisant des «vroum vroum» ou encore qu’il dessinerait en effleurant à peine le crayon sur le papier. Jamais il ne nous était arrivé de le voir dans un tel état. Je ne doute aucunement que c’est une bonne garderie et je crois qu’il y sera bien, mais en attendant je suis complètement à l’envers.

Puis je me dis qu’on retrouve un apaisement fabuleux dans les bras des gens que l’on aime. Un truc qui calme et nous redonne confiance. Un truc qui nous protège et nous garde au chaud. Je connais bien ce lieu de sureté, de compassion et d’amour que sont les bras. Je me suis souvent logée dans ceux de Superpapa pour y pleurer mes maux. J’ai emprunté ceux de mes copines à différents moment alors que tout n’allait sur des roulettes dans ma vie. J’ai offert les miens encore et encore à tous amis qui n’arrivaient pas à sourire. Je suis une personne qui aime la chaleur des gens et j’aime me perdre dans le toucher de l’autre. La présence d’un ami, la sympathie d’un pote et l’étreinte de bienveillance d'un copain.

Alors que nous sommes arrivés à la maison P’tit Clown dormait encore dans la voiture. Superpapa l’a doucement pris. Les sanglots sont revenus, des pleurs de fatigue et de peur. Nous l’avons bercé et, pendant toute la soirée, il s'est accroché à mes jupes pour être certain que je ne le laisse pas tout seul. Nous avons fait le rituel du bain avec maman qui fait des splish splash et celui du dernier biberon dans les bras de papa pour qu’il sente qu’il est bien chez lui et que tout va bien.

La routine nous rappelle que, même si les choses bougent autour de nous, il y en a qui ne changent pas, que l’on contrôle et auxquelles on peut se rattacher. C’est tout de même drôle de voir que, même à un si jeune âge, la routine a un effet calmant et sécuritaire. Avec mes tendances « Monsieur Net », je trouve un grand réconfort dans la routine. Je suis la première à vouloir déroger de la routine, mais c’est toujours pour mieux y revenir ou du moins je suis capable de la délaisser quand je sais qu’elle est bien établie et qu’à quelques modifications près nous pouvons y revenir et nous y sentir chez soi. J'aime savoir quelle sera là quand je deviens brouillonne.

Aujourd’hui, P’tit Clown a repris du mieux. Ce matin, il me faisait des blagues en déjeunant. Moi, j’ai encore le cœur chaviré. Superpapa et moi sommes prêts à offrir nos bras quand notre P’tit Clown en aura besoin et à lui offrir la constance pour l'aider à faire face à tous ces changements qui s’opèrent en lui et qui le font grandir encore plus rapidement que je ne pouvais l’imaginer. Il n'est plus un poupon, c'est un bébé qui se rend bien compte de tout ce qui se passe autour de lui et qui affirme, qui il est et ce qu'il ressent.

Crédits photo: Licence CC Kevin H.
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Comment filer "cheap"?

Publié par Julie le jeudi, novembre 12, 2009 10 bouteilles à la mer...
Après avoir couru en tous sens pour optimiser chaque minute de notre temps depuis mon retour au travail; après avoir organisé notre horaire familial avec des algorithmes compliqués qui arriveraient à émouvoir notre comptable, j'avais sincèrement l'impression que PapaZen et moi faisions de notre mieux.

Malgré tout cela, il y a ma culpabilité qui réussit à atteindre des sommets encore plus élevés que notre montage de lessive. Quand ça? Quand la gardienne pense bien faire en nous confiant "J'ai remarqué que Frérot est le premier arrivé à la garderie le matin et un des derniers partis en fin de journée. Vous savez, c'est une grosse journée pour un bébé..."

Pour dire vrai, ça m'a tracassé toute la fin de semaine. La SuperWoman en moi a beau avoir la ferme conviction que nous faisons notre possible avec les contraintes que nous avons, elle s'est dit qu'on pourrait peut-être faire encore un peu plus. Ça me déchire d'aller porter les enfants si tôt au service de garde de l'école ou à la garderie mais, en même temps, je ne vois pas comment nous pourrions faire autrement. Je vous fais grâce de toutes les équations mathématiques que j'ai griffonnées, mais voici les (deux) grandes lignes de l'argumentaire que je n'ai pas fait à l'éducatrice de Frérot.
  • PapaZen travaille dès 7h30 le matin. Il a besoin d'un minimum de 8 heures pour faire la "run de lait" avec les 3 enfants qui doivent être reconduits à 3 endroits différents et enseigner des règles de grammaire toute la journée à ses élèves.
  • De mon côté, je me lève déjà à 4h45 et j'ai besoin d'un minimum de 10 heures pour: me rendre au boulot, coordonner un site Internet et revenir du travail.(qu'est-ce que vous voulez? il semble que j'aime ça compliqué...)
Souvent, même, je vous dirais que je réalise à quel point je suis chanceuse de partager la vie de PapaZen car il m'arriverait plus souvent qu'à mon tour de payer la pénalité pour les minutes de retard, si j'étais maman monoparentale. (cela dit, mes hommages à celles qui réussissent cet exploit).

Bref, même si j'étais contrariée du constat bien intentionné de l'éducatrice de Frérot, le doute s'est immiscé dans mon esprit. Et j'en suis venue à coucher sur papier un arbre de décision fort complexe. Je me suis dit que, peut-être, on pourrait, avec plus de bonne volonté, tel jour améliorer ce truc-ci et, tel autre, améliorer ce truc-là. Ainsi, Frérot pourrait passer quelques minutes de plus par jour à nous regarder préparer les repas où à faire du ménage...

Forte de ma nouvelle résolution, la première journée où j'ai réorganisé notre routine (et désorganisé mon horaire) pour que le petit passe un peu plus de temps avec moi, il m'est arrivé deux choses curieuses:
  1. Même si Frérot était pratiquement (encore) le seul enfant quand il est entré dans la garderie et qu'il en est sorti, il ne semblait pas plus perturbé (ou heureux) pour autant.
  2. Par contre, j'ai eu droit à une grande déception de PetiteSoeur. Les yeux pleins d'eau et la moue boudeuse, elle m'a dit "Mais maman! Tu arrives trop vite. Je n'ai même pas eu le temps de jouer dehors avec mes amis!"
Non, mais quel dilemme, vraiment!
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