Les échanges de cadeaux, plus faciles que jamais, même d'un bout à l'autre de la province...

Publié par Anik le samedi, décembre 19, 2009 2 bouteilles à la mer...
Ce site permet de créer un groupe virtuel, et il s'occupe de faire la pige et d'envoyer à chaque participant le nom de la personne à qui il faudra acheter un cadeau par la suite. Chaque participant obtient un code pour entrer sur le site, puis il est possible d'ajouter des suggestions de cadeaux en tout temps... Pratique et original, non ?

À vos cadeaux!
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Vendredi Merci - semaine 8

Publié par Anik le vendredi, décembre 18, 2009 5 bouteilles à la mer...
Deux mois déjà depuis le lancement de cette tradition que j'adore... Terminer la semaine ainsi, c'est un petit moment de bonheur pour moi...

Alors, tiens donc, je dis merci :
  • à Nolwenn, pour avoir instauré l'idée, et aux filles, comme La Belle et Mamanbooh, qui continuent la tradition sur leur blogue ou en commentant ici...
  • merci pour mes 3 partys des fêtes (deux en famille + party de bureau de mon chum)... J'ai eu l'occasion de gagner 1 prix de présence à chaque fête familiale (j'ai demandé de la chance pour 2010, ça semble déjà en branle). Et le party de bureau était bien l'fun, dans la mesure où une de mes bonnes amies est la conjointe d'un collègue de mon chum (je les ai matchés, hé! hé!, et depuis ils ont eu 2 enfants!), alors au moins je connaissais quelqu'un... Mais j'ai bien (très bien!) bu et mangé ! En tout cas, le Red Bull avec Vodka, ça tient éveillée! Je ne me suis même pas endormie au retour du party dans l'auto, malgré tout ce que j'avais consommé... hihi!
  • Merci pour un bon dîner à l'école hôtelière avec des amies.
  • Merci pour mes filles qui sont prêtes rapidement le matin, malgré les ensembles d'hiver, la neige et le froid...
  • Merci à mon chum qui est allé à l'heure du conte hier soir avec les filles pendant que je faisais de la cuisine.
  • Merci pour la santé, parce que je ne me souviens pas la dernière fois que j'ai été malade...
  • Merci à mes cheveux, qui ne me donnent pas trop de misère, ces temps-ci (j'ai découvert un petit produit fantastique pour qu'ils aient l'air en santé, et ça sent super bon : Morrocanoil )
  • Merci à Marc-André Morel, auteur chez Un monde différent, qui m'a fait parvenir non pas un, mais 4 livres « De l'énergie à vie - Trouver et garder la motivation au gym ». À l'approche des résolutions de janvier, voilà qui peut être bien utile. Je n'ai pas eu le temps de le lire encore, mais la présentation est bien agréable. Je vous reviendrai là-dessus...
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Pathétique mais vrai, Anik et Julie croient encore au père Noël…

Publié par Anik le jeudi, décembre 17, 2009 5 bouteilles à la mer...
Anik et Julie sont en file avec leur progéniture, à la Place Rosemère, pour rencontrer le père Noël… Le gros barbu est très populaire et la foule est dense… Malgré la camisole qu’elle porte à son habitude, 365 jours par année, Anik a chaud… Et Julie espère que son petit groupe arrivera au bout de la file avant que Frérot ne produise une autre cargaison brune et malodorante dans sa couche…

Les enfants s’amusent et discutent de ce qu’ils souhaitent pour Noël. C’est suffisant pour inspirer nos deux sympathiques mamans (et merveilleuses, fantastiques, splendides… notez que ce texte est commandité par Anik et Julie en personnes, et ne contient que des éléments absolument véridiques ! hihi!)

Anik, levant les yeux d’un air coquin – En tout cas, moi, si je pouvais, je lui demanderais bien des choses, au père Noël…

Julie, se demandant avec un découragement à peine dissimulé si Anik allait encore se mettre à lui parler de sexe – Ah ? Tu lui demanderais quoi ?

Anik, salivant à l’idée d’un de ses vœux qui pourrait se réaliser – Bien, je ne lui demanderais pas de cadeaux concrets, je lui demanderais plutôt de me donner de l’énergie. Tu sais, comme ça, je pourrais dormir moins d’heures par nuit et disposer de plus de temps pour faire des trucs intéressants et avoir du plaisir…

Julie, souriant à l’idée de ce qui peut bien faire plaisir à sa copine – C’est vrai que c’est une excellente idée. Je pense que je lui demanderais aussi la même chose… Si je pouvais me lever à 4h45 fraîche et dispose, et me coucher plus tard, je pourrais prendre du temps pour moi pour relaxer davantage et faire des activités qui me font vraiment du bien. Mais je demanderais aussi autre chose au père Noël…

Anik, dont l’un des grands plaisirs de la vie est de faire des hypothèses – Quoi ??? Ta maison sur le bord du Fleuve ? Une plus grande cuisine ? Une chirurgie plastique pour avoir le ventre d’une jouvencelle de 18 ans ?

Julie, l’esprit vagabondant parmi toutes ces possibilités… - C’est certain que tout cela me plairait, mais j’opterais plutôt pour une fin de semaine avec PapaZen…

Anik, s’empêchant de faire une blague lubrique de mauvais goût mais souriant à l’idée – Et comment tu vois ça?

Julie, catégorique - N’importe où, n’importe quand, mais dans une chambre d’hôtel où le ménage reste fait, bordel!

Anik, riant de bon cœur – Ouais, c’est une destination de rêve, ça ! Moi, je pense que je demanderais plutôt au père Noël un petit voyage en solo, question de me ressourcer. Hum… La plage, la solitude, le calme… Quelqu’un pour faire le ménage de ma chambre, et de la bouffe prête à toute heure du jour… Une bonne pile de livres… Je reviendrais zen pas à peu près…

Julie, acquiesçant – T’as raison… Après un voyage comme ça, j’en aurais pour un moment avant de demander au père Noël des trésors de patience… J’aimerais bien qu’il me donne l’habileté à agir comme une éducatrice de garderie, parfois… Histoire que je ne puisse pas m’énerver dans mes interventions et que je travaille chaque jour à faire en sorte que mes enfants se sentent importants et confiants.

Anik, nullement besoin d'être convaincue – Je pourrais bien demander la même chose, c’est certain ! D’ailleurs, une bonne dose de confiance, ce serait parfait pour moi aussi… Il me semble qu’on serait moins stressée si on avait plus confiance en nous, non ?

Julie, constatant que le petit groupe arrive près du père Noël – Bien, on va pouvoir lui demander tout ça, c’est notre tour !

Anik, faisant un clin d’œil au père Noël – Bon, bien j’espère que vous êtes prêt, père Noël, parce que Julie et moi, on a toute une liste pour vous !

Père Noël, fort sympathique et heureux de constater que ses deux prochaines clientes ne risquent pas de lui tirer la barbe – Ho! Ho! Ho! Comment pourrais-je refuser quoi que ce soit à deux charmantes mamans comme vous ? Allez, venez vous asseoir !

__________________________
À votre tour de vous asseoir sur le gros bonhomme... Vous lui demandez quoi ?
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Correspondances: À bas le stress et vive le calme !

Publié par Julie le dimanche, décembre 13, 2009 7 bouteilles à la mer...
À bas le stress et vive le calme ! M’enfin... presque! ---

De : Anik ---
Envoyé : 12 décembre 2009 ---
À : Julie ---
Objet : Gestion du stress pour les nulles ---

Salut Julie!

As-tu trouvé la recette du calme cette semaine ? Moi, je dois t’avouer que je me surprends moi-même… L’entrevue avec Arcand a, je crois, été un élément clé dans ma gestion du stress. Vendredi matin, pour mon entrevue radio avec Line Lapierre, je n’étais pour ainsi dire pas stressée. Est-ce à dire que pour se calmer, il faut relever des défis importants, pour qu’ensuite le tout semble plus simple ?

Par exemple, si voyager avec les enfants nous angoisse, devrait-on met le paquet et se taper un voyage en avion comme baptême avec les 3 enfants, dont 2 sur les genoux parce qu’ils n’ont pas encore 2 ans? (Fait vécu, hé, hé! Mais justement, voyager avec les enfants ne me stresse plus).

Autre exemple, si magasiner avec des enfants nous donne une poussée de boutons, devrait-on se rendre au Toys R us le 23 ou le 24 décembre en fin de journée avec la marmaille? Ça, c’est un méchant défi (fait non vécu) ! Il me semble qu’après, le magasinage régulier avec des enfants devrait sembler banal, non?

Je trouve qu’oser a un effet thérapeutique sur le stress… On dirait que quand je me dis que je suis folle de faire telle ou telle chose, ça me donne l’énergie et la motivation pour arriver à mes fins et combattre le stress de la nouveauté ou de l’inconnu.

Justement, ce soir j’ose combattre mon stress et mettre une robe assez osée pour le party de bureau de mon chum… Je fais face à mes craintes, et advienne que pourra…

Bon, bien là-dessus, je te dis bonne journée !

Anik

P.-S. Te souviens-tu de ce que PapaZen avait dit avant l’entrevue : « Ayez du plaisir, les filles ! », bien je pense qu’il a lui aussi un élément clé dans la gestion du stress. Comment être stressée quand on a du plaisir ? Les deux ne se mélangent pas bien, non?

Julie répond à Anik


De : Julie
Envoyé : 13 décembre 2009
À : Anik
Objet : RE : Gestion du stress pour les nulles

Allô Anik,

Gérer son stress en osant se placer dans des défis importants? En ayant du plaisir? Tu deviens trop philosophe pour moi ce soir… Enfin. Oui. Peut-être. Sûrement… mais réaliste?

Écoute, en deux jours, j’ai affronté deux événements stressants. Un, j’ai accompagné ma meilleure amie à l’hôpital pour une chirurgie d’un jour. Je n’aime pas les hôpitaux pour une foultitude de raisons et j’étais assurément plus énervée qu’elle. Je ne lui ai rien dit mais j’avais la trouille que ça se passe mal. Je me concentrais sur le fait d’être là, simplement. Pourtant, par des concours de circonstances, j’avais « osé » vivre des événements plus angoissants en milieu hospitalier et cela a été mon handicap : c’est exactement cela qui m’a hanté toute la journée. Quant à la dimension du plaisir, c’est vrai que dans ce cas précis, faire des blagues sur le « temps de qualité » qu’on avait enfin la chance de partager a détendu l’atmosphère.

Deux, j’avais à peine eu le temps de reconduire mon amie chez elle que j’apprenais qu’on avait le privilège de faire une entrevue avec Paul Arcand douze heures plus tard. Quand PapaZen t’a confié que je ferais une crise cardiaque quand je l'apprendrais, il n’était pas loin de la vérité. Mon cerveau s’est mis à enchaîner les idées pendant que mon estomac enchaînait les cabrioles. Mais j’étais tellement crevée que j’ai dormi comme une bûche… jusqu’à une montée d’adrénaline survenue à 4h du matin!

Je suis une fille de coulisses. Mon canal favori pour communiquer est l’écrit. Cela me permet de peser mes mots et de choisir mes idées. Dans une discussion entre copines, j’écoute, je souris, j’analyse. Je partage mon opinion lorsqu’elle complète celle des autres. Au boulot, ce sens de l’observation et cette diplomatie me permet de saisir rapidement l’atmosphère et de développer des partenariats. C’est une grande force dans plusieurs circonstances… mais pas dans une entrevue en direct à la radio où il faut discourir en donnant la répartie! Au secours!

Puisqu’à peu près toutes les manifestations physiques de stress y étaient, j’étais à des lieues d’appliquer le conseil avisé de PapaZen d’être enthousiaste et de m’amuser. Tu m’as dit que j’avais l’air bête alors que j’essayais de prendre sur moi pour me calmer. J’avais les mains gelées. Je me sentais trembler de l’intérieur. J’étais incapable de rester assise. Mon cerveau était sur le pilote automatique. Sincèrement, la dernière fois où j’ai ressenti tout cela, c’est lorsque j’attendais, qu’on me fasse une césarienne pour PetiteSoeur! Cette journée-là, je suis sûre que j’avais l’air bête à souhait aussi!

Bref, si cette entrevue a été pratiquement aussi traumatisante que la césarienne que j’ai affrontée bravement, je suis satisfaite du résultat. Bien sûr, il y a toujours ma petite voix fatigante intérieure qui me dit que j’aurais pu répondre tel truc plutôt que tel autre (perfectionniste, sors de ce corps!). Mais il y a aussi toutes les voix des personnes qui comptent pour moi qui me disent que je me débrouille toujours mieux que je ne le pense, qu’ils sont fiers de moi, qu’on dirait que j’ai fait ça toute ma vie, que ma voix était naturelle, que mes réponses étaient justes (alouette!).

Comme quoi mon juge le plus sévère habite en moi-même!

Julie, qui n’a même pas réécouté l’entrevue pour ne pas se donner le loisir de juger sa performance ;-)
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Comment se sortir de la merde ? Deuxième partie.

Publié par Julie le mercredi, décembre 09, 2009 4 bouteilles à la mer...
(Thème musical...)
Le rappel des derniers événements:
"Hier, dans le dernier épisode de
Comment se sortir de la merde?
"

Julie, sur le bord de la crise de mère
- @#$%? Frérot, veux-tu arrêter de bouger pendant que je change ta couche ?

Frérot - OUINNNNN


Julie, tenant une couche mouillée et tentant proprement de ne pas éclabousser toutes femmes en attente du petit coin
- Scuzez... Scuzez... Bien oui, il a faim...

Frérot - OUINNN


Julie, exaspérée en voyant la poussette double entrer dans la pièce minuscule et tentant au possible d'inculquer diplomatiquement un principe social élémentaire
- Madame, pourriez-vous me laisser sortir avec ma poussette afin de pouvoir entrer tous les trois?

Le deuxième épisode
L'élément perturbateur #2: Pas de place
Julie, pensant être au bout de ses peine, réussit enfin à respirer l'odeur des patates frites caractéristique des restaurants McDonald's. Celui lui rappela combien elle avait faim.

Frérot - OUINNNN.

Julie, respirant par le nez
- Oui, mon minou. Je cherche Papa, Anik et tes soeurs. Ils doivent être assis quelque part... @#$%? Ils sont encore dans la file.

Julie imparfaite fit des signes à PapaZen qui n'avait pas bougé d'un poil et articula comme il faut pour qu'il comprenne bien. "Envoie-moi les filles. Notre mission sera de trouver une table. Mais amène-moi de l'eau chaude pour les céréales de Frérot". Ce dernier, acquiesça.

Déroulement #2
Les filles, se traînant les pieds - Maman, on est fatiguées. On a beaucoup marché. Est-ce qu'on peut s'asseoir?

Julie, essayant d'être optimiste
- Bien il y a beaucoup de monde. Il faut trouver une table... Marchons un peu...

Les filles, essayant de faire leur part
- Il y a de la place ici. On s'assoit.

Julie, malheureusement peu enjouée
- Bien on a besoin de la place pour 6 personnes. Pas juste vous deux... Mais reposez-vous quelques minutes pendant que je trouve mieux...

Les filles, gargouillant
- Maman, on a faim. Papa ne nous a même pas donné de collation.

Julie, scrutant la savane du McDo en quête d'un lieu pour casser le hamburger et tentant de faire diversion -
C'était comment la parade?

Les filles
- (s'ensuit une longue description dont je vous fais grâce, peut-être parce que j'étais préoccupée...)

Julie, ayant flairé la bonne affaire de quatre table de deux places en contigu et courant presque
- Les filles. Bingo! On y va!

L'élément perturbateur #3: PetiteSoeur, c'est toi qui a pété?

PetiteSoeur
- C'est long maman. Quand est-ce qu'ils arrivent avec nos "nambeurgeurs"

Frérot
- OUINNN.

GrandeSoeur, logique
- PetiteSoeur, attends. Maman n'a pas de collations dans le sac à couches. Sinon Papa nous les auraient données quand on lui a demandé tantôt.

Julie, levant un sourcil, ne faisant aucun commentaire, mais déjà affairée à trouver le fruit qui donnera lui donnera un répit silencieux bien mérité
- Une banane, ça vous dit?

GrandeSoeur, en poussée de croissance
- Une banane pour nous trois?

Frérot, ayant déjà mangé la moitié pour lui tout seul
- ...

Julie
- Non une demi, pour vous deux!

PetiteSoeur, opportuniste
- Donne, Maman. Je vais partager avec TaSoeur.

GrandeSoeur, occupée à calculer si elle se faisait avoir ou non -
... Bon d'accord. Mais, Maman... tu ne trouves pas que ça sent le pet?

Julie, accusant en chuchotant l'habituelle coupable
- PetiteSoeur!

Déroulement #3

PetiteSoeur, peu préoccupée de cette accusation injuste et dévorant sont quart de banane
- Ce n'est pas moi. C'est Frérot.

Julie, confiante
- Impossible. Je viens de changer sa couche au péril de ma vie...

Frérot, manquant de se lancer en bas de sa poussette
- OUINNNN.

Julie, flairant l'odeur suspecte à son tour
- Non mais je rêve! C'est pas possible! Frérot! Comment tu peux nous faire ça?

(Je ne sais pas pour vous... mais laisser 3 enfants seuls, ne serait-ce que pour 30 secondes, au centre-ville de Montréal, pour aller voir où en étaient PapaZen et Anik dans une file de McDonald's... Je n'étais pas trop "safe" avec l'idée... )

Julie se pencha pour mesurer l'étendue des dégâts... et elle n'eut pas besoin d'étirer la couche pour le constater: Frérot en avait jusqu'entre les omoplates, comme un jeune bébé allaité et le dossier de sa poussette était beurré pas à peu près.

(Je ne sais pas pour vous, mais tout d'un coup, il me semblant primordial d'avertir mes deux acolytes de l'urgence de la situation... De toutes manières, personne ne voudrait kidnapper un bébé aussi brun... PetiteSoeur, tu ne bouges pas de ta place. GrandeSoeur, tu vas voir cette maman juste ici s'il y a un danger. Frérot, tu tiens bon!)

Julie courut puis ne trouva mieux à dire à Anik et PapaZen, en grande conversation philosophique: "Démerdez-vous pour faire plus vite...parce que... parce que... parce qu'on est dans la merde... jusqu'au cou... de Frérot!" puis elle repartit aussi vite qu'elle était venue.

S'ensuivirent quelques minutes interminables pour Frérot à se trémousser le popotin dans une couche neuve mais trop petite pour contenir ce généreux contenu nauséabond avant que les deux pourvoyeurs de cabarets remplis de victuailles arrivent enfin.

(Je ne sais pas pourquoi, à ce moment précis, je me suis sentie responsable de changer moi-même la couche de Frérot... Un dévouement exemplaire... peut-être...)

Julie prit son odorant bébé du mieux qu'elle put mais il n'y avait pas dix solutions: soit elle cachait avec pudeur le dégât de son fils aux yeux de tous en collant le dos du coupable sur son son chandail à elle (le tâchant à jamais, yeurk!); soit elle devait prendre son petit cochonnet à bout de bras par les aisselles et espérer ne pas croiser une personne dédaigneuse. Elle opta pour la gênante 2e option.

Julie imparfaite, eut comme une étrange impression de déjà vu en poussant la porte des toilettes une seconde fois. Mais, étant déjà une habituée des lieux, le changement de couche s'organisa un peu mieux.

  • la salle de toilettes était toujours aussi minuscule mais elle était inoccupée
  • Julie fit de son mieux pour enlever le chandail de Frérot sans lui en mettre plein le coco
  • il n'y avait toujours pas de papier pour recouvrir la table à langer mais le chandail précédemment enlevé fit office de piqué
  • bizarrement, Julie ne respecta pas son défi vert de n'utiliser qu'une seule lingette humide pour essuyer le trop-plein de son petit homme
  • il n'y avait toujours pas de poubelle pour jeter la couche dans la cabine mais comme tous les vêtements de Frérot était souillés, c'était à peine plus grave de les foutre en boule temporairement dans le sac et de le refermer au plus vite!
  • Frérot ne se débattait plus comme un beau "yable" étant visiblement soulagé
  • Frérot fit sa première toilette intégrale à la lingette humide

La situation finale

  • Julie sortit vainqueur de cet épisode merdique et elle ne lésina pas sur le nombre de lingettes pour nettoyer torcher la poussette.
  • Elle put enfin s'asseoir à table alors que tous avaient terminé de manger. Elle mangea froid son quart de livre sans goût (le Royal Cheese pour nos lectrices françaises) qu'elle avala d'une seule traite. Elle essuya les blagues (plates) de PapaZen et d'Anik. Un à zéro pour PapaZen.
  • Julie demanda à PapaZen où était l'eau chaude pour les céréales de Frérot. Il s'"aperçut" qu'il avait oublié (ce n'était pas grave, parce qu'il avait oublié de demander une cuillère également). (Un à un).
  • Frérot but son lait et ne demanda pas son reste.
  • Une honnête ado vint nous porter le manteau de GrandeSoeur, qu'elle avait laissé à la première table où les filles s'étaient "reposées".
  • Julie imparfaite ne peut s'empêcher de faire remarquer qu'elle avait dû enfiler un chandail de pyjama à Frérot car PapaZen pensait que c'était un chandail ordinaire et l'avait foutu dans le sac en tant que "kit de rechange". (Deux à un pour Julie... bah quoi, je l'ai bien mérite, non?)
  • Enfin, c'est le coeur léger, et l'estomac rempli que nos trois héros ne retournèrent pas visiter le Salon du livre en famille. Ils allèrent plutôt prendre le premier wagon de métro disponible. Julie, épuisée par ces péripéties, s'endormit dans la voiture, tout comme les 3 enfants. Anik, épuisée par sa longue attente au comptoir, profita d'une promenade de PapaRelax avec ses 3 filles, pour faire un long roupillon. Seul PapaZen resta zen et dispos jusqu'au bout.
FIN
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Quand Anik fait une PapaZen d'elle-même... et qu'elle vous implore à l'aide !

Publié par Imparfaite-et-alors le mardi, décembre 08, 2009 11 bouteilles à la mer...
Je viens de me transformer en PapaZen (Julie sera bien surprise)... Comment ? Je suis allée faire du jogging (activité sportive de prédilection du principal intéressé) pour m'acheter La Presse d'aujourd'hui afin, évidemment, de la parcourir tranquillement (activité intellectuelle de prédilection du même principal intéressé)...

Mais pourquoi cette envie subite de courir et de lire La Presse ? Parce que voyez-vous (et Julie ne le sait même pas à l'heure actuelle), ma charmante co-auteure et moi passons à l'émission matinale de Paul Arcand, au 98,5 FM demain matin (9h15).

Ouf, dois-je vous avouer que je suis stressée ? Quelqu'un a un truc magique pour diminuer mon envie de trembler (mis à part fumer un joint ou caller une bouteille de vin, quoique... je me rends à la radio en métro, alors... hihi! Je blague, évidemment!)

Enfin, je vais aller lire l'article sur le MamanBoom et la conciliation travail-famille, sujet sur lequel portera la discussion de demain. Alors, ne vous gênez pas de nous alimenter de vos opinions sur le sujet aujourd'hui, dans ce billet, ou dans celui que j'ai publié ce matin sur le sujet (sans même savoir que j'en parlerais le lendemain à la radio, non mais la vie est-elle bien faite ou non... Comme dirait Nolwenn, c'est de la synchronicité à l'état pur, ça !)

Sur ce, au plaisir (svp, je suis à genoux virtuellement devant vous) de vous lire...
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Quand travail et famille s'affrontent dans une lutte sans merci...

Publié par Imparfaite-et-alors le mardi, décembre 08, 2009 8 bouteilles à la mer...
Maman IEA a un beau bébé de six mois dans les bras... D'ici 6 autres mois, son congé de maternité sera chose du passé. Réfléchissant à son avenir, elle assiste malgré elle à une singulière bataille entre l'ange qui voudrait rester au foyer et développer son identité de maman et le petit diable qui aspire à quitter le foyer pour aller travailler et retrouver son identité de femme. Maman IEA assiste impuissante à la joute intérieure que se livrent les deux personnages...

Ange au foyer, candide - Je souhaite rester à la maison avec les enfants. C’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Petit diable au travail, très sceptique - Et ta valorisation, dans tout cela ? Tu trouves ça valorisant de changer des couches pleine de merde à journée longue sans le moindre merci ? De de transformer en Cendrillon moderne pour répondre aux besoins de toute la maisonnée du matin au soir sans que ta fée marraine vienne pourtant te libérer à la fin de la soirée ?

Ange au foyer, imperturbable - Les enfants ont besoin de moi…

Petit diable au travail, avocat du grand diable à ses heures - Qui a dit que tu étais irremplaçable ? Une éducatrice compétente va faire un excellent boulot auprès de tes enfants, tu sais…Et tes aspirations ? Souviens-toi, lorsque tu étais jeune... Tu rêvais d’une carrière passionnante, d’un poste important… À quoi auront servi tes longues études ? Tu laisses tomber tes rêves pour devenir « Maman au foyer inc. » ?

Ange au foyer, perdant soudainement son calme légendaire - Je ne laisse pas tomber mes rêves, je les remets tout simplement à plus tard… Et je poursuis mon rêve d’une belle et heureuse famille.

Petit diable au travail, prenant plaisir à gratter le bobo - Tu penses que tes enfants ne peuvent pas être heureux si tu travailles ? Foutaises ! Les enfants seront heureux si TOI tu es heureuse, qu’importent tes choix de vie…. Tant que tu t’assumes!

Ange au foyer, affirmative - Oui, mais je peux choisir d’être maman à la maison. C’est un travail, tu sais… Et je le ferai avec brio…

Petit diable au travail, découragé - Bon, tu te mets encore de la pression. Tu penses devenir la meilleure mère possible parce que tu es chez toi ? Ça n’est pas garanti !

Ange au foyer, versant vers l'utopie - Peut-être, mais je vais faire de mon mieux, et c’est moins stressant d’être à la maison. Mes enfants vont bénéficier d’une maman plus calme et disponible.

Petit diable au travail, plus que sceptique - Parce que tu crois que gérer des conflits et des demandes incessantes d’un Terrible Two en crise, ce n’est pas stressant ??? Comment vas-tu passer tes journées ? C’est long, occuper un enfant à journée longue. Tu te reposerais davantage au travail, c’est certain.

Ange au foyer, sûre d'elle - Mais je vais pouvoir me reposer, tout de même. Cuisiner, faire le ménage, faire des activités intéressantes avec les enfants.

Petit diable au travail, riant jaune - Ha ! Ha ! Des années de féminisme pour en revenir à ça !!! Ta grand-mère doit se retourner dans sa tombe ! Elle t’avait dit, aussi, de ne pas avoir une grosse famille…

Ange au foyer, pognant un peu les nerfs - Mais je suis contente d’avoir des enfants ! Et si le féminisme, c’était plutôt de pouvoir faire plus de choix, qu’il s’agisse de rester à la maison ou de travailler ? Auparavant, les femmes n’avaient pas ce choix.

Petit diable au travail, soudainement à court d'arguments - Ah, et puis fais donc ce que tu veux… Mais j’y pense, et si tu travaillais à temps partiel ?

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Pour en savoir davantage au sujet du documentaire Bébé ou CV, inspiration de ce billet, visionnez ce topo sur Youtube.

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